Chapitre d’ouvrage

Chapitre III. En Bas-Dauphiné

Pages 82 à 125

Citer ce chapitre


  • Falque-Vert, H.
(2014). Chapitre III. En Bas-Dauphiné. Les Dauphins et leurs domaines fonciers au XIIIe siècle (p. 82-125). Presses universitaires de Grenoble. https://shs.cairn.info/les-dauphins-et-leurs-domaines-fonciers-au-xiiie-siecle--9782706117787-page-82?lang=fr.

  • Falque-Vert, Henri.
« Chapitre III. En Bas-Dauphiné ». Les Dauphins et leurs domaines fonciers au XIIIe siècle, Presses universitaires de Grenoble, 2014. p.82-125. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-dauphins-et-leurs-domaines-fonciers-au-xiiie-siecle--9782706117787-page-82?lang=fr.

  • FALQUE-VERT, Henri,
2014. Chapitre III. En Bas-Dauphiné. In : Les Dauphins et leurs domaines fonciers au XIIIe siècle. FONTAINE : Presses universitaires de Grenoble. La pierre et l'écrit, p.82-125. URL : https://shs.cairn.info/les-dauphins-et-leurs-domaines-fonciers-au-xiiie-siecle--9782706117787-page-82?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Cartulaire de Saint-André, chartes 123, 38 ; Cartulaire de Cluny, charte 3542 ; Cartulaire de Saint-Hugues, charte XVIB.
  • [2]
    Pour les conversions des mesures anciennes en mesures contemporaines, nous comptons la sétérée à 37,5 ares, la faucherée à 30 ares, la fosserée à 3,14 ares. Delandes de Bagneux, Tables des rapports des mesures du système métrique, déduites de la grandeur de la Terre, et des anciennes mesures du département de la Drôme, Lyon, Ballanche, 1804. Vital Chomel, « Un censier dauphinois… », art. cit., p. 337, note 4. Une sétérée vaut deux éminées.
  • [3]
    Manque la summa de Chevrières. Pour les summae des trois mandements : Enquêtes, Saint-Geoirs, 133 ; La Baume-d’Hostun, 55 ; Moras, 180 (vers 1250). B2662, fol. 28vo, 99, 55vo. Pour les comptes de châtellenie : ADI, VIII B 277, fol. 104-115 (1346-1348), VIII B 277, fol. 93-103 (1348-1350).
  • [4]
    Donation par le dauphin Guigues Comte et sa femme Mathilde d’une condamine à Saint-Sorlin, dans le mandement de Moras, en 1122 : Ulysse Chevalier, Cartulaire de l’abbaye de Bonnevaux, Grenoble, Allier, 1889, 4e série, t. 2, chartes 228 et 429. Ulysse Chevalier, Cartulaire de l’abbaye de Saint-André le Bas, Vienne, Savigné, 1869, charte 77x (1122). Donation renouvelée en 1222 par le dauphin André : Ulysse Chevalier, Cartulaire de l’abbaye de Bonnevaux, op. cit., 1889, charte 431. Des seigneurs laïcs cèdent aussi, en donations pieuses, des éléments de leur réserve : Ulysse Chevalier, ibid., charte 229 (vers 1122).
  • [5]
    Pour Saint-Donat-sur-Herbasse, allusion à des condamines comtales vers 1100 : Jules Marion, Cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaire de Saint-Hugues, Paris, Imprimerie impériale, 1869, charte B. 16 (1100), B 55 (1080-1132), B 66 (1108), B 68 (1109). Or ces condamines ou leurs revenus sont en partie donnés, en partie concédés avant 1250 : donation à l’abbaye de Bonnevaux de quarante setiers de froment provenant du clos comtal de Saint-Donat : Ulysse Chevalier, Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame de Léoncel, Montélimar, Imprimerie et lithographie Bourron, 1869, charte 36 (1188) ; Guy Allard, Dictionnaire du Dauphiné, Grenoble, Allier, 1869, t. 1, 169 (1191). On retrouve la trace de ces quarante setiers vers 1250 : Enquêtes, Saint-Donat, 112, (B 2662, fol. 84vo).
