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- Par Marc Faudot
Pages 233 à 239
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- FAUDOT, Marc,
- Faudot, Marc.
- Faudot, M.
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Notes
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Texte de l’allocution de Pie XII lors de la canonisation de sainte Marguerite de Hongrie en 1943.
De nos jours, c’est l’expression négative « il/elle n’est pas en odeur de sainteté » qui est surtout employée, pour exprimer qu’une personne est mal vue d’une autre. À l’origine, c’était l’expression positive qui était usitée ; l’odeur de sainteté évoquait une odeur agréable que produisaient certains saints de leur vivant, immédiatement après leur mort ou lors de l’ouverture de leur tombeau. Le saint était alors dit myroblite (étymologiquement « d’où jaillit un parfum »).
Dès la fin de l’Antiquité, des témoignages font état de ce phénomène. En 155, lors du martyre de Polycarpe, second évêque de Smyrne, un parfum suave enveloppa les présents quand le saint fut brûlé vif. Au ve siècle, Paulin de Milan raconte dans La Vie d’Ambroise : « À cette époque, il exhuma le corps du saint martyr Nazaire, qui était enseveli dans un jardin. Et nous avons été également remplis d’un parfum si grand qu’il surpassait la suavité de tous les arômes. » En 1270, à la mort de Marguerite de Hongrie, princesse devenue moniale, « tous ceux qui s’approchèrent du corps inanimé ne sentirent aucune odeur désagréable, mais beaucoup perçurent un suave parfum que sentiront sortir de son tombeau ceux qui, quelques mois plus tard, vinrent pour le recouvrir d’une pierre de marbre ». Thérèse d’Avila et Catherine de Ricci furent, au xvie siècle, deux autres exemples de saintes myroblites. Récemment, le pape Benoît XVI a dit avoir senti l’odeur de sainteté lors des obsèques de son prédécesseur.
La fragrance la plus évoquée est celle de la myrrhe, mais on retrouve aussi la rose, le jasmin, le lys, la fleur d’oranger…
Date de mise en ligne : 06/12/2023
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