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Chapitre 3. Du nord au sud l'écologie dans tous ses états

Pages 75 à 109

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  • Boy, D.
  • et Roche, A.
(1995). Chapitre 3. Du nord au sud l'écologie dans tous ses états. Dans
  • P. Perrineau
Le vote des Douze : Les élections européennes de juin 1994 (p. 75-109). Presses de Sciences Po. https://doi.org/10.3917/scpo.perri.1995.02.0075.

  • Boy, Daniel.
  • et al.
« Chapitre 3. Du nord au sud l'écologie dans tous ses états ». Le vote des Douze Les élections européennes de juin 1994, Presses de Sciences Po, 1995. p.75-109. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-vote-des-douze-les-elections-europeennes-de-jui--9782724606671-page-75?lang=fr.

  • BOY, Daniel
  • et ROCHE, Agnès,
1995. Chapitre 3. Du nord au sud l'écologie dans tous ses états. In :
  • PERRINEAU, Pascal,
Le vote des Douze Les élections européennes de juin 1994. Paris : Presses de Sciences Po. Chroniques électorales, p.75-109. DOI : 10.3917/scpo.perri.1995.02.0075. URL : https://shs.cairn.info/le-vote-des-douze-les-elections-europeennes-de-jui--9782724606671-page-75?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/scpo.perri.1995.02.0075


