Chapitre 1. Genèse du mouvement des femmes
- Par Feriel Lalami
Pages 23 à 95
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Notes
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[1]
L’ensemble du droit des personnes et de la famille, y compris le droit des successions.
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[2]
Lalami (Feriel), « L’enjeu du statut des femmes durant la période coloniale en Algérie », Nouvelles Questions féministes, 27 (3), 2008, p. 17.
-
[3]
Sari (Djillali), La Dépossession des fellahs, Alger, SNED, 1975, p. 9.
-
[4]
Lecour Grandmaison (Olivier), Coloniser, exterminer, Paris, Fayard, 2005, p. 235.
-
[5]
« L’action d’acquérir une nationalité non musulmane implique l’abandon de la législation mahométane. Même la renonciation à un seul précepte du Coran entraîne selon la doctrine admise par tous les oulémas de l’islam, l’apostasie. Le naturalisé est donc un renégat. » Cité dans Collot (Claude) et Henry (Jean-Robert), Le Mouvement national algérien. Textes 1912-1954, Alger, OPU, 1978, p. 126.
-
[6]
En 1870, sur 77 demandes, 20 sont acceptées et 37 refusées. En 1875, sur 1 337 demandes, 124 sont acceptées et 13 refusées. Cf. Kaddache (Mahfoud), Histoire du nationalisme algérien, tome 2, Alger, SNED, 1980, p. 887.
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[7]
Auclert (Hubertine), Les Femmes arabes en Algérie, Paris, Société d’éditions littéraires, 1900, p. 2.
-
[8]
Knauss (Peter), The Persistence of Patriarchy. Class, Gender and Ideology in Algeria, New York (N. Y.), Praeger, 1987, p. 24.
-
[9]
On peut définir cet espace comme celui des pays où la langue est majoritairement l’arabe (aujourd’hui les 21 pays de la Ligue arabe) et celui où l’islam est la religion pratiquée par une grande partie de la population. Cette définition permet d’inclure les minorités culturelles et religieuses (comme les Berbères en Algérie).
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[10]
La thèse de Mansour Fahmy (1886-1959) a été publiée par les Éditions Allia en 2002.
-
[11]
Dayan-Herzbrun (Sonia), « Féministe et nationaliste égyptienne : Huda Sharawi », Mil neuf cent, 16, 1998, p. 55-75.
-
[12]
Fay (Mary Ann), « International Feminism and the Women’s Movement in Egypt 1904-1923 », Journal of Middle East Women’s Studies, 4 (1), 2008 (disponible sur www.mediterraneas.org/).
-
[13]
Le Wafd est le parti nationaliste égyptien créé pendant la première guerre mondiale.
-
[14]
Jasser (Ghaiss), « Voile qui dévoile. Intégrisme, sexisme et racisme », Nouvelles Questions féministes, 25 (3), 2006, p. 85.
-
[15]
Glacier (Osiris), « Le féminisme arabe », Relations, 719, septembre 2007, p. 30-31.
-
[16]
Sur la bataille du voile en Tunisie, voir Bakalti (Souad), La Femme tunisienne au temps de la colonisation, Paris, L’Harmattan, 1996.
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[17]
Le taux de scolarisation des enfants musulmans scolarisables atteint 5 % en 1914, 10 % en 1950, 15 % en 1955, et 30 % en 1962. Voir Pervillé (Guy), « La “francisation” des intellectuels algériens : histoire d’un échec ? » (consultable sur le site http://guy.perville.free.fr/).
-
[18]
Mérad (Ali), « Regards sur l’enseignement des musulmans en Algérie (1880-1960) », Confluent, 32-33, juin-juillet 1963, p. 635.
-
[19]
Boumédine (Anissa), « Appel de l’Association de la jeune fille arabe algérienne », La République algérienne, 140, 27 août 1948, p. 4.
-
[20]
Lalami (Feriel), « L’enjeu du statut des femmes durant la période coloniale en Algérie », art. cité, p. 22.
-
[21]
Le Mukhtasar (abrégé) de Khalil est traduit par G. H. Bousquet sous le titre Abrégé de la loi musulmane selon le rite de l’imam Malek, 4 vols., Alger, Maison des livres, 1956 à 1962.
-
[22]
Borrmans (Maurice), Statut personnel et famille au Maghreb de 1940 à nos jours, Paris-La Haye, Mouton, 1977, p. 446.