  • [6]
    Concessions de terres in condamina à Saint-Donat ; références dans tableau 13, malgré la mauvaise qualité de folios de l’enquête.
  • [7]
    Tableau 13 ; outre les terres sises in condamina, nous retenons dans ce tableau des parcelles qui figurent dans les enquêtes au début de la description d’une seigneurie foncière et qui sont séparées des parcelles ou censives.
  • [8]
    Emploi du mot « sol terre » dans un document de 924 qui concerne la cité de Vienne : Auguste Bernard, Alexandre Bruel, Recueil des chartes de Cluny, op. cit., t. I, charte 241.
  • [9]
    Peda ou pea, avec le sens de parcelle bâtie ou à bâtir : Ulysse Chevalier, Cartulaire de l’abbaye de Saint-André…, op. cit., charte 126x (1123). Paul-Émile Giraud, Essai historique sur l’abbaye de Saint-Barnard et sur la ville de Romans accompagné de pièces justificatives inédites, 5 vol. Lyon, imprimerie Louis Perrin, 1856-1869, t. 5, charte 295 (XIIe siècle) ; Ulysse Chevalier, Cartulaire de l’abbaye de Saint-André…, op. cit., charte 128x (1200) ; Marie-Claude Guigue, Cartulaire municipale de la ville de Lyon, Lyon, Auguste Brun, 1876, t. 1, charte 454 (1250/1). Platea seu peda mesurée : Ulysse Chevalier, Cartulaire de l’abbaye de Bonnevaux, op. cit., charte 432 (1278), avec un vidimus de 1280 : ADI B 4252. Ce même sens se retrouve dans les enquêtes du milieu du XIIIe siècle : texte 11/1 du dossier documentaire. Sur la peda : Vital Chomel, « Un censier dauphinois… », art. cit., p. 337, note 1 et p. 339, note 6. Jean-Claude Helas, « Les paysages gévaudanais du XVe siècle : l’apport des terriers » Le paysage rural : réalités et représentations, Actes du xe colloque des historiens médiévistes, Lille, Revue du Nord, 1979, t. LXII 1980, pp. 233-246, notamment p. 244, note 21.
  • [10]
    À la suite d’une donation de Raymond de Châteauneuf, les cisterciens de Léoncel et les chanoines réguliers de Saint-Ruf se partagent à Alixan, au Sud-Ouest de Romans, outre des cens, une condamina et due pede in pradaium in dominio : Ulysse Chevalier, Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame de Léoncel, op. cit., charte 11 (1163-1165). Arbitrage en 1265 à propos de la peia du bois de Barraux, en Grésivaudan : Eugène Burnier, La chartreuse de Saint-Hugon en Savoie (xiie-xviiie siècles), Chambéry, Imprimerie Puthod, 1869, pp. 417-418. Sens moins clair de peda : Ulysse Chevalier, Codex diplomaticus ordinis Sancti Rufi, Valence, Imprimerie Jules Céas et fils, 1891, charte 104 (1217).
  • [11]
    Dans les enquêtes delphinales du milieu du XIIIe siècle, à Moras : Enquêtes, Moras, 40 (inventaire des terres situées in condamina et accensées à des tenanciers) et 41 (état des peda). Les revenus de ces terres réapparaissent dans la summa frumenti, associés à ceux d’un moulin comtal et distingués de ceux des tenures ou censives traditionnelles (B 2662, fol. 47vo-48vo). Texte 11/2 du dossier documentaire.
