Chapitre 2. La mobilisation des familles autour du travail scolaire
- Par Séverine Kakpo
Pages 51 à 100
Citer ce chapitre
- KAKPO, Séverine,
- Kakpo, Séverine.
- Kakpo, S.
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- Kakpo, S.
- Kakpo, Séverine.
- KAKPO, Séverine,
Notes
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[1]
Elle ne concerne que les devoirs écrits.
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[2]
Ce corpus a été recueilli par des étudiants de licence de l’Université Paris-VIII, dans le cadre d’un cours d’initiation à l’enquête que nous animions. L’observation citée ici a été réalisée par Julie Jourdain.
-
[3]
Cf. chap. 2, I, B.
-
[4]
Augustine est issue d’une famille de modestes « cultivateurs » analphabètes et a été contrainte de mettre fin à sa scolarité en classe de 3e.
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[5]
Postulat de proportionnalité de la réussite et de la quantité de travail fourni.
-
[6]
De telles reconfigurations ont aussi été mises en évidence par K. Markidis (2007).
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[7]
Nous associons à ce groupe trois familles où les parents laissent leurs enfants fréquenter, à leur demande, un dispositif d’aide aux devoirs mais n’y tiennent pas nécessairement.
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[8]
En fait, elle s’acquitte d’une très faible cotisation annuelle.
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[9]
« Ordicollège » est une opération lancée par le Conseil Général en partenariat avec l’Éducation Nationale, qui vise à doter les enseignants et les collégiens du département d’ordinateurs portables, mettant notamment à la disposition des élèves un important stock d’exercices « en plus ».
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[10]
Cf. chap. 2, I, A.
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[11]
Cf. chap. 3, III, B.
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[12]
Des cahiers de « soutien permanent » principalement.
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[13]
Cette expression fait écho à celle employée par Anne Barrère à propos de certains lycéens (2008).
Pour toutes les raisons que nous venons d’évoquer dans le précédent chapitre, l’accompagnement du travail scolaire des enfants est au cœur de la mobilisation scolaire des parents de notre enquête. Ce deuxième chapitre n’aborde pas encore la question du contenu des pratiques familiales d’accompagnement des devoirs mais rend compte de leurs principales formes et de leurs principaux enjeux. Il montre comment les parents, sous l’effet de la circulation des devoirs prescrits par l’école, transforment leur foyer en véritable institution de sous-traitance pédagogique. Abordant un aspect encore plus mal connu de la mobilisation des familles autour des enjeux d’apprentissage, ce chapitre montre aussi comment les parents transforment leur foyer, à l’occasion de la prescription d’un travail « en plus » délibérément choisi, en institution pédagogique autonome, en succursale dotée de ses propres objectifs, ressources et modes de fonctionnement.
L’externalisation du travail personnel des élèves transforme chaque soir ou presque la famille en institution de sous-traitance pédagogique. Nous montrerons tout d’abord que, conformément aux liens d’interdépendance qui unissent sous-traitant et commanditaire, les parents plébiscitent globalement les devoirs et tolèrent très mal les différentes formes d’hypocirculation du travail scolaire. Nous étudierons ensuite les modes familiaux d’encadrement des devoirs et le rapport que ceux-ci entretiennent avec l’idéal scolaire d’autonomie. Nous monterons enfin que le travail parental d’accompagnement des devoirs est une activité soumise à de fortes tensions et que les marges de manœuvre dont disposent les parents pour le faire sous-traiter à leur tour sont particulièrement étroites…
Date de mise en ligne : 17/09/2015
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