Notes

  • [1]
    L’ouvrage le plus exhaustif sur les Grünen est celui de Joachim Raschke, Die Grünen : wie sie wurden, was sie sind, Bund-Verlag, 1993 ; cf. également Eva Kolinsky (éd.), The Greens in West Germany : Organisation and Policy Making, Oxford, Berg, 1989 ; Benoît Rihoux, « Die Grünen : le retour ? », L’Observateur de l’environnement, avril 1994.
  • [2]
    Les résultats des différents partis à l’Ouest et à l’Est sont totalisés à part, et ce, comble de l’ironie, à la demande des Verts qui, si les résultats avaient été comptés sur l’ensemble du pays, auraient dépassé le seuil de 5 %. Sur les élections de 1990, cf. Herbert Kitschelt, « The 1990 German Federal Election and the National Unification : A Watershed in German Electoral History ? », West European Politics, 14 (4), octobre 1991 ; Jérôme Vaillant, « Analyse des premières élections générales allemandes du 2 décembre 1990 et des scrutins régionaux du 14 octobre 1990 », Allemagne d’aujourd’hui, numéro spécial « L’Allemagne réunifiée », décembre 1990 ; Henri Ménudier, « Les élections fédérales du 2 décembre 1990 », Documents, Revue des questions allemandes, numéro spécial « L’unité allemande », 1990.
  • [3]
    Sur la fusion des deux partis, cf. Thomas Poguntke et Rüdiger Schmitt-Beck, « Still the Same with a New Name ? Bündnis 90/Die Grünen after the Fusion », German Politics, 3 (1), avril 1994, p. 91-113 ; Rüdiger Schmitt-Beck, « Wählerpotentiale von Bündnis 90/Grünen im Ost-West-Vergleich : Umfang, Struktur, politische Orientierungen », Journal für Sozialforschung, 34 Jg, 1994, Heft 1, p. 45-70.
  • [4]
    Cf., par exemple, Claude Hubain, « L’écologie en Allemagne », Allemagne d’aujourd’hui, 22, octobre-décembre 1992.
  • [5]
    Sur la Belgique, cf. B. Rihoux « Résultats électoraux d’Ecolo, 1981-1991, CRISP, Courrier hebdomadaire, 1371-1372, 1992, et B. Rihoux, « Émergence et développement des deux partis écologistes belges, Ecolo et Agalev », Working Papers, Instituto de ciencias políticas y sociales, Barcelone, 1993. Les auteurs remercient B. Rihoux pour les informations aimablement communiquées sur les mouvements écologistes en Belgique.
  • [6]
    Sur le Luxembourg, cf. Cerdeira B. Joâo Paulo, Développement et résultats électoraux des formations écologistes au Grand Duché du Luxembourg, travail de fin d’études, Département des Sciences politiques et sociales, Université catholique de Louvain, septembre 1994, 200 p.
  • [7]
    Cf. Montserrat Baras, « Los partidos politicos verdes en Cataluña », Working Paper, n° 47, 1992, Instituto de ciencias políticas y sociales, Barcelone ; Alberto Recio, « The Ecologist Movement in Spain. Boomerang of the Development Model », International Journal of Sociology and Social Policy, 12 (4-5-6-7), 1992.
  • [8]
    Cf. Alberto Recio, « The Ecologist Movement in Spain… », art. cité.
  • [9]
    Les sources concernant les Verts portugais sont quasi inexistantes. Mentionnons la contribution de Maria José Stock, « The Portuguese Greens : Growing Pains or Compromised Future ? », au workshop « Europe : The Green Challenge », European Consortium for Political Research, mars 1991. Les auteurs remercient Marc Lazar et Francine Simon-Ekovich pour les précieux renseignements qu’ils leur ont apportés, dans ce contexte de pénurie d’informations…
  • [10]
    Sur les Verts italiens, cf. Paolo Ceri, « Les Verdi en Italie : qui représente qui ? », Politix, 1990 ; Paolo Modugno, « I Verdi à l’aube de la IIe République », L’Observateur de l’environnement, mai 1994 ; Alexander Langer, « Le mouvement vert en Italie : évolution, enracinement, thèmes, influence », Peuples méditerranéens, janvier-juin 1993 ; Roberto Biorcio, « Il movimento verde in Italia », Working Papers, 46, 1992, Instituto de ciencias políticas y sociales, Barcelone.
  • [11]
    Si l’on prend en compte le score d’une liste « Arcobaleno », Arc-en-ciel (2,4 %) lors des élections européennes de 1989, le résultat des écologistes en 1994 est en très nette régression (3,2 % contre 6,2 %).
  • [12]
    Cf. Geneviève Bibes, « Le triple test des élections municipales 1993 », Revue politique et parlementaire, novembre-décembre 1993.
  • [13]
    Mario Caciagli, « Italie 1993, vers la Seconde République? », Revue française de science politique, avril 1993, p. 245.
  • [14]
    Cf. Dimitris Stevis, « Policical Ecology in the Semi-Periphery : Lessons from Greece », International Journal of Urban and Regional Research, 17 (1), 1993. Sur le cas grec, les auteurs remercient aussi de ses informations Ilias Nicolacopoulos, professeur au département de Science politique de l’Université d’Athènes.
  • [15]
    Sur la naissance et l’évolution du parti écologiste britannique, cf. Wolfgang Rüdig, Philip Lowe, « The Withered “Greening” of British Politics : a Study of the Ecology Party », Political Studies, 34, 1986, p. 262-284, ainsi que Wolfgang Rüdig, Mark N. Franklin, Lynn G. Bennie, « Green Blues : The Rise and Decline of the British Green Party », Strathclyde Papers on Government and Politics, 95, 1993 (University of Strathclyde).
  • [16]
    Sur ce point, cf. W. Rüdig, Philip Lowe, « The Withered “Greening” of British Politics… », art. cité, p. 19.
  • [17]
    Pour un historique du mouvement environnemental et alternatif danois, cf. « The Making of the New Environmentalism in Denmark », dans A. Jamison, R. Eyerman, J. Cramer, The Making of the New Environmental Consciousness. A Comparative Study of the Environmental Movements in Sweden, Denmark and the Netherlands, Edinburg, Edinburg University Press, 1990, p. 66-120.
  • [18]
    Cf. Paul Lucardie, Gerrit Voerman et Wijbrandt Van Schuur, « Different Shades of Green : A Comparison Between Members of Groen Links and De Groenen », Environmental Politics, 2 (1), printemps 1993, p. 40-62. Les auteurs remercient Thomas Cordier, de l’Université d’Utrecht, pour les informations qu’il leur a apportées.
  • [19]
    Déclaration de principe adoptée par le Parti communiste hollandais en 1984, citée par Lucardi et al., art. cité, p. 43.
  • [20]
    Le résultat de De Groenen, plus élevé qu’auparavant, peut être attribué à la présence en tête de liste de Herman Verbeek, très connu du public, député européen sortant et ancien leader de Groen Links qui est passé à De Groenen.
  • [21]
    Sur les origines et le développement du mouvement écologiste en Irlande, cf. S.Baker, « The Evolution of the Irish Movement », p. 47-81, dans W. Rüdig (éd.), Green Politics One, Edinburgh, Edinburgh University Press, 1990.
  • [22]
    Selon S. Baker (art. cité), Christopher Fettes, son fondateur, végétarien militant et défenseur de l’espéranto, faisait surtout campagne sur le problème des droits des animaux.
  • [23]
    Sur ce point, cf. David Whiteman, « The Progress and Potential of the Green Party in Ireland », Irish Political Studies, 5, 1990, p. 45-58.
  • [24]
    Cf. Les Européens et l’environnement en 1992, Rapport pour la CEE, août 1992.
  • [25]
    Ronald Inglehart, The Silent Revolution. Changing Values and Political Styles among Western Publics, Princeton, Princeton University Press, 1977, 482 pages.
  • [26]
    Car certains pays ont des proportions de populations aux orientations postmatérialistes élevées et un mouvement écologiste faible.
  • [27]
    En excluant les cas du Danemark et du Portugal où les écologistes se présentent dans une coalition. Pour la Belgique, on a considéré la moyenne des deux scores Agalev et Ecolo.
  • [28]
    Cette hypothèse est développée par Herbert Kitschelt : « Les pays dans lesquels des partis de gauche ont été au pouvoir pendant presque toutes les années 1970 sont également ceux où l’on trouve des partis de la gauche libertaire forts dans les années 1980. » (« La gauche libertaire et les écologistes français », Revue française de science politique, 40 (3), juin 1990). Cf. également H. Kitschelt, The Logics of Party Formation. Ecological Politics in Belgium and West Germany, Ithaca, Cornell University Press, 1989, 343 pages.