  • [12]
    Peda bosci : Enquêtes, Saint-Lattier, 37, 38, 43, 44, 55, 64 (vers 1250) ; ibid., Saint-Nazaire, 39, 49, 50 (vers 1250). Sur les peda de Saint-Donat : texte 11/2 du dossier documentaire. Le mauvais état de B 2662, fol. 82vo rend incertaine l’identification d’autres peda à Saint-Donat. Pour Saint-Lattier, une peda de bosco Chabout : Enquêtes, Saint-Lattier, 28 (vers 1250) ; une peda bosci de Charboneuc : ibid., 64. Or bois et terres alternent à Charboneuc : ibid., 31, 45, 47, 50, 70, 71 (vers 1250) ; sept peda ou peda bosci in haya ou haya castri : ibid., 35, 37, 38, 43, 44, 55, 60 ; or en ce lieu-dit se mêlent bois, terres et essartages : ibid., 21, 33, 60. Pour Saint-Nazaire, trois peda bosci : ibid., Saint-Nazaire, 39, 49, 50. Or, ce terroir est en cours d’aménagement, mêlant jardins, terres, bois et essartages : ibid., Saint-Nazaire, 10, 12, 24, 26, 27, 29, 31, 33 à 38, 40, 45, 51, 55 (B2662, fol. 90vo-93vo, et 103-105 passim).
  • [13]
    À Saint-Donat, trois petites peda du bois de Chalmont : Enquêtes Saint-Donat, 35, 58 (vers 1250) ; une petite peda du bois comtal avec trois deniers : ibid., 60. (B 2662, fol. 80, 81). La variété des cens en argent payés par chaque parcelle suppose-t-elle une concession ancienne ? On peut le penser dans la mesure où les mentions de peda se trouvent dispersées, çà et là, dans l’enquête sur Saint-Donat. Par opposition, les peda de Moras, toutes situées en bordure de la Veuze, versant toutes le même cens, et toutes regroupées en un seul passage dans la première enquête sur Moras, suggèrent l’idée d’accensements récents : ibid., Moras, 41 (vers 1250). Texte 10/2 du dossier documentaire. Toutefois, de telles concessions se poursuivaient, dans le mandement de Moras, en d’autres points et sous d’autres formes : la deuxième enquête, sous la rubrique sequitur de novo censu nous apprend qu’entre vers 1250 et 1263 un Jean de Buissière s’est vu concéder une peda dans un autre quartier et cette fois pour dix deniers : ibid., Moras, 22 (1263). B 2662, fol. 45vo.
  • [14]
    Pour Saint-Lattier : Enquêtes, Saint-Lattier, 37, 38, 43, 44, 60, 64 ; or un essart, lui aussi aménagé in haya castri, doit également une émine d’avoine. Le problème serait alors de savoir pourquoi, dans un même quartier de terre, des défrichements autorisés par le même seigneur portent parfois le nom d’essartum et d’autres fois le nom de peda : pour un essartum in haya castri : ibid., Saint-Lattier, 21. (B 2662, fol. 90vo-93 passim).
  • [15]
    Ulysse Chevalier, Cartulaire de l’abbaye de Saint-André-le-Bas de Vienne, op. cit., charte 38x (1009) : Rodolphe, roi de Bourgogne donne à la famille medietatem castelli de Moras et omnem terram… in valle Vidrari… et mansum unum de villa de Moras… et servos et ancillas nostre proprietatis.
  • [16]
    Vital Chomel, « Un censier dauphinois… », art. cit., pp. 333-334.
  • [17]
    Voir texte 10/1 du dossier documentaire.
  • [18]
    Carte 6.
  • [19]
    Sur ces concessions : Enquêtes, 178 (vers 1250). B2662, fol. 55vo.
  • [20]
    Enquêtes, 4 (1263). B 2662, fol. 43vo.
  • [21]
    Selon un compte de Châtellenie : VIII B277, fol. 105.
  • [22]
    Enquêtes, 32, 28 (vers 1250). B 2662, fol. 47, 46vo, B 2991 (1319).