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[23]
En 1866, le décret prévoit la compétence du juge de paix qui « [doit] statuer au musulman ». En 1902, le décret du 1er août instaure pour les Kabyles la majorité à 18 ans pour les deux sexes (alors qu’elle est de 21 ans en métropole). Le décret introduit l’institution du conseil de famille, dans lequel la mère est membre de droit, ce qui n’est pas conforme à la coutume. En 1931, le décret du 19 mai interdit au mari qui a renvoyé son épouse du domicile conjugal d’exiger le lefd (dont le montant est à sa discrétion), mais lui permet d’obtenir une somme qui ne dépasse pas la dot (copié sur le khul’ malékite). En 1930, la loi du 2 avril impose l’enregistrement auprès de l’état civil des fiançailles et du mariage conclus devant le cadi par ce dernier ou par les parties elles-mêmes en cas de mariage par Fatiha sans la présence du cadi. En 1944, l’ordonnance du 7 mars et la loi Lamine-Gueye du 7 mai 1946 fait des Algériens des Français musulmans tout en conservant leur statut personnel : « Toutefois restent soumis aux règles du droit musulman et des coutumes berbères en matière de statut personnel, les Français musulmans qui n’ont pas expressément déclaré leur volonté d’être placés sous l’empire intégral de la loi française. Les contestations en la même matière continuent à être soumises aux juridictions qui en connaissent actuellement. » Cf. Charnay (Jean-Paul), La Vie musulmane en Algérie d’après la jurisprudence de la première moitié du xxe siècle, Paris, PUF, 1965, chapitre IV, p. 273-364.
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[24]
Nefissa Sid Cara, née à Sétif en 1910, a été élue députée en 1958, puis nommée en janvier 1959 secrétaire d’État auprès du Premier ministre (Michel Debré) chargée des Questions sociales de l’Algérie. Elle est la première femme « musulmane » à participer à un gouvernement français.
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[25]
No 59-274 du 4 février 1959, Journal officiel de la République française, 11 février 1959, p. 1860.
-
[26]
Article qui exclut les mariages conclus selon le rite ibadite.
-
[27]
« Le colonialisme et l’islam en Algérie », El Moudjahid, 45 (2), 6 juillet 1959, p. 340.
-
[28]
Otayek (René), Identité et démocratie dans un monde global, Paris, Presses de Sciences Po, 2000, p. 51.
-
[29]
Auclert (Hubertine), Les Femmes arabes en Algérie, op. cit., p. 70.
-
[30]
Auclert (Hubertine), op. cit., p. 74.
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[31]
Loi no 62-157 du 31 décembre 1962, JORA, 11 janvier 1963, p. 18.
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[32]
« En cas de péril imminent, le président de la République peut prendre des mesures exceptionnelles en vue de sauvegarder l’indépendance de la nation et les institutions de la République. »
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[33]
Ordonnance no 66-154 du 8 juin 1966 portant code de procédure civile, JORA, 9 juin 1966, p. 454.
-
[34]
Ordonnance no 66-156 du 8 juin 1966 portant code pénal, JORA, 11 juin 1996, p. 530.
-
[35]
Ordonnance no 71-11 du 24 février 1971 portant nationalisation partielle des hydrocarbures (participation majoritaire de l’État à 51 % dans les sociétés pétrolières complétées par les décrets du 12 avril 1971), JORA, 25 février 1971, p. 226 ; ordonnance no 71-73 du 8 novembre 1971 portant révolution agraire (modification des structures agraires avec privatisation des terres de gros propriétaires terriens et redistribution des terres de l’État aux paysans sans terres), JORA, 30 novembre 1971, p. 1281 ; ordonnance no 71-74 du 16 novembre 1971 portant gestion socialiste des entreprises (GSE) qui unifie le statut des entreprises publiques, JORA, 13 décembre 1971, p. 1350.
-
[36]
Ordonnance no 75-59 portant code de commerce du 26 septembre 1975, JORA, 19 décembre 1975, p. 1073 ; ordonnance no 75-58 portant code civil du 29 septembre 1975, JORA, 30 septembre 1975, p. 818 ; code de la santé publique du 23 octobre 1976, JORA, 19 décembre 1976, p. 116.
-
[37]
Pruvost (Lucie), Femmes d’Algérie. Société, famille et citoyenneté, Alger, Casbah, 2002, p. 277.
-
[38]
Borrmans (Maurice), Statut personnel et famille au Maghreb de 1940 à nos jours, op. cit., p. 521.
