Chapitre d’ouvrage

Chapitre 5. Les extrêmes droites en Europe

Pages 123 à 152

Citer ce chapitre


  • Ignazi, P.
(1995). Chapitre 5. Les extrêmes droites en Europe. Dans
  • P. Perrineau
Le vote des Douze : Les élections européennes de juin 1994 (p. 123-152). Presses de Sciences Po. https://doi.org/10.3917/scpo.perri.1995.02.0123.

  • Ignazi, Piero.
« Chapitre 5. Les extrêmes droites en Europe ». Le vote des Douze Les élections européennes de juin 1994, Presses de Sciences Po, 1995. p.123-152. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-vote-des-douze-les-elections-europeennes-de-jui--9782724606671-page-123?lang=fr.

  • IGNAZI, Piero,
1995. Chapitre 5. Les extrêmes droites en Europe. In :
  • PERRINEAU, Pascal,
Le vote des Douze Les élections européennes de juin 1994. Paris : Presses de Sciences Po. Chroniques électorales, p.123-152. DOI : 10.3917/scpo.perri.1995.02.0123. URL : https://shs.cairn.info/le-vote-des-douze-les-elections-europeennes-de-jui--9782724606671-page-123?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/scpo.perri.1995.02.0123


Notes

  • [1]
    Les problèmes liés à la classification de l’extrême droite ont été développés dans P. Ignazi, « The Silent Counter-Revolution. Hypotheses on the Emergence of Extreme Right-Wing Parties in Europe », European Journal of Political Research, 22 (3), 1992, p. 3-34.
  • [2]
    E. Deutsch, D. Lindon, P. Weil, Les familles politiques, Paris, Minuit, 1966.
  • [3]
    S. Henig (dir.), Political Parties in the European Community, Londres, Allen and Unwin, 1969.
  • [4]
    D.L. Seiler, Partis et familles politiques, Paris, PUF, 1980.
  • [5]
    J.E. Lane, S.O. Ersson, Politics and Society in Western Europe, Londres, Sage, 1987.
  • [6]
    M. Winock, « Introduction », p. 7-16, dans M. Winock (dir.), Histoire de l’extrême droite en France, Paris, Seuil, 1993, p. 7.
  • [7]
    R. Rémond, Les droites en France, Paris, Aubier, 1982.
  • [8]
    Z. Sternhell, M. Sznajder, M. Asheri, Naissance de l’idéologie fasciste, Paris, Fayard, 1989, p. 15.
  • [9]
    R. Griffin, The Nature of Fascism, Londres et New York, Routledge, 1993, p. 26.
  • [10]
    Z. Sternhell, M. Sznajder, M. Asheri, op. cit., p. 15.
  • [11]
    J.A. Laponce, Left and Right. The Topography of Political Perception, Toronto, Toronto University Press, 1987.
  • [12]
    Le placement de chaque parti est défini à partir des données de sondages qui donnent la position moyenne attribuée à chacun des partis par l’électorat.
  • [13]
    O. Kirchheimer, « The Vanishing Opposition », p. 237-259, dans R. Dahl (dir.), Political Opposition in Western Democraties, New Haven et Londres, Yale University Press, 1966.
  • [14]
    G. Sartori, Parties and Party Systems, Cambridge, Cambridge University Press, 1976, p. 136.
  • [15]
    Ce sujet est traité plus largement dans mon ouvrage L’estrema destra in Europa, Bologne, II Mulino, 1994.
  • [16]
    D. Bell, The Coming of Postindustrial Society, New York, Basic Books, 1973 ; A. Touraine, La société postindustrielle, Paris, Denoël, 1969.
  • [17]
    Sur le MSI, cf. P. Ignazi, Il polo escluso. Profila del Movimento Sociale Italiano, Bologne, II Mulino, 1989.
  • [18]
    Cette distinction classique de Renzo De Felice est bien présentée par P. Milza, Fascisme français. Passé et présent, Paris, Flammarion, 1987.
  • [19]
    Données CIRM-BVA « Sortie des urnes », présentées à la Journée d’études de l’Association française de science politique, Paris, 8 avril 1994.
  • [20]
    Les dernières évolutions du MSI sont présentées dans P. Ignazi, Post-fascisti ? Dal Movimento Sociale all’ Alleanza nazionale, Bologne, II Mulino, 1994.
  • [21]
    Sur l’extrême droite allemande, cf. R. Stoss, Politics Against Democracy. Right-Wing extremism in West Germany, New York et Oxford, Berg, 1991 ; P. Moreau, Les héritiers du IIIe Reich, Paris, Le Seuil, 1994.
  • [22]
    Sur le cas des Pays-Bas, cf. G. Voerman et P. Lucardie, « The Extreme Right in the Netherlands. The Centrists and their Radical Rivals », European Journal of Political Research, 22 (3), 1992, p. 35-54.
  • [23]
    R. Eatwell, « Why Has The Extreme Right Failed in Britain ? », p. 175-192, dans P. Hainsworth (dir.), The Extreme Right in Europe and the USA, Londres, Pinter, 1992.
  • [24]
    H. Gijsels, Het Vlaams Blok, Leuven, Uitgeverij Kritik, 1992.
  • [25]
    La littérature sur le Front national est assez vaste. On retiendra seulement G. Birenbaum, Le Front national en politique, Paris, Balland, 1992 ; P. Perrineau, « Le Front national : 1972-1992 », p. 243-297, dans M. Winock (dir.), op. cit.
  • [26]
    C. Ysmal, « La diversité des forces “anti-système” », p. 187-208, dans P. Habert, P. Perrineau, C. Ysmal, Le vote éclaté, Paris, Département d’études politiques du Figaro et Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1992, p. 206.
  • [27]
    P. Ignazi et C. Ysmal, « New and Old Extreme Right-Wing Parties. The French Front national and the Italian Movimento Sociale », European Journal of Political Research, 22 (3) 1992, p. 101-122 et 118.
  • [28]
    Cf. C. Ysmal, « Les habits nouveaux de l’extrême droite », dans SOFRES, L’état de l’opinion publique 1991, Paris, Gallimard, 1991.
  • [29]
    N. Mayer, P. Perrineau, « La puissance et le rejet ou le lepénisme dans l’opinion », p. 63-78, dans O. Duhamel, J. Jaffré (dir.), L’État de l’opinion publique 1993, Paris, Le Seuil, 1993, p. 73.
  • [30]
    N. Mayer, « Explaining Electoral Right-Wing Extremism », rapport présenté à l’APSA Annual Meeting, Washington, 1993.
  • [31]
    Voir G. Ivaldi, « The World as They See it », article présenté à l’ECPR, Joint Sessions of Workshops, Bochum, 1990 ; B. Orffali, « Le droit chemin ou les mécanismes de l’adhésion politique », p. 119-134, dans N. Mayer et P. Perrineau (dir.), Le Front national à découvert, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1989.
  • [32]
    P. Ignazi, C. Ysmal, op. cit.
  • [33]
    Sur les Republikaner, plusieurs ouvrages sont parus récemment. Voir R. Stoess, Politics Against Democracy…, op. cit. ; « The Problem of Right-wing Extremism in West Germany », West European Politics, 11 (1), 1988, p. 34-64 ; « Rechtextremismus und Wahlen in der Bundesrepublik », Aus Politik und Zeitgeschichte, B11/93, p. 50-59; Rechtsextremismus in Berlin 1990, Freie Universität Berlin, Berliner Arbeitschefte und Berichte zur sozialwissenschaftlichen Forschung, N. 80, 1993 ; B. Westle et O. Niedermayer, « Contemporary Right-Wing Extremism in West Germany : “The Republicans” and thier Electorate », European Journal of Political Research, 22 (3), 1992, p. 83-100; J.G. Jaschke, Die “Republikaner”, Bonn, Verlag J. H. W. Dietz Nachf., 1993 ; M. Minkenberg, The New Right in Comparative Perspective. The USA and Germany, Cornell, Cornell University Press, 1993 ; « The New Right in West Germany », European Journal of Political Research, 22 (3), 1992, p. 55-82 ; H. G. Betz, Postmodern Politics in Germany. The Politics of Resentment, New York, St. Martin Press, 1991.
  • [34]
    U. Backes, « The West German Republikaner : Profile of a Nationalist, Populist Party of Protest », Patterns of Prejudice, 24, 1990, p. 3-18 et 14.
  • [35]
    T. Saalfeld, « The Politics of National-Populism : Ideology and Policies of the German Republikaner Party », German Politics, 2, 1993, p. 177-199, p. 184.
  • [36]
    H. G. Jaschke, op. cit., p. 113.
  • [37]
    T. Saalfeld, art. cité, p. 185.
  • [38]
    U. Backes, P. Moreau, Die Extreme Rechte in Deutschland, Munich, Akademischer Verlag Munchen, 1994, p. 82.
  • [39]
    J. G.Andersen, « Denmark. The Progress Party : Populist Neoliberalism and Welfare State Chauvinism », p. 193-205, dans P. Hainsworth (dir.), op. cit.
  • [40]
    G. Brees, L’affront national. Le nouveau visage de l’extrême droite en Belgique, Bruxelles, EPO, 1992.

