Chapitre VI. Les valeurs maçonniques
- Par Alain Bauer
- et Roger Dachez
Pages 102 à 117
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- BAUER, Alain
- et DACHEZ, Roger,
- Bauer, Alain.
- et al.
- Bauer, A.
- et Dachez, R.
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- Bauer, Alain.
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- BAUER, Alain
- et DACHEZ, Roger,
Le mot est tellement polysémique qu’il en est devenu très confus. En franc-maçonnerie, il réfère au moins à deux choses.
Tout d’abord, à ce qu’il est convenu d’appeler le « symbolisme » et qui forme l’essentiel de la méthode maçonnique. Les emblèmes, les décors, outils et signes* dont la franc-maçonnerie fait usage dans ses rituels et cérémonies* sont les éléments d’un langage allégorique qui « dit », sans les formuler expressément, les principes intellectuels et moraux de l’institution et enseigne par l’image et la suggestion bien plus que par le discours – même si les rituels sont également plus ou moins bavards. En ce sens, la voie maçonnique est une expérience vécue bien plus qu’une leçon qu’on apprend ou qu’un programme auquel on adhère. Elle engage, par cet « ésotérisme », l’intuition autant que l’intelligence, l’intériorité de chaque individu autant que sa conscience claire.
L’ésotérisme renvoie aussi, et c’est un autre sujet, à un ensemble de doctrines, d’idées plus moins confuses, en rapport avec l’hermétisme*, à la kabbale*, et nombre de traditions mystiques de diverses provenances, dans une synthèse trop souvent approximative dont le New Age, tellement en vogue aux États-Unis par exemple, est une expression assez navrante. Certains milieux maçonniques, certains Rites* notamment, n’ont pas totalement échappé à cette tentation et les frontières entre cette maçonnerie de la marge (fringe masonry, pour les Anglo-Saxons) et un occultisme de pacotille ne sont pas toujours nettement tranchées…
Date de mise en ligne : 23/05/2025
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