-
[39]
« Le président Boumediene : “Notre révolution ne sera entière que lorsque la femme y participera” », El Moudjahid, 9 mars 1966, p. 3.
-
[40]
Tahri (Hamid), « Portraits », El Watan, 15 mai 2008, p. 13.
-
[41]
Bencheneb (Ali), « Le droit algérien de la famille entre la tradition et la modernité », Revue algérienne des sciences juridiques, économiques et politiques, 19 (1), mars 1982, p. 24.
-
[42]
« De l’objectivité, seulement de l’objectivité ! », El Moudjahid culturel, 13 avril 1973, p. 11-14.
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[43]
Allag (M.), « La famille et le droit en Algérie dans le contexte maghrébin », Revue algérienne des sciences juridiques, économiques et politiques, 11 (3), 1974, p. 157.
-
[44]
Allag (M.), « La famille et le droit en Algérie dans le contexte maghrébin », art. cité, p. 157-160.
-
[45]
Charfi (Mohamed), « Le droit tunisien de la famille entre l’islam et la modernité », Revue algérienne des sciences juridiques, 11 (3), 1974, p. 26 et 27.
-
[46]
Dekhli (Farida), « Le principe d’égalité dans le mariage au regard du droit positif algérien », Revue algérienne des sciences juridiques, économiques et politiques, 26 (3-4), septembre-décembre 1988, p. 715.
-
[47]
Khalfoune (Tahar), Le Domaine public en droit algérien : réalité et fiction, Paris, L’Harmattan, 2004, p. 110.
-
[48]
« Le fiqh islamique et la formation du droit en Algérie », Maghreb Review, 13 (1-2), 1988, p. 43.
-
[49]
« Droit de la famille et problèmes idéologiques », Revue algérienne des sciences juridiques, économiques et politiques, septembre 1974, p. 97.
-
[50]
Issad (Mohand), « Le rôle du juge et la volonté des parties dans la rupture du lien conjugal », Revue algérienne des sciences juridiques, économiques et politiques, 5 (4), 1968, p. 1089.
-
[51]
Bencheneb (Ali), « Le droit algérien de la famille entre la tradition et la modernité », art. cité. p. 23.
-
[52]
L’ordonnance de 1959 n’était pas applicable aux personnes de rite ibadite (art. 10). Elle est complétée par le décret du 17 septembre de la même année.
-
[53]
JORA, 1963, p. 681.
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[54]
Article 5.
-
[55]
Ordonnance no 69-72 du 16 septembre 1969 prolongeant la loi du 29 juin 1963, article 5.
-
[56]
Salah-Bey (Mohamed), « Le droit de la famille et le dualisme juridique », Revue algérienne des sciences juridiques, économiques et politiques, 35 (3), 1997, p. 920.
-
[57]
La Cour suprême à laquelle la Constitution confère le rôle d’organe régulateur de l’activité des cours et tribunaux de l’ordre judiciaire assure l’unification de la jurisprudence à travers le pays et veille au respect de la loi.
-
[58]
Article 222 du code de la famille.
-
[59]
Article 1, alinéa 2 du code civil algérien, ordonnance no 75-58 du 26 septembre 1975 portant code civil.
-
[60]
Issad (Mohand), « Le rôle du juge et la volonté des parties dans la rupture du lien conjugal », art. cité, p. 1088.
-
[61]
Mir-Hosseini (Ziba), « Towards Gender Equality : Muslim Family Laws and the Shari’ah », consulté sur le site www.musawah.org/, le 15 juillet 2009, p. 25.
-
[62]
Borrmans (Maurice), op. cit., p. 419.
-
[63]
« Code de la famille. Dans le respect de la chari’a et des exigences du progrès », El-Moudjahid, 19 juin 1984, p. 3.
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[64]
Mâlik ibn Anas (m. 795) est juge à Médine. Ses disciples élaboreront l’école de droit dite « malékite », dominante dans tout l’Occident musulman (Maghreb, Andalousie musulmane, Afrique soudanaise).
-
[65]
Juriste du xive siècle.
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[66]
Pruvost (Lucie), Femmes d’Algérie. Société, famille et citoyenneté, op. cit., p. 95.
-
[67]
Article 11 du code de la famille, loi no 84-11 du 9 juin 1984, JORA, 12 juin 1984, p. 612.
-
[68]
Article 9 du code de la famille.
