VII. Khazarie : l’empire « non romain » de l’Europe de l’Est, 650-965/9
- Par Tsvetelin Stepanov,
- Traduction du bulgare de Vera Atanasova,
- Revue par Sylvain Gouguenheim
Pages 171 à 190
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- STEPANOV, Tsvetelin,
- Traduction du bulgare de ATANASOVA, Vera,
- Revue par GOUGUENHEIM, Sylvain,
- GOUGUENHEIM, Sylvain,
- Stepanov, Tsvetelin.,
- et al.
- Stepanov, T.,
- Traduction du bulgare de Atanasova, V.,
- Revue par Gouguenheim, S.
- S. Gouguenheim
https://doi.org/10.3917/perri.colle.2024.01.0171
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- Stepanov, T.,
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Notes
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[2]
En 695, l’empereur Justinien II, déposé, s’exile à Kherson à proximité des terres des Khazars chez lesquels il se serait réfugié vers 705. Il aurait reçu en épouse la sœur du khagan Busir.
-
[3]
Le site de Balanjar n’a pas été identifié avec certitude ; il est possible qu’elle ait été située à quelques kilomètres au sud de l’actuelle Makhachkala ; Itil a été repérée par des campagnes archéologiques entre 2003 et 2008 et semble avoir été située à l’emplacement de l’actuel bourg de Samosdelka, dans le delta de la Volga, à 30 kilomètres au sud d’Astrakhan.
-
[4]
V. Grigoriev, « O dvoistvennosti verkhovnoi vlasti u khazarov », Journal Ministerstva narodnago prosvechteniia, III, 1834, p. 279-295.
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[5]
Selon Bernard Lewis (Semites and Anti-Semites, New York, W.W. Norton, 1986, 1998, p. 48) : « Cette théorie […] ne repose sur aucune preuve quelle qu’elle soit. Elle a été abandonnée depuis longtemps par tous les chercheurs sérieux dans ce domaine. » Cette idée fut en revanche à nouveau développée et popularisée par l’historien israélien Shlomo Sand (Comment le peuple juif fut inventé, Paris, Fayard, 2008) qui estime que les Juifs ashkénazes seraient bien des convertis au judaïsme et, pour une part, descendants des Khazars.
-
[6]
D. Venton, « Highlight : Out of Khazaria—Evidence for “Jewish Genome” Lacking », Genome Biology and Evolution, vol. 5, n° 1, 1er janvier 2013, p. 75-76 (DOI 10.1093/gbe/evs129, lire en ligne [archive]). Selon K. A. Brook (The Maternal Genetic Lineages of Ashkenazic Jews, Brookline, Academic Studies Press, 2022), les Khazars étaient un peuple turc originaire d’Asie centrale et les Juifs ashkénazes ne porteraient guère d’ADN turc mais auraient en revanche deux haplogroupes mitochondriaux, renvoyant aux Turkmènes et aux Bachkirs.
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[7]
R. Potchekaev, « Tore v Tzentral’noi Azii », dans P. K. Dashkovskii (dir.), Elita v istorii drevnyh i srednevekovyh narodov Evrazii. Kollektivnaiia monografiia, Barnaul, 2015, p. 268-282 ; R. Potchekaev, Stepnye imperii Evrazii :vlast’, narod, pravo, Almaty, 2018, p. 27-48, 79-91.
-
[8]
P. B. Golden, An Introduction to the History of the Turkic Peoples. Ethnogenesis and State-Formation in Medieval and Early Modern Eurasia and the Middle East, Wiesbaden, Harrassowitz, 1992, p. 233.
-
[9]
W. Pohl, « A Non-Roman Empire in Central Europe : the Avars », dans H.-W. Goetz, J. Jarnut et W. Pohl (dir.), Regna and Gentes, Leyde-Boston, Brill, 2003, p. 571-595.
-
[10]
A. Novosel’tzev, Khazarskoe gosudarstvo i ego rol’ v istorii Vostotchnoi Evropy i Kavkaza, Moscou, 1990, p. 88-89. I. G. Semenov, « O proiskhozhdenii dinastii khazarskih kaganov i vremeni obrazovaniia Khazarskogo kaganata », Vostok/Oriens, 2010, n° 5, p. 5-14.
