Chapitre 10. L'écologie au pouvoir
- Par Daniel Boy
Pages 207 à 223
Citer ce chapitre
- BOY, Daniel,
- PERRINEAU, Pascal
- et YSMAL, Colette,
- Boy, Daniel.
- Boy, D.
- P. Perrineau
- et C. Ysmal
https://doi.org/10.3917/scpo.perri.1998.01.0207
Citer ce chapitre
- Boy, D.
- P. Perrineau
- et C. Ysmal
- Boy, Daniel.
- BOY, Daniel,
- PERRINEAU, Pascal
- et YSMAL, Colette,
https://doi.org/10.3917/scpo.perri.1998.01.0207
Notes
-
[1]
Ces chiffres sont calculés sur les 77 départements où coexistaient des listes de Génération Écologie et des Verts.
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[2]
Le Collège Exécutif des Verts, élu par le conseil national inter-régional, suivra de près le processus de négociation qui, en pratique, sera mené par une petite équipe de permanents et de militants qui disposent de la confiance du Collège Exécutif.
-
[3]
Toutes les péripéties de la négociation ne sont pas connues mais il semble, selon certains témoins, qu’au dernier moment l’influence personnelle de Lionel Jospin ait été décisive pour vaincre les dernières réticences de certains membres du bureau national du Parti socialiste.
-
[4]
Soit une majorité assez confortable dans l’absolu, mais il s’agit en réalité d’une décision obtenue de justesse puisque les statuts exigent pour ce type de décision une majorité de 60 % des délégués exprimant un vote au CNIR.
-
[5]
Noël Mamère, principal dirigeant de CES, n’en sera pas moins candidat écologiste, soutenu par les Verts.
-
[6]
À partir des chiffres fournis par le serveur du site Internet de Génération Écologie.
-
[7]
Hors le cas de Lalonde, nous avons compté quatre cas.
-
[8]
En revanche, le traitement d’ensemble des résultats, c’est-à-dire le calcul de coefficients de corrélations avec les résultats obtenus sur toutes les circonscriptions lors des élections précédentes n’a, pour cette fois, guère de sens.
-
[9]
Nous adoptons ici la définition des Verts proposée par le parti lui-même, c’est-à-dire, non pas les seuls candidats adhérents des Verts, mais aussi ceux qui sont officiellement soutenus par les Verts. Nous avons fait subir quelques exceptions à cette règle pour des candidats revendiqués par les Verts mais dont il apparaît que l’appartenance politique réelle pose en fait problème. Il en est ainsi de Michèle Rivasi, candidate commune au PS et aux Verts dans la 1er circonscription de la Drôme et qui, au sein de l’Assemblée nationale, est députée apparentée au groupe socialiste.
-
[10]
Ou un peu moins 5,3 % si l’on exclut de ce calcul les circonscriptions réservées.
-
[11]
Les données que nous citons ici sont tirées du sondage postélectoral SOFRES-CEVIPOF réalisé du 26 au 31 mai 1997 auprès d’un échantillon national de 3 010 électeurs représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
-
[12]
L’enquête ne permet pas de distinguer « Génération Écologie » des écologistes « divers ».
-
[13]
La CRIRAD est une association qui, indépendamment des organismes officiels, réalise des mesures de teneur en radioactivité.
-
[14]
C’est le cas dans la 3e circonscription de la Mayenne, la 2e des Deux-Sèvres et la 2e de l’Essonne.
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[15]
Le phénomène s’affirme si l’on compare l’évolution en écart de l’abstention de 1993 à 1997 dans les trois cas mentionnés : au total, l’abstention tend à stagner, alors que dans les circonscriptions à candidat unique Vert elle progresse de 1,3 point.
-
[16]
Le gain global des candidatures « réservées » est donc d’environ un point de pourcentage.
Depuis sa naissance sous forme d’un parti politique unifié en 1984, les Verts ont connu un destin électoral pour le moins chaotique. Après une longue traversée du désert de la fondation à la fin des années quatre-vingt, ils bénéficient d’une première réussite aux élections européennes de 1989 avec environ 11 % des suffrages exprimés. Ces premiers succès sont largement confirmés par les élections cantonales et régionales du printemps 1992, mais cette victoire est en partie gâchée par l’émergence d’un concurrent : Génération Écologie, le parti de Brice Lalonde, ministre de l’Environnement du gouvernement Rocard, bat sur le fil le parti des Verts en réalisant un peu moins de 8 % des suffrages exprimés contre 7 % pour les Verts. Aux élections législatives de 1993, les deux représentants de l’écologie, tenus de coopérer en raison de leur quasi-égalité devant l’électorat et du mode de scrutin uninominal, se partagent le territoire et obtiennent un peu moins de 8 % des suffrages, soit un résultat bien inférieur à leurs attentes – les derniers sondages leur avaient laissé espérer environ 11 % – mais en fin de compte tout à fait honorable à l’aune des résultats obtenus par les écologistes en Europe. Le demi-échec provient cette fois pour partie de la présence d’une troisième force qui a capté une fraction non négligeable des voix écologistes, des candidats d’écologie « divers » dont le score s’élève à près de 4 %. Il s’agit, en réalité, de petites formations qui profitent de la popularité de l’écologie pour gagner des voix et bénéficier de la manne des crédits publics consacrée au financement de la vie politique…
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