-
[69]
Théoriquement, on peut ainsi se trouver dans une situation où le juge serait une femme qui ferait fonction de wali.
-
[70]
Article 39, 1er alinéa.
-
[71]
Article 39, 3e alinéa.
-
[72]
Article 8.
-
[73]
Article 14.
-
[74]
Article 48.
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[75]
Article 37, 1er alinéa.
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[76]
Article 54.
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[77]
Article 52.
-
[78]
Article 52.
-
[79]
Article 66.
-
[80]
Article 65.
-
[81]
Article 46.
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[82]
Décret no 92-24 du 13 janvier 1992 relatif au changement de nom.
-
[83]
Principe étendu au témoignage dans les pratiques administratives et juridiques, pour lequel il faut deux femmes contre un seul homme.
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[84]
Saadi (Nourredine), La Femme et la loi en Algérie, Alger, Bouchène, 1991, p. 66.
-
[85]
Article 38.
-
[86]
Saadi (Nourredine), « Féminité masculinité : identités prescrites dans le droit algérien », dans Marouf (Nadir) et Saadi (Nourredine) (dir.), Normes, sexualité, reproduction, Paris, L’Harmattan, 1996, p. 91.
-
[87]
L’enfant se dessèche (hashsha) ou « s’endort » selon les représentations maghrébines que décrit et analyse Joël Colin, citant en particulier une fetwa andalouse de la fin du viiie siècle : « La femme peut demeurer enceinte pendant cinq ou sept ans si elle n’a pas de rapports sexuels. L’enfant en effet se contracte dans la matrice, comme se contracte (dans la bouche) ce que l’on mâche, puis quand la femme a à nouveau des rapports sexuels, l’enfant se réanime et grandit. » Cité dans L’Enfant endormi dans le ventre de sa mère. Étude ethnologique et juridique d’une croyance au Maghreb, Perpignan, Presses universitaires de Perpignan, 1998, p. 195.
-
[88]
Article 42 du code de la famille.
-
[89]
Les services d’état civil refusent d’inscrire les enfants nés moins de six mois après le mariage comme enfant du couple, malgré la demande des pères, arguant que le minimum de durée du mariage est de six mois pour que l’enfant soit considéré comme étant celui de son père.
-
[90]
Article 39, 2e alinéa.
-
[91]
Article 66.
-
[92]
Article 31.
-
[93]
Boutefnouchet (Mostefa), La Famille algérienne. Évolutions et caractéristiques récentes, Alger, SNED, 1980.
-
[94]
Addi (Lahouari), « Femme, famille et lien social », dans Kian-Thiébaut (Azadeh) et Ladier-Fouladi (Marie) (dir.), Famille et mutations sociopolitiques : l’approche culturaliste à l’épreuve, Paris, Maison des sciences de l’homme, 2005, p. 72.
-
[95]
Saadi (Nourredine), « Féminité et masculinité : identités prescrites dans le droit algérien », Normes, sexualité, reproduction, op. cit., p. 90.
-
[96]
Article 65 de la Constitution de 1976.
-
[97]
Durkheim (Émile), Religion, morale, anomie, Paris, Minuit, 1975, p. 190.
-
[98]
Perrot (Michelle), « Le prolétariat féminin est accablé par une domination bicéphale où l’homme et le patron se soutiennent », Les Femmes ou les silences de l’histoire, Paris, Flammarion, 1998, p. 121.
-
[99]
Vidal-Naquet (Pierre), « Le combat pour l’indépendance algérienne : une fausse coïncidence », Esprit, janvier 1995, p. 142.
-
[100]
Selon le principe énoncé dans la charte de Tripoli : « la terre à ceux qui la travaillent », trois décrets vont établir l’autogestion en mars 1963.
-
[101]
Maschino (Maurice) et M’Rabet (Fadela), L’Algérie des illusions, Paris, Laffont, 1972.
-
[102]
Bitat (Zohra) et Belmihoub (Meriem), « Existe-t-il un problème de la femme algérienne ? » (interview), Confluent, 32-33, juin-juillet 1963, p. 493-497.
-
[103]
Sur cette période, lire Harbi (Mohammed), L’Algérie et son destin. Croyants ou citoyens, Paris, Arcantère, 1992, chapitres 5 et 6.
-
[104]
Levy (Catherine), « La journée du 8 mars 1965 à Alger », Clio, 5, 1997 (disponible sur http://clio.revues.org/).