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[11]
I. G. Semenov, « O proiskhozhdenii », op. cit., p. 7, 10 ; P. B. Golden, Khazar Studies. An Historico-Philological Inquiry into the Origins of the Khazars, vol. 1-2, Budapest, 1980, vol. 1, p. 38-39.
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[12]
Tous les titres des Turcs – qagan, šad, yabghu, tegin, tarqan, tudun, eltäber, čur, etc. – se retrouvent chez les Khazars, cf. P. B. Golden, Khazar Studies, op. cit., p. 41-42 ; V. Rybatzki, « Titles of Türk and Uigur Rulers in the Old Turkic Inscriptions », Central Asiatic Journal, 44, 2000, n° 2, p. 205-289 ; id., « Imperial Ideology and the Sources of Political Unity amongst the Pre-Činggisid Nomads of Western Eurasia », Archivum Eurasiae Medii Aevi, II, Wiesbaden, 1982, p. 37-76, ici p. 52.
-
[13]
P. B. Golden, « The Question of the Rus’ Qağanate », Archivum Eurasiae Medii Aevi, II, Wiesbaden, 1982, p. 86.
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[14]
P. B. Golden, « The Stateless Nomads of Central Eurasia », dans N. Di Cosmo et M. Maas (dir.), Empires and Exchanges in Eurasian Late Antiquity.Rome, China, Iran, and the Steppe, ca. 250-750, Cambridge, Cambridge University Press, 2018, p. 317-332.
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[15]
A. Novosel’tzev, Khazarskoe gosudarstvo, op. cit., p. 140-141.
-
[16]
Ibid. P. B. Golden, « Irano-Turcica : The Khazar Sacral Kingship Revisited », Acta Orientalia Academiae Scientiarum Hungaricae, 60, 2007, n° 2, p. 161-194 ; T. Stepanov, « Razvitie kontzeptzii », op. cit., p. 317-325.
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[17]
B. N. Zakhoder, Kaspiiskii svod svedenii, t. 1, Moscou, 1962, p. 211-213.
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[18]
P. B. Golden, Khazar Studies, op. cit., p. 99. V. Petrukhin, « A Note on the Sacral Status of the Khazarian Khagan : Tradition and Reality », dans A. Al-Azmeh et J. Bak (dir.), Monotheistic Kingship. The Medieval Variants, Budapest, 2004, p. 269-275.
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[19]
V. E. Flerova, Obrazy i siujety mifologii Khazarii/The Images and Topics of Khazarian Mythology, Moscou/Jérusalem, 2001, p. 118.
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[20]
P. B. Golden, Khazar Studies, op. cit., p. 101-102.
-
[21]
T. Stepanov, « Razvitie kontzeptzii », op. cit., p. 317-325.
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[22]
Ibid.
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[23]
A. Novosel’tzev, Khazarskoe gosudarstvo, op. cit., p. 142 ; T. Stepanov, « Razvitie kontzeptzii », op. cit., p. 317-325.
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[24]
A. Bartha, « The Typology of Nomadic Empires », Popoli delle steppe :Unni, Avari, Ungari, vol. 1, Spolète, 1988, p. 151-174, notamment p. 165. Au sujet des difficultés d’identification topographiques d’Itil, voir V. Flerov, « Goroda »i « zamki »Khazarskogo kaganata. Arkheologitcheskaia real’nost’, Moscou/Jérusalem, 2011, p. 87, 116-119.
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[25]
Th. Noonan, « Some Observations on the Economy of the Khazar Khaganate », dans P. Golden, H. Ben-Shammai et A. Róna-Tas (dir.), The World of the Khazars. New Perspectives. Selected Papers from the Jerusalem 1999 International Khazar Colloquium, Leyde/Boston, Brill, 2007, p. 207-244.
-
[26]
Al-Istakhri signale dans la partie orientale d’Itil la présence de bains, de marchés, etc. (B. N. Zakhoder, Kaspiiskii svod, op. cit., t. 1, p. 158-159).
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[27]
P. B. Golden, Khazar Studies, op. cit., p. 224.
-
[28]
Movses Kalankatuatzi [Daschuranc’i], Istoriia strany Aluank, trad. Ch. V. Smbatian, Erevan, 1984, p. 124 ff. [ch. XL-XLII]. « Alp » signifie « héros » et « Ilutuer » (ou « Elteber »), « vassal-souverain ».
