Chapitre d’ouvrage

Marchands et navigateurs à la conquête du monde

Pages 329 à 339

Citer ce chapitre


  • Braunstein, P.
(2025). Marchands et navigateurs à la conquête du monde. Dans
  • M. Favereau
Les Empires anciens (p. 329-339). Perrin. https://doi.org/10.3917/perri.faver.2025.01.0329.

  • Braunstein, Philippe.
« Marchands et navigateurs à la conquête du monde ». Les Empires anciens, Perrin, 2025. p.329-339. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-empires-anciens--9782262108113-page-329?lang=fr.

  • BRAUNSTEIN, Philippe,
2025. Marchands et navigateurs à la conquête du monde. In :
  • FAVEREAU, Marie,
Les Empires anciens. Paris : Perrin. Hors collection, p.329-339. DOI : 10.3917/perri.faver.2025.01.0329. URL : https://shs.cairn.info/les-empires-anciens--9782262108113-page-329?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/perri.faver.2025.01.0329


Notes

  • [1]
    À la fin du xiiie siècle, l’Empire mongol s’étend sur 33 millions de kilomètres carrés. Une fois les frontières sécurisées, la « paix mongole » redonne aux Occidentaux, exclus du grand commerce oriental par le verrou musulman, un accès à l’Iran.

Venise est au Moyen Âge l’une des principales puissances commerciales. Ses convois armés sillonnent l’Adriatique, la Méditerranée et la mer Noire, chargés de soie, de perles et d’épices. Ses marchands sont chez eux partout. Autopsie d’un « miracle ».
L’Histoire : Née dans une lagune hostile, Venise est au xiie siècle l’une des principales puissances commerciales. Comment cette extraordinaire expansion a-t-elle pu avoir lieu ?
Philippe Braunstein : Venise a assuré très tôt, grâce à ses navires, un service de transport, d’abord à petite échelle, dans la lagune, puis dans le golfe Adriatique. Ensuite, dès le xe siècle, son réseau s’est étendu à la Méditerranée orientale et, au xiie siècle, à toute la Méditerranée, avant d’atteindre le monde atlantique à partir du xive. Certes, la ville ne peut compter que sur les produits de ses proches campagnes. Mais elle extrait du sel, la première source d’enrichissement pour les entrepreneurs qui sont à l’origine de la fortune de la cité. Le testament du doge Partecipazio, rédigé en 829, qui témoigne de la précocité des activités marchandes, nous montre aussi qu’on peut, sans amputer ses biens patrimoniaux, investir des fonds dans le commerce lointain : ils proviennent de l’exploitation des salines. Le sel et le navire sont ainsi les deux fondements de cette prospérité très ancienne.
Enfin, Venise a toujours été un intermédiaire entre de grandes puissances. Dès le milieu du ixe siècle, les Vénitiens ont commencé à traiter avec les deux grands empires entre lesquels ils sont situés : l’Empire carolingien et l’Empire byzantin – tout en se reconnaissant comme partie intégrante de ce dernier…


Date de mise en ligne : 27/05/2026

https://doi.org/10.3917/perri.faver.2025.01.0329

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