-
[105]
Levy (Catherine), « La journée du 8 mars 1965 à Alger », art. cité.
-
[106]
M’Rabet (Fadela), La Femme algérienne, Paris, Maspéro, 1965.
-
[107]
M’Rabet (Fadela), Les Algériennes, Paris, Maspéro, 1967. Les deux essais ont été publiés en un seul volume aux Éditions Maspéro en 1983.
-
[108]
Il n’existait alors que l’UNFA, dépendante du parti FLN.
-
[109]
Lebdaï (Benaouda), « Fadela M’Rabet : “Me taire m’aurait demandé du courage” », El Watan, 15 novembre 2007, p. 22.
-
[110]
Haddab (Zoubida), « Actualité de la recherche sur les femmes en Algérie », Clio, 9, 1999 (disponible sur http://clio.revues.org/).
-
[111]
M’Rabet (Fadela), Les Algériennes, op. cit., p. 23.
-
[112]
M’Rabet (Fadela), op. cit., p. 207.
-
[113]
Ibid., p. 93.
-
[114]
Ibid., p. 253.
-
[115]
Qu’il s’agisse des fêtes nationales : le 1er novembre (déclenchement de la lutte armée), le 5 juillet (fête de l’indépendance), mais également le 8 mars, Journée internationale des femmes, célébrée à l’instar des pays socialistes.
-
[116]
« Le président Boumediene : “Notre révolution ne sera entière que lorsque la femme y participera” », El Moudjahid, 9 mars 1966, p. 3.
-
[117]
« Le président Boumediene : “Notre révolution ne sera entière que lorsque la femme y participera” », art. cité.
-
[118]
Discours à l’ouverture du Congrès de l’UNFA de novembre 1978.
-
[119]
Djebar (Assia), Femmes d’Alger dans leur appartement, Paris, Éditions des Femmes, 1980.
-
[120]
Mechakra (Yamina), La Grotte éclatée, Alger, SNED, 1979.
-
[121]
Lemsine (Aïcha), La Chrysalide, Paris, Éditions des Femmes, 1976.
-
[122]
Boudjedra (Rachid), La Répudiation, Paris, Denoël, 1969.
-
[123]
Boudjedra (Rachid), Les 1 001 années de la nostalgie, Paris, Denoël, 1979.
-
[124]
Les signataires du texte se présentent comme : « Les étudiantes des cités universitaires, de foyers de jeunes filles, de différentes facultés, de l’ENS. »
-
[125]
« Un groupe d’étudiantes : et la majorité ? », El Moudjahid, 20 avril 1973, p. 14.
-
[126]
JORA, 30 juillet 1976, p. 714-770.
-
[127]
Ibid., p. 714.
-
[128]
Article 6 de la Constitution de 1976.
-
[129]
JORA, 30 juillet 1976, p. 720.
-
[130]
JORA, p. 716.
-
[131]
Ibid., p. 733.
-
[132]
Entretien du 3 avril 2010.
-
[133]
JORA, 30 juillet 1976, p. 721.
-
[134]
Ibid., p. 744.
-
[135]
Ibid., p. 745.
-
[136]
Ibid., p. 727.
-
[137]
Ibid., p. 722.
-
[138]
Élection de l’Assemblée nationale et du président de la République en 1977.
-
[139]
Addi (Lahouari), L’Algérie et la démocratie. Pouvoir et crise du politique dans l’Algérie contemporaine, Paris, La Découverte, 1994, p. 63.
-
[140]
Guillaumin (Colette), Sexe, race et pratique du pouvoir, Paris, Côté femmes, 1992, p. 223.
-
[141]
Commission résolution sociale, Conférence nationale des femmes travailleuses, document ronéoté, mars 1979, p. 2.
-
[142]
Commission résolution sociale, Conférence nationale des femmes travailleuses, op. cit., p. 9.
-
[143]
Ibid., p. 5.
-
[144]
Introduction aux Journées sur la situation des femmes en Algérie, Alger, 17 et 18 décembre 1979.
-
[145]
Abed (Farida), « La femme algérienne aujourd’hui », Algérie Actualité, 27 décembre 1979-2 janvier 1980, p. 13.
-
[146]
« Actes des journées d’études et de réflexion sur les femmes algériennes, 3-6 mai 1980 », Cahiers du Centre de documentation des sciences humaines (CDSH), 3, Oran, 1980, p. 3.