-
[29]
Povest’ vremennyh let, partie I, Moscou/Leningrad, 1950, p. 16, 18.
-
[30]
Le titre « tudun » est d’origine chinoise, cf. P. B. Golden, Khazar Studies, op. cit., p. 215-216 ; M. Dobrovits, « On the Titulature of the Western Turkic Chieftains », Archivum Eurasiae Medii Aevi, XXI, Wiesbaden, 2014-2015, p. 79-82. Les tuduns étaient également connus chez les Avars et les Göktürk en Asie centrale.
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[31]
B. N. Zakhoder, Kaspiiskii svod, op. cit., t. 1, p. 145, 150.
-
[32]
A. Khazanov, « The Spread of World Religions in Medieval Nomadic Societies of the Eurasian Steppes », dans M. Gervers et W. Schlepp (dir.), Nomadic Diplomacy, Destruction and Religion from the Pacific to the Adriatic, Toronto Studies in Central Inner Asia, 1994, p. 11-33 ; T. Stepanov, The Bulgars and the Steppe Empire in the Early Middle Ages.The Problem of the Others, Leyde/Boston, Brill, 2010, p. 64-84, 122-125 ; T. Stepanov, « From “Steppe Empires”/“Super-complex Chiefdoms” to “Early States” : The Case of Danube, Bulgaria, and Khazaria (Religious Aspects) », Khazarskii al’manakh, t. 17, Moscou, 2020, p. 284-296.
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[33]
V. Flerov, « Iudaizm, khristianstvo, islam v Khazarskom kaganate po arkheologitcheskim dannym (Kratkii obzor) », dans Prinosi kym bulgarskata arkheologiia, t. VIII: V pamet na Irina Schtereva, Sofia, 2018, p. 139-144.
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[34]
Sur cette source voir C. J. F. Dowsett, The History of the Caucasian Albanians by Movsēs Dasxuranc’i, Londres, London Oriental Studies, 1961 ; D. Shapira, « Armenian and Georgian Sources on the Khazars : A Re-Evaluation », dans P. B. Golden, H. Ben-Shammai et A. Róna-Tas (dir.), The World of the Khazars, op. cit., p. 340-347.
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[35]
Movses Kalankatuatzi, Istoriia strany Aluank, op. cit., p. 124-131.
-
[36]
A. Novosel’tzev, Khazarskoe gosudarstvo i ego rol’, op. cit., p. 145 et 147-148.
-
[37]
P. B. Golden, « The Conversion of the Khazars to Judaism », dans P. B. Golden, H. Ben-Shammai et A. Rona-Tas, The World of the Khazars. New Perspectives, Leyde, Brill, 2007 (« Handbook of Oriental Studies », vol. 17, p. 123-161). Certains travaux ont réfuté cette conversion : en 2011, l’historien M. Gil s’appuie pour cela sur des sources arabes (« Did the Khazars Convert to Judaism ? », Revue des études juives, vol. 170, nos 3-4, juillet-décembre 2011, p. 429-441), mais, comme l’a relevé C. Zuckerman, il néglige des témoignages allant en sens contraire : « Though published in a leading journal in the field of Jewish history, Zion, Gil’s piece, by its disdain for sources and modern scholarship (which the author chooses deliberately to ignore), stands on equal grounds with Sand’s » (« On the Kievan Letter from the Genizah of Cairo », Ruthenica, 10, 2011, p. 7-56, cf. p. 18). En 2013, l’historien israélien S. Stampfer a de nouveau affirmé que la conversion de l’élite khazare au judaïsme était une « légende » (« Did the Khazars Convert to Judaism ? », Jewish Social Studies, n° 19/3, 2013, p. 1-72). Il affirme qu’elle est dépourvue de preuves archéologiques comme de sources écrites fiables : « La conversion des Khazars est un mythe sans base factuelle. »
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[38]
B. N. Zakhoder, Kaspiiski svod, op. cit., t. 1, p. 146 ; P. B. Golden, Khazar Studies, op. cit., p. 97 et 146-147.
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[39]
P. B. Golden, « The Conversion of the Khazars », op. cit., p. 159. V. Petrukhin, « Choice of Faith in the Turkic Empires : East and West – the Uighurs and the Khazars », dans I. Zimonyi et O. Karatay (dir.), Central Eurasia in the Middle Ages. Studies in Honour of Peter B. Golden, Wiesbaden, Harrassowitz, 2016, p. 285-291 ; V. Flerov, « Iudaizm, khristianstvo, islam… », op. cit., p. 139-145.