  • [23]
    Biens fonciers situés ad Rovoyri : Enquêtes, 131, 133, 137, 145, 148, 149, 155-157, 161 (B 2662, fol. 53 à 54vo passim).
  • [24]
    Disparition des corvées de labour : Enquêtes, 4 (1263). B 2662, fol. 43vo.
  • [25]
    Enquêtes, Saint-Geoirs, 11 (vers 1250) ; ibid., Revel, 1 (vers 1250), : ibid., Serves, 77, 13 (vers 1250). Autre abandon d’une part de manse à Chevrières : ibid., Chevrières, 44 (vers 1250) ; ou à Albon, 1 (vers 1250), 88 (1267). B 2662, fol. 24, 58vo, 77vo (vers 1250) ; Inventaire Marcellier, Saint-Marcellin, t. 4, fol. 35vo ; B 2662, fol. 73vo (vers 1250), 5vo (1267).
  • [26]
    Enquêtes, Albon, 37 (1267). B 2662, fol. 3vo. Alfred Fierro, « Un cycle démographique… », art. cit., p. 952.
  • [27]
    Pour les réserves : Enquêtes, Moras, 28. Pour la superficie des censives, nous excluons les terres situées in condamina provenant d’une ancienne réserve ainsi que les peda de même que les jardins dont nous savons parfois la superficie ; sont exclus également deux manses dont nous ignorons l’étendue ainsi que des terres stériles, de rares essarts, des bois et châtaigneraies. Restent au total quelque cent-vingt-cinq terres, prairies ou vignes, dont nous connaissons les superficies, pour seulement onze non mesurées. B 2662, fol. 43-46 (1263) ; fol. 46vo-55vo (vers 1250).
  • [28]
    Si l’on reconstitue l’ancien indominicatum en ajoutant aux terres de la réserve de 1250 les parcelles sises in condamina, la proportion des cultures varie à peine : 87,7 % de terres céréalières, 9,5 % de prairies, 2,8 % de vignobles.
  • [29]
    Franck Bourdier, Le Bassin du Rhône au quaternaire. Géologie et préhistoire, Paris, CNRS, 1961, 2 vol. t. II, pp. 32-34. Yves Bravard, Le Bas-Dauphiné. Recherches sur la morphologie d’un piedmond alpin, Grenoble, Thèse de doctorat, 1963, pp. 283-286. et pp. 414-456.
  • [30]
    Redevance en vin d’une somata par peda tam in burgo quam extra : Enquêtes, Moras, 29 (vers 1250) ; cette redevance apparaît aussi dans la summa récapitulative de la première enquête : 86 somate vini (ibid., 180) ; mais reconvertie en argent dans la deuxième : ibid., 21 (1263). (B 2662, fol. 47, 55vo, 45vo). Sur les trente-cinq fosserées de la réserve : ibid., 28 ; sur les cinquante fosserées sises in condamina et provenant d’un ancien domaine : ibid., 40. B 2662, fol. 46vo, 47vo.
  • [31]
    Ces remarques confirment, pour la Valloire, les expressions qu’utilisent les auteurs locaux au XIXe siècle : jardins du Viennois, greniers à blé du Dauphiné, etc. Alexandre Lacroix, « Étude sur le canton du Grand-Serre, statistiques, histoire et géographie », Bulletin de la société d’archéologie et de statistique de la Drôme, t. III, 1868, p. 322. On constate les mêmes orientations des domaines vers une économie céréalière dans le mandement de Saint-Donat- sur-Herbasse au milieu du XIIIe siècle, et cela malgré les carences d’un document.
    À Saint-Donat-sur-HerbasseAncienne réserveCensives paysannes
    Terres céréalières92 sétérées soit 34,65 ha (100 % des terres)35,5 sétérées soit 13,35 ha (72 % des terres)
    Prairies5 faucherées soit 1,50 ha (8 %)
    Vignes115 fosserées soit 3,60 ha (20 %)
    Total34,65 ha18,45 ha
    Description de l'image par IA : Tableau de données sur les terres à Saint-Donat-sur-Herbasse.
