Chapitre 5. Gengis Khan : le rêve d’un empire universel
- Par Arnaud Blin
Pages 123 à 147
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- BLIN, Arnaud,
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- Blin, A.
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Notes
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[1]
Gérard Chaliand, Les Empires nomades. De la Mongolie au Danube, Paris, Perrin, « Tempus », 2006.
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[2]
Jonathan Shaw, « Did Milk Build the Mongol Empire ? », Harvard Magazine, septembre-octobre 2020, p. 13-14.
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[3]
Histoire secrète des Mongols. Chronique mongole du xiiie siècle, traduit du mongol par Marie-Dominique Even et Rodica Pop, Paris, Gallimard, « Connaissance de l’Orient », 1994, p. 48.
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[4]
Pizzaro était proche de la soixantaine en 1532. Dans son cas aussi, sa date de naissance est approximative.
-
[5]
Hillary Mayell, « Gengis Khan a Prolific Lover, DNA implies », National Geographic, 14 février 2003. Pour l’étude génétique, voir, T. Zerjal et al., « The Genetic legacy of the Mongols », American Journal of Human Genetics, 72 (3), 2003, p. 717-721.
-
[6]
Histoire secrète, op. cit., p. 53.
-
[7]
Ibid., p. 58-59.
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[8]
Ibid., p. 75-76.
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[9]
Ibid., p. 77.
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[10]
Ibid., p. 84.
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[11]
Ibid., p. 94.
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[12]
Ibid., p. 95.
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[13]
R. Grousset, L’Empire des steppes, op. cit., p. 259.
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[14]
Histoire secrète, op. cit., p. 114.
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[15]
Paul Ratchnevsky, Gengis Khan. His Life and Legacy, Hoboken, Wiley-Blackwell, 1993, p. 49-50.
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[16]
La faveur qu’il réclame, à laquelle il fait allusion tout au long du passage, est d’être mis à mort rapidement et « proprement ». Histoire secrète, op. cit., p. 169.
Jusqu’à l’arrivée brutale des Mongols gengiskhanides sur le théâtre géopolitique au tournant du xiiie siècle, les empires de Haute-Asie étaient à proprement parler des empires nomades, selon l’expression de Gérard Chaliand, c’est-à-dire des empires dont le centre de gravité politique se déplaçait au gré des conquêtes, à l’image des Seldjoukides, qui plantèrent leur capitale au milieu de l’Anatolie. En 1206, au fin fond de la steppe mongole, au pied de la montagne sacrée Burkhan Khaldun, eut lieu un événement considérable qui inversa complètement la stratégie des empires nomades.
Quelque part en Mongolie extérieure, entre les rivières Onon et Kéroulen, un homme d’une quarantaine d’années dénommé Temudjin, dont peu de gens en dehors de cette zone connaissaient jusque-là l’existence, s’apprêtait à bouleverser l’ordre du monde. Le grand conseil, ou quriltaï, qu’il avait réuni avec les membres de sa famille et quelques chefs de tribus affiliées, déboucha sur la création d’un empire d’un genre nouveau, du moins dans cette zone, fondé sur des armées de projection plutôt que des armées migrantes, avec un centre de gravité fixe. Désormais, les conquêtes seraient pilotées depuis le centre névralgique de l’empire – qui n’en était pas encore un – les armées effectuant des allers-retours entre les zones investies et la capitale, Karakorum, officiellement fondée en 1235.Cette décision aura des conséquences, à court, moyen et long termes, colossales, aussi bien dans le succès de l’aventure gengiskhanide que dans son échec ultime…
Date de mise en ligne : 01/09/2023
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