Aux élections européennes de 1994, les résultats des listes écologistes dans l’Union européenne ont varié d’un minimum de 0,3 % en Grèce à un maximum de 13 % en Belgique francophone. On oppose souvent les pays d’Europe du Nord plus sensibles à l’écologie politique à une Europe du Sud plus fermée à la problématique environnementale. Dominés par le protestantisme, et par là plus enclins à un certain civisme, plus atteints aussi par les dégâts de l’industrialisation, mais aussi plus développés culturellement, les habitants des nations du Nord accorderaient plus volontiers leur confiance à l’écologie, à l’inverse des pays du Sud.
Les résultats obtenus par les écologistes dans les dix dernières années confirment-ils ces hypothèses ? Pour apprécier l’évolution de l’écologie politique en Europe, nous avons rangé les différents pays de l’Union européenne en trois catégories selon la force moyenne des écologistes dans cette période en considérant les trois dernières élections européennes (1984, 1989, 1994) et la dernière élection parlementaire intervenue dans chacun de ces pays (tableau 1).
Les deux premières catégories (les forts, les faibles) sont dépourvues d’ambiguïté. Il s’agit d’abord des rares cas où l’écologie politique a pratiquement toujours obtenu de bons résultats électoraux. Trois pays peuvent être mis à ce rang : l’Allemagne, la Belgique et le Luxembourg. À l’autre extrémité de l’échelle, nous traiterons des pays où l’écologie politique n’a qu’exceptionnellement franchi la barre des 5 % (Danemark, Espagne, Grèce, Italie, Portugal, Royaume-Uni)…


Date de mise en ligne : 01/04/2010

https://doi.org/10.3917/scpo.perri.1995.02.0075

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