  • [32]
    Enquêtes, Moras, 178 (B 2662, fol. 55vo).
  • [33]
    Sur cette expression si darentur ad censum : Enquêtes, Moras, 28. Texte 10/1 du dossier documentaire.
  • [34]
    Sur les somata vini en première enquête : Enquêtes, Moras, 29, 180 (vers 1250) et 21 (1263) pour leur conversion en argent (B 2662, fol. 47, 55vo, 45vo).
  • [35]
    Pour ces conversions : Henri Falque-Vert, Les hommes…, op. cit., pp. 120-121.
  • [36]
    Enquêtes, Moras, 27 à 180 (B 2662, fol. 46vo à 56).
  • [37]
    Rapport des terres in condamina : Enquêtes, Moras, 40, 45 ; pour la grangia comitis : ibid., 178 (B 2662, fol. 47vo, 48vo, 55vo).
  • [38]
    Les enquêteurs, un moment, se risquent à songer à une évaluation du bannum, mais ils y renoncent et le passage laissé en blanc interdit toute spéculation : Enquêtes, Moras, 29 (B 2662, fol. 47). Les revenus connus du ban s’élèvent à presque cent cinquante livres sur un total de deux-cent-trente-trois, soit environ 64 %. À L’Argentière, les revenus banaux représentaient 67 % de la rente seigneuriale, mais sur les cent un livres provenant du ban, la taille en fournissait quarante-six : Henri Falque-Vert, Les hommes…, op. cit., p. 251.
  • [39]
    Enquêtes, La Baume-d’Hostun, 52 (vers 1250) : allusion à des pascua chaque année vendus ou à des terres de réserves maintenant accensées moyennant la tâche, classique redevance proportionnelle, mais pour une durée limitée : dum ipsi (comiti) placebit. On notera, dans le mandement de Saint-Geoirs, l’expression poni ad firmam : ibid., 11 (vers 1250). B 2662, fol. 98vo, 24.
  • [40]
    Voir les tableaux 12 et 13 (p. 93 et p. 98) pour les modes de concession. Exemples de concessions à part de fruit dont le montant du versement est fixé : Enquêtes, Revel, 80 ; ibid., Auberives, 1, 22 ; Serves, 13, 15 ; Peyrins, 1 ; Albon, 1, 67 ; La Baume, 52. (B 2662, fol. 61, 63, 64vo, 85, 73vo, 98vo ; Inventaire Marcellier, Saint-Marcellin, t. 4, fol. 35vo, 36vo.).
  • [41]
    Pour les concessions réalisées ou envisagées vers 1250 : voir tableau 12 ; pour les concessions antérieures à 1250 : voir tableau 13.
  • [42]
    Sur les terres in condamina à Saint-Lattier, à Saint-Geoirs, à Moras, à Saint-Donat : tableau 13.
  • [43]
    Enquêtes, Moras, 28 (vers 1250) : texte 10/1 du dossier documentaire pour les prés domaniaux. Pour les prairies en censive : ibid., Moras, 71, 123, 131, 132, 134, 137, 142, 158, 172. B 2662, fol. 51 à 54vo passim (vers 1250). Pour les vignobles domaniaux : texte 10/1 du dossier documentaire ; pour les vignes en censives, la moyenne est établie à partir de dix cas : ibid., Moras, 22, 75, 81, 82, 87, 112, 151, 152, 153. B 2662, fol. 45vo (1263), 51-52, 54 (vers 1250).
  • [44]
    Terres in condamina concédées contre un cens en argent : Enquêtes, Moras, 45 ; Saint-Donat 14, 81 (vers 1250). B 2662, fol. 48vo, 79vo, 82. Pour établir la moyenne du prélèvement delphinal par sétérée sur les censives paysannes : B 2662, fol. 48vo-53 passim pour Moras ; fol. 79vo-80 pour Saint-Donat.