-
[147]
« Actes des journées d’études… », art. cité, p. 3.
-
[148]
Ibid., p. 20.
-
[149]
Nawel Es Sadaoui est née en 1931 en Égypte. Écrivaine et psychiatre, elle a publié des essais tels que : Al marra wal sira’ al-nafsi, publié en 1976 et qui traite de la femme et du conflit psychologique ; La Face cachée d’Ève, publié à Beyrouth en 1977 ; Mémoires d’une prison de femmes, publié à Londres par les Presses féminines. Elle a aussi publié un roman, La Chute de l’imam, publié au Caire en 1987.
-
[150]
« Le mythe d’Isis démythifié », Isis, 1, p. 3.
-
[151]
Kateb Yacine dirigeait depuis 1978 le théâtre régional de Sidi Bel Abbès et faisait des tournées dans les entreprises et les établissements scolaires dans l’esprit des Actions culturelles des travailleurs (ACT) en France.
-
[152]
Dridi (Daïkha), « Dans la société bienveillante du cinéma. Fougues militantes et passions esthétiques, retour sur les années cinéclub », Arte News, 1er avril 2008 (disponible sur http://arteeast.org/extras/cine-club/Chafia-Djemame.pdf/).
-
[153]
El Haram (Le Péché) est un film égyptien d’Henri Barakat sorti en 1965. Basé sur un roman de Youssef Idris, ce film relate l’histoire d’Aziza, paysanne violée par un contremaître. Enceinte, elle donne le jour à un bébé qui meurt à la naissance. Le Sel de la terre (Salt of the Earth) est un film américain de Herbert Biberman sorti en 1953 et censuré sous le maccarthysme. Il relate l’histoire d’une grève racontée par une femme, Esperanza, qui élève ses trois enfants pendant que son mari Ramon travaille à la mine. À la suite d’un accident, les mineurs chicanos se mettent en grève pour protester contre le manque de sécurité et la discrimination dont ils font l’objet. Après plusieurs mois de lutte, le tribunal leur interdit de maintenir le piquet de grève sous peine d’incarcération. C’est alors que les femmes se proposent de prendre la place de leurs maris, puisque rien ne leur interdit de bloquer l’entrée du complexe. Les hommes s’en amusent d’abord, d’autres, comme Ramon, défendent à leur épouse de prendre leur place. Mais rien n’y fait, la détermination des femmes l’emporte. Magré les intimidations et les arrestations, elles tiendront bon. Dans ce film, la lutte pour les droits des travailleurs se conjugue ainsi avec celle pour l’égalité des sexes. Le Soleil des hyènes est un film tunisien de Ridha Behi sorti en 1978. L’action se déroule à Tifnite, petit village de pêcheurs en Tunisie. Les habitants y vivent en économie fermée, basée principalement sur l’échange. Un groupe de financiers allemands débarque pour mettre au point l’emplacement d’un futur hôtel touristique. Le film relate les bouleversements sociaux que ce projet va induire. Ce film a été interdit de tournage en Tunisie et censuré.
-
[154]
Hanoune (Louisa), Une autre voix pour l’Algérie, Paris, La Découverte, 1996, p. 60.
-
[155]
Nous adoptons la transcription Fatma. On trouve aussi celle de Fadhma qui correspond à la prononciation berbère (adoptée par l’association Tharwa n’Fadhma n’Soumer).
- [156]
-
[157]
Camus (Albert), Le Premier Homme, Paris, Gallimard, 1994, p. 279.
-
[158]
« Visite chez Fathma N’Soumer », Journal no 1 de l’association Tighri net mettouth, novembre 1990, p. 11.
-
[159]
Selon le même raisonnement, Fanon fait de longs développements sur les changements dans les rapports pères/fils, dans lesquels il veut montrer que l’autorité change de camp.
-
[160]
Fanon (Frantz), Sociologie d’une révolution, Paris, Maspéro, 1968, p. 94.
-
[161]
« Femmes et enfants algériens face à l’action psychologique », El Moudjahid, 1 (27), 22 juillet 1958, p. 542.
-
[162]
L’Association des femmes musulmanes d’Algérie (AFMA) est créée le 24 juin 1947 à Alger. De visée nationaliste, elle est fondée par des femmes qui ont fait partie des premières cellules féminines clandestines du PPA (Parti du peuple algérien), parti nationaliste radical.