-
[40]
A. Novosel’tzev, Khazarskoe gosudarstvo i ego rol’, op. cit., p. 148-154 ; P. B. Golden, « Khazaria and Judaism », Archivum Eurasiae Medii Aevi, III, Wiesbaden, 1983, p. 127-156 ; C. Zuckerman, « On the Date of the Khazars’ Conversion to Judaism and the Chronology of the Kings of the Rus Oleg and Igor », Revue des études byzantines, LIII, 1995, p. 237-270.
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[41]
A. Novosel’tzev, Khazarskoe gosudarstvo i ego rol’, op. cit., p. 149, 151 ; P. B. Golden, « The Conversion of the Khazars to Judaism », op. cit., p. 151-158.
-
[42]
C. Zuckerman, « On the Date of the Khazars’ Conversion », op. cit., p. 241.
-
[43]
Ibid., p. 244-245 ; B. N. Zakhoder, Kaspiiskii svod, op. cit., t. 1, p. 153.
-
[44]
C. Zuckerman, « On the Date of the Khazars’ Conversion », op. cit., p. 245-246.
-
[45]
A. Novosel’tzev, Khazarskoe gosudarstvo i ego rol’, op. cit., p. 148, 182-185.
-
[46]
Magomedov, Drevnee bolgarskoe tzarstvo na Kavkaze ; V. Flerov, « Goroda » i « zamki », op. cit. ; V. Flerov, « Iudaizm, khristianstvo, islam », op. cit., p. 139-145.
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[47]
B. N. Zakhoder, Kaspiiskii svod, op. cit., t. 1, p. 160.
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[48]
Magomedov, « Khazarskie poseleniia v Dagestane », p. 202-203.
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[49]
A. Novosel’tzev, Khazarskoe gosudarstvo i ego rol’, op. cit., p. 148.
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[50]
B. N. Zakhoder, Kaspiiskii svod, op. cit., t. 1, p. 162 ; P. B. Golden, « The Conversion of the Khazars to Judaism », op. cit., p. 149.
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[51]
T. Stepanov, « From “Steppe Empires”/“Super-complex Chiefdoms” to “Early States” », op. cit., p. 284-296.
Au milieu du vie siècle, une alliance de tribus turques (Oghours, Saragoures, etc.) issues de la steppe eurasienne se dirige vers l’ouest et s’implante aux environs de la mer Caspienne. Constituant l’ensemble appelé « Khazar » (le mot viendrait du turc qazmak, « nomades »), elles s’établissent au viie siècle sur un immense espace délimité par la chaîne du Caucase, la Volga, le Dniepr, la Caspienne et la mer Noire. À son apogée, l’Empire khazar contrôla ainsi un territoire englobant le Daghestan, le sud de la Russie, la Crimée, une partie de l’Ukraine et de la Géorgie actuelles. Au sud, sur l’autre versant de la barrière du Caucase, s’étendait le Califat musulman, tandis que l’avancée extrême de l’Empire byzantin rencontrait la frontière khazare à l’ouest du massif montagneux le long du littoral de la mer Noire. Au viiie siècle, sa puissance fait de l’Empire khazar presque l’égal des empires byzantin et islamique. Avec Byzance, il conclut des accords militaires contre les Sassanides, la Rus’ de Kiev ou le Califat omeyyade, ainsi sous Léon III l’Isaurien (717-741). Le futur Constantin V (741-775) épousa la fille du souverain khazar, qui, convertie, prit le nom d’Irène. Leur fils, Léon IV (775-780), fut même surnommé « Léon le Khazar ». Combattant le monde musulman en Transcaucasie, les Khazars soulagèrent ainsi la pression exercée contre Byzance au viiie siècle par les raids arabes. Les combats furent particulièrement violents entre 700 et 750, puis vers 762-764, notamment dans les actuels Arménie et Azerbaïdjan occupés tour à tour par les deux camps…
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