  • [45]
    À Moras, pour les anciennes condamines ou terrae in condamina concédées moyennant prélèvement en froment : Enquêtes, Moras, 40 (vers 1250). Texte 10/2 du dossier documentaire. Pour Saint-Donat, la sétérée in condamina rapportait au seigneur 0,90 setier de froment, soit en équivalence-argent quatre-vingt sept deniers : pour les références, tableau 13. Or deux terres, provenant également de l’ancienne condamine, sont concédées sur la base d’environ douze deniers la sétérée, soit treize fois moins : ibid., Saint-Donat, 14, 81 (B 2662, fol. 79vo, 82).
  • [46]
    Voir tableaux 14 et 15. Accensement d’un moulin et d’un four : Enquêtes, Moras, 29 (B 2662, fol. 46vo-47).
  • [47]
    Pour Saint-Donat, détenteurs de peda tenant par ailleurs une maison : Enquêtes, Saint-Donat, 29, 31, 47 (vers 1250) ; autres détenteurs qui disposent aussi de terres in condamina : ibid., Saint-Donat, 17, 46, 50, 54, 59, 60, 63. Ces biens accensés varient de 6,5 sétérées à une demi-sétérée. Sur les tenanciers qui ne sont pas hommes du dauphin : ibid., Saint-Donat, 25, 33, 35, 40, 73, 77, 80, 94. Texte 11/2 du dossier documentaire (B 2662, fol. 79vo à 82vo passim).
  • [48]
    Sur les peda à Moras : Enquêtes, Moras, 41 (vers 1250), 22 (1263). Parmi les détenteurs, quatre nobles : Soffredus de La Balme : ibid., 32, 16 ; Domina Alays, Dominus Rodlandi Boci, Syboudus Boci, ibid., 16, 33. Sur Humbert, chapelain de Moras : ibid., 40, 41, 120, 165. B 2662, fol. 44vo, 45vo (1263), fol. 47 à 48vo, 52vo, 54vo (vers 1250). Sur Guillaume de Montessuit et Pierre Faber : ibid., 163, 107. Sur le meunier Jean Pepin : ibid., 29, 158, 178. Sur Pierre de Partaillan ou de Partalan : ibid., 1, 11, 20 (1263), 41, 45, 59 (vers 1250). B 2662, fol. 43, 44vo, 45 (1263) ; fol. 46vo, 48, 48vo, 50vo, 52, 54vo, 55vo (vers 1250).
  • [49]
    Sur les tenanciers de terres in condamina à Moras : Enquêtes, Moras, 40, 45 (vers 1250). (B 2662, fol. 47vo, 48vo).
  • [50]
    Plusieurs passages des enquêtes sur Saint-Donat ont subi des détériorations ; certains noms de tenanciers de l’ancienne condamine nous échappent en partie : quarante-six cependant sont lisibles. Parmi les quatre personnages aisés : le chanoine Jean Fais, un cellérier, le petit noble (probable) Martin Chirons, le paysan Martin Odon : Enquêtes ; Saint-Donat, 86, 8, 11, 14 (vers 1250). Sur eux : B 2662, fol. 79, 79vo, 82. Pour les autres : ibid., fol. 79vo à 82vo passim.
  • [51]
    À Saint-Donat, la superficie des parcelles in condaminis qui sont accensées s’établit ainsi : six parcelles de moins d’une sétérée, vingt parcelles de un à deux sétérées, dix-sept parcelles de deux à trois sétérées, cinq parcelles de trois à quatre sétérées, trois parcelles de quatre sétérées et plus. Donc, plus de la moitié des parcelles ont moins de deux sétérées (soixante-quinze ares environ) ce qui les met à la portée de tenanciers peu outillés sans les rendre très attirantes pour des riches.