-
[163]
Témoignage publié le 21 janvier 2007 sur www.afriblog.com/
-
[164]
Loi du 23 mars 1882 portant constitution de l’état civil en Algérie. Au cours de l’inscription des patronymes par l’administration française, des familles furent dépossédées de leur nom agnatique et se virent attribuer des noms ridicules ou parfois infâmants dans une opération de dépersonnalisation visant à séparer l’individu de son groupe d’appartenance.
-
[165]
Gadant (Monique), Le Nationalisme algérien et les femmes, Paris, L’Harmattan, 1995, p. 83.
-
[166]
Durant la bataille d’Alger, ils se réfugièrent dans une cache. Encerclés, ils refusèrent de se rendre et les parachutistes firent exploser la maison, le 8 octobre 1957.
-
[167]
L’Association pour l’égalité devant la loi entre les femmes et les hommes, l’Association pour la défense et la promotion des droits des femmes et l’Association pour l’émancipation des femmes.
-
[168]
Tract du 7 mars 1985.
-
[169]
Collin (Françoise), L’Homme est-il devenu superflu ?, Paris, Odile Jacob, 1999, p. 216.
-
[170]
Nietzsche (Friedrich), Seconde considération intempestive, Paris, Flammarion, 1988.
-
[171]
Hanoune (Louisa), Une autre voix pour l’Algérie, op. cit., p. 60.
-
[172]
Tahon (Marie-Blanche), « Des femmes envisagées », dans Frigon (Sylvie) et Kérisit (Michèle) (dir.), Du corps des femmes, Ottawa, Presses universitaires d’Ottawa, 2000, p. 267.
-
[173]
Lors de la crise de l’été 1962, l’UGTA dénonce : « la guerre civile est à nos portes et l’avenir semble compromis ». Elle ne s’aligne sur aucun clan et va en conséquence subir très tôt les attaques du clan triomphant. Du 17 au 20 janvier 1963, la centrale syndicale est vidée des éléments qui souhaitent son indépendance à l’égard du FLN. Sur l’histoire de l’UGTA, voir Weiss (François), Doctrines et actions syndicales en Algérie, Paris, Cujas, 1970 et Bourouiba (Boualem), Les Syndicalistes algériens : leur combat de l’éveil à la libération, Paris, L’Harmattan, 1998.
-
[174]
Article 120, alinéa 2 : « Ne peut assumer des responsabilités au sein des organisations de masse que celui qui est militant structuré au sein du parti. » Parti du Front de libération nationale, Statuts du Parti, Département information et culture, Imprimerie Ben Boulaïd, Alger.
-
[175]
Commission centrale d’orientation du FLN, La Charte d’Alger, Constantine, An Nasr, p. 110.
-
[176]
Témoignage recueilli par Amrane-Minne (Djamila Danièle), Des femmes dans la guerre d’Algérie, Paris, Karthala, 1994, p. 20.
-
[177]
« Le combat des femmes, 1979-1989 », bulletin de l’Association pour l’égalité devant la loi.
-
[178]
« Historique du mouvement de femmes en Algérie contre le code de la famille », Bulletin de l’Association pour l’égalité devant la loi, 1989, p. 3.
-
[179]
« Historique du mouvement de femmes en Algérie contre le code de la famille », op. cit., p. 3.
-
[180]
Redjala (Ramdane), L’Opposition en Algérie depuis 1962, Paris, L’Harmattan, 1988, p. 81.
-
[181]
Redjala (Ramdane), L’Opposition en Algérie depuis 1962, op. cit., p. 111.
-
[182]
M. B., « Des femmes secouent la famille algérienne », Libre Algérie, 4-5, juillet-août-septembre 1987, p. 29.
-
[183]
Ce qui n’empêche pas la répression contre les militants de ce parti qui ont été arrêtés et torturés, notamment lors de l’opération de dissolution de l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA) en 1971.
-
[184]
Le soutien est exprimé dans une lettre à Boumediene du 14 septembre 1968 : « il serait souhaitable que tous les courants progressistes et anti-impérialistes algériens, où qu’ils se situent par rapport au pouvoir que vous présidez, unifient leur action », dans laquelle ils définissent « une communauté d’objectifs ».
-
[185]
Malgré la conception orthodoxe marxiste qui en fait un groupe social plutôt réactionnaire.
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[186]
Alami M’Chichi (Houria), Genre et politique au Maroc, Paris, L’Harmattan, 2003.
