Chapitre 7. Béziers. Naissance d'un fief ?
- Par Corinne Escaffit
- et Emmanuel Négrier
Pages 125 à 138
Citer ce chapitre
- ESCAFFIT, Corinne
- et NÉGRIER, Emmanuel,
- DOLEZ, Bernard
- et LAURENT, Annie,
- Escaffit, Corinne.
- et al.
- Escaffit, C.
- et Négrier, E.
- B. Dolez
- et A. Laurent
https://doi.org/10.3917/scpo.dolez.2002.01.0125
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- Escaffit, C.
- et Négrier, E.
- B. Dolez
- et A. Laurent
- Escaffit, Corinne.
- et al.
- ESCAFFIT, Corinne
- et NÉGRIER, Emmanuel,
- DOLEZ, Bernard
- et LAURENT, Annie,
https://doi.org/10.3917/scpo.dolez.2002.01.0125
Notes
-
[1]
Ces questions ont été en partie analysées dans E. Négrier (dir.), 2001.
-
[2]
Fin décembre 2001, le préfet parvient finalement à prendre un arrêté créant une communauté d’agglomération (13 communes), après de multiples obstacles. Cette « petite » communauté, présidée par le maire de Béziers, reste largement en deçà de l’aire urbaine biterroise ; l’examen de ses compétences révèle un projet a minima dont les capacités de développement semblent strictement limitées.
Béziers, sous-préfecture de l’Hérault, « capitale du vin », a aussi été, dans une certaine mesure, une ville ouvrière à la faveur d’une activité métallurgique et ferroviaire. Cette identité renvoyant au « Midi rouge » était mise en avant par les forces politiques de gauche. Elle est illustrée, tout au long du xxe siècle, par une forte capacité de mobilisation sociale. Les manifestations et les troubles relatifs à la défense de la viticulture de 1907 en sont une illustration. Cet esprit de mobilisation est amplifié par les luttes ouvrières de 1936, 1938 et 1947, relayées de 1955 à 1964 par le combat mené contre la fermeture des usines Fouga. Dans les années 1970, les revendications des viticulteurs, celles des employés des services publics et des mouvements occitanistes de gauche formèrent un nouveau front de contestation, dans un contexte de déclin économique et démographique. La crise de la viticulture de masse a fragilisé son statut de place de négoce. La disparition de ses activités industrielles a mis à mal son rang de centre administratif, au moment où une capitale régionale prenait corps à Montpellier. Le rayonnement culturel de Béziers, en phase avec une certaine aristocratie viticole et sa bourgeoisie urbaine, a diminué avec cette lente récession.
La diminution de la population est réelle : Béziers compte 69 359 habitants selon le recensement de 1999, contre 83 994 en 1975. Elle accueille depuis plus de vingt ans un nombre élevé de retraités ou de préretraités. Ce vieillissement participe du sentiment de déclin qui prédomine dans les représentations sociales et transforme également le corps électoral…
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