  • [52]
    Pour Revel ; Enquêtes ; Revel, 80 (vers 1250) ; Pour Saint-Geoirs : ibid., Saint-Geoirs, 96 (B 2662, fol. 27, 61). À Saint-Lattier, parmi les quatre tenanciers que l’on peut considérer comme aisés, l’on compte un chapelain de Saint-Hilaire, le mistral Juvenus Latro, un paysan aisé qui dispose, en plus des dix sétérées in condaminis, d’une maison, d’un curtil de près de dix sétérées de terre et vingt fosserées de vignoble, sans compter d’autres biens que nous dissimule le mauvais état d’un folio du document ; ajoutons un quatrième personnage, qui tient du dauphin, maisons et terres (neuf sétérées) : sur eux et les deux autres tenanciers : ibid., Saint-Lattier, 66, 17 et 3, 27, 39, 51, 59 (vers 1250). B 2662, fol. 89vo à 93 passim.
  • [53]
    Travaux de clôture du château : Enquêtes, Serves, 3 (vers 1250) ; Auberives, 128, 109 (vers 1250). Ce dernier texte fait allusion à quatre tenanciers qui tiennent un jardin et doivent, outre cinq sous, refaire une porte (du château ?) quand le besoin s’en fait sentir et fournir alors fer et bois. (Inventaire Marcellier, Saint-Marcellin, t. 4, fol. 34 ; B 2662, fol. 68, 69).
  • [54]
    Mention de rachats de corvée dans le mandement de Saint-Geoirs, à Plan par exemple : Enquêtes, Saint-Geoirs, 57 (vers 1250). B 2662, fol. 25vo.
  • [55]
    Enquêtes, Saint-Geoirs, 32 à 38 (B 2662, fol. 25). À noter pourtant qu’à Albon, les hommes du mandement doivent au comte operam et manuoperam : ibid., Albon, 2. B 2662, fol. 73vo.
  • [56]
    Rachat de corvées : Enquêtes, La Baume, 52 ; ibid., Peyrins, 1 ; Saint-Lattier, 1. Pour Moras : ibid., 29. On constate une exception à ce tarif du rachat de la corvée dans le mandement de Saint-Geoirs où des tenanciers d’une chabannerie doivent quatre ou huit deniers pro coroata : ibid., Saint-Geoirs, 57. B 2662, fol. 98vo, 85, 89vo, 47 ; 25vo (vers 1250).
  • [57]
    Enquêtes, Albon, 87 (1267). B 2662, fol. 5vo.
  • [58]
    Charte de franchise de Moras : Pierre Vaillant, Les communautés… op. cit., p. 141. Cela explique la distinction dans les enquêtes entre ceux du bourg et du château et ceux de l’extérieur : Enquêtes, Moras, 4 (1263). Ce même passage de la deuxième enquête évoque des corvées (opera, manopera et corvata) accomplies avant la construction du château : en fait, les corvées proprement dites étaient déjà rachetées lors de la première enquête : ibid., Moras, 29 (vers 1250). On peut donc supposer qu’après leur participation à la construction du château, les habitants du mandement sont dispensés du rachat lui-même. Sur ce château neuf de Moras : ibid., Moras, 23 (1263). B 2662, fol. 43vo, 46 (1263), 47 (vers 1250).
  • [59]
    Sur le mansum de Brueria, quartier de la commune de Romans : duos sestarios et 1 eminam siliginis pro corroata : Paul-Émile Giraud, Essai historique…, op. cit., t. V, charte 329 (1227) ; il y a la même taxe de remplacement sur le manse de Chapelles, probablement les Chapeliers, autre quartier de Romans : ibid., charte 361 (1233). On constate les mêmes taxes encore pro corroata sur une chabannerie et deux manses dont un, le manse de Charpeuz, correspond à l’actuel quartier de Chapoize sur la commune de Chatillon-Saint-Jean : ibid., charte 360 (1227). Maintien possible d’une corvée de transport à Romans : ibid., t. IV, charte 378 (1265).