-
[187]
« Une seule question : être autonome ou pas », Soual, 4, novembre 1983, p. 126-140.
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[188]
Psychanalyse et politique s’oppose aux autres groupes féministes en s’affirmant antiféministe, dans le sens où le féminisme « égalitaire » est selon lui une volonté de nier la spécificité féminine en se limitant à revendiquer pour les femmes le droit d’être des hommes comme les autres. Antoinette Fouque réaffirme sa position dans Il y a deux sexes, Paris, Gallimard, 2004, p. 292 : « Égalité et différence ne sauraient aller l’une sans l’autre ou être sacrifiées l’une à l’autre. Si l’on sacrifie l’égalité à la différence, on revient aux positions réactionnaires des sociétés traditionnelles, et si l’on sacrifie la différence des sexes, avec la richesse de vie dont elle est porteuse, à l’égalité, on stérilise les femmes, on appauvrit l’humanité tout entière. »
-
[189]
« L’assemblée générale du 8 mars », El Oumami, 15, avril-mai 1981, p. 9.
-
[190]
Appel no 2 du 16 novembre 1981.
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[191]
Entretien du 26 janvier 2010.
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[192]
L’OST a pris cette dénomination lors de sa légalisation en 1989.
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[193]
Le GCR a pris cette dénomination lors de sa légalisation en 1989.
-
[194]
Dridi (Nadia), « La cause des femmes », Horizons, 17 mars 1991, p. 8.
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[195]
Déclaration du 11 avril 1991 signée par dix associations : Mouvement national de solidarité et de soutien à la lutte des femmes (moudjahidate), Association pour l’égalité devant la loi entre les femmes et les hommes (Alger, Oran, Annaba), Association Voix de femmes (Boumerdès), Association pour l’émancipation de la femme (Alger), Association Israr (Constantine), Collectif de Staoueli, Solidarité femmes arabes (Alger), Association Ithbet (Sétif), Association Tighri net mettouth (Tizi Ouzou), Association Izerfen (Bejaïa).
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[196]
Bouzeghrane (Nadjia), « 2e rencontre nationale des associations féminines », El Moudjahid, 21 mai 1990, p. 17.
-
[197]
L’article 7 de la loi no 90-31 de 1990 énonce qu’une association n’est « régulièrement » constituée qu’après avoir souscrit à trois formalités : le dépôt de la déclaration de constitution auprès de l’autorité publique ; l’obtention d’un récépissé d’enregistrement au plus tard 60 jours après le dépôt ; la publication de la Constitution de l’association dans un quotidien national d’information.
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[198]
Ben Néfissa (Sara), Pouvoirs et associations dans le monde arabe, Paris, CNRS Éditions, 2002. Omar Derras analyse le phénomène de la création rapide d’associations à Oran : « Le fait associatif en Algérie. Le cas d’Oran », Insaniyat, 8, août 1999, p. 95-117.
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[199]
Texte final de la rencontre de la première coordination (introduction).
Le mouvement des femmes en Algérie s’est cristallisé autour des luttes contre le code de la famille. Aborder la question sous un angle historique semble nécessaire. En effet, la question du code de la famille est porteuse de la charge identitaire que la population algérienne, alors sous domination coloniale, lui a conférée. Il s’agit donc de déceler les sédimentations qui pèsent sur le mouvement des femmes dans sa revendication de droits égaux au sein de la famille. Mais il faut aussi recenser les premières protestations contre l’adoption d’une loi considérée comme discriminatoire pour les femmes. Bien que ces contestations n’aient pas immédiatement abouti, elles constituent les racines de l’engagement protestataire ultérieur du mouvement. C’est pourquoi l’analyse des années 1970 fournit des éléments pour évaluer le contenu du code de la famille et la nature des débats sur ce thème.
Avant la promulgation du code de la famille en 1984, il faut distinguer deux périodes : celle qui précède l’indépendance et, après 1962, celle qui n’institue pas encore de loi formalisée mais une gestion juridique de la famille. La question du statut personnel porte l’empreinte de la période coloniale, comme on peut le voir en prêtant attention à deux aspects particuliers : d’une part, les enjeux idéologiques, d’autre part, le corpus juridique lui-même.
De 1830 à 1962, les modifications apportées par l’administration française au droit de la famille sont minimes. Elles se limitent au réaménagement de certains droits déjà pratiqués dans le cadre d’un…
Date de mise en ligne : 02/04/2013
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