Conclusion
- Par Gaël Villeneuve
Pages 125 à 128
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- VILLENEUVE, Gaël,
- Villeneuve, Gaël.
- Villeneuve, G.
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En cinquante ans d’évolution, les débats télévisés ont prouvé qu’ils étaient capables de s’adapter aux mutations de leur environnement. Leur principal atout dans ce domaine, c’est leur structure de base simple et robuste : une table, des chaises, quelques caméras, un sujet de discussion politique et le plaisir que les invités prennent à l’échange. Ils sont ainsi passés sans trop de difficultés d’une télévision d’État à une télévision de divertissement, du huis clos déférent entre le journaliste et l’élu à la tablée de vedettes du talk-show, en passant par les duels politiques des périodes électorales. On peut pourtant, au-delà de ces mutations nombreuses, repérer quelques invariants, quelques ingrédients narratifs qui valent à ce type d’émission d’exister comme genre télévisuel à part.
Le premier de ces invariants, c’est le décalage subtil mais très net qui existe entre une émission de débat et une discussion de la vie de tous les jours. Dans un débat, les participants sont là pour discuter, certes, mais avant tout pour contribuer à la réalisation d’un produit audiovisuel. Les participants à ces émissions sont donc très attentifs à la manière dont le fil de la discussion met leur rôle en valeur. Ils adaptent leurs arguments au rythme de l’émission, aux répliques les plus prévisibles de leurs interlocuteurs. Les journalistes qui suivent le débat depuis la régie sont attentifs à ce que soient respectés les codes, les signes sémiotiques inscrits dans le contrat de communication passé avec le spectateur…
Date de mise en ligne : 26/09/2019
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