  • [60]
    Pour la ville neuve de Roybon, et pour Sablonnières : Pierre Vaillant, Les libertés… op. cit., p. 651, article 3 et p. 661, article XVI. Pour Vourey : ADI, B 3008, fol. 235 ; pour Moidieu : ADI B. 4255 ; pour Seyssuel : ADI, G. Vienne, 12, n° 492 ; pour Bressieux, vidimus du XVe siècle : ADI B. 3924 ; André Lagier, La baronnie de Bressieux, Valence, Imprimerie Jules Céas et fils, 1901. Pour le Grand-Lemps : BN, lat. 9121 (avant 1336). Indications dans Pierre Vaillant, Les libertés…, op. cit., Catalogue, n° 537, 388, 483, 60, 318.
  • [61]
    Pour la donation des fils de Guillaume Didier : Ulysse Chevalier, Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame de Léoncel, Montélimar, Imprimerie et lithographie Bourron, 1869, charte 78 (1214) ; donation de Guillaume de Beauvoir-de-Marc en 1239 : Archives de l’évêché de Grenoble ; mention dans Ulysse Chevalier, Regeste Dauphinois, Valence, imprimerie Valentinoise, 1912, t. 2, 7738. Charte de franchise de Beauvoir-de-Marc : Valbonnais, Histoire de Dauphiné…, op. cit., t. I, pp. 58-59 ; pour Tullins, ADI, B 3961 (1286-1287, 1304) ;
  • [62]
    Pour Tain, Charles-Félix Bellet, Histoire de la ville de Tain en Dauphiné, Paris, A. Picard, 1905-1923, 2 vol., t. I, pp. 451-468 ; charte de Montségur : AD Drôme, E. 7353 (1291) ; charte de Tulette : AD Drôme, E. 7821 (1302).

Les enquêteurs de Guigues VII ont également parcouru treize mandements de l’avant-pays dauphinois et fait une rapide incursion dans la ville de Vienne. Certes, sous l’artificielle appellation « Bas-Dauphiné », englobons-nous des régions à la géographie très différente. Comment confondre le montagneux mandement de Malleval, sur la rive droite du Rhône, avec les châtellenies d’Auberives, d’Albon et de Serves qui jalonnent les plaines de rive gauche ? Comment mêler les plaines de la Valloire ou du Dolon qui accueillent les mandements de Revel-Tourdan et de Moras avec les reliefs confus de collines ou de croupes boisées qui reçoivent ceux de Saint-Geoirs ou de Chevrières ? Il n’y a rien de semblable non plus entre les terroirs des châtellenies de Saint-Donat-sur-Herbasse ou de Peyrins, au Nord de Romans, et ceux des mandements de Saint-Lattier, de Saint-Nazaire-en-Royans ou de La Baume-d’Hostun qui encadrent la moyenne vallée de l’Isère, hors des Alpes (voir carte 5 ci-contre).
C’est sans doute en cet avant-pays géographiquement très varié que plongeaient les racines de la dynastie delphinale. Pour mémoire, rappelons que les ancêtres du dauphin Guigues VII sont présents à Tain dès 996 et que, par donation royale en 1009, ils possèdent la moitié du château et sans doute de la châtellenie de Moras ; puis Guigues le Vieux s’attribua avant 1070 un titre de comte que son petit-fils Guigues V transforma en comte d’Albon à partir de 1179 ; enfin on ne saurait oublier les spoliations de terres et de droit qu’aurait conduites vers 1050 Guigues le Vieux selon une charte, célèbre mais controversée, des Cartulaires de Saint Hugues, dans les possessions de l’évêché de Grenoble certes mais aussi dans les condamines ou les manses de l’église de Saint-Donat (sur-Herbasse…


Date de mise en ligne : 18/10/2023

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

17,98 €

224 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

5,00 €

44 pages format électronique (HTML, PDF et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?