Pour analyser les partis d’« extrême droite », il faut d’abord clarifier ce que l’extrême droite signifie. Ni l’appartenance au groupe européen de l’Eurodroite dans le Parlement européen, ni l’appellation coutumière ne suffisent. Qu’entend-on alors par « extrême droite » ? Quels sont les partis d’extrême droite ? Quels sont les traits communs partagés par les partis dits d’extrême droite ?
L’absence presque totale jusqu’à une date récente d’un effort systématique dans ce domaine a contribué à une certaine confusion dans la réflexion relative à la délimitation du territoire de l’extrême droite. La réflexion la plus commune a suivi un parcours a contrario qui revient à loger dans l’extrême droite tout ce qui ne rentre pas dans la famille politique libérale ou conservatrice, sous les noms de néo-fasciste, populiste, poujadiste, protestataire, etc. Une des raisons majeures de cette classification hâtive est que très peu de ces partis ont fait l’objet d’études approfondies.
L’approche classique dans les études de partis par « famille spirituelle » se réfère à Maurice Duverger qui classifie les partis politiques en fonction de leur idéologie. D’autres auteurs -E. Deutsch et al., S. Henig, D.L. Seiler, J.E. Lane et S.O. Ersson – dans leur classification des partis ont utilisé la variable idéologique en liaison avec d’autres variables. L’approche que l’on va retenir dans ce travail intègre l’élément idéologique soit avec la situation dans l’espace politique (le positionnement des partis sur l’axe droite-gauche), soit avec l’attitude à l’égard du système politique…


Date de mise en ligne : 01/04/2010

https://doi.org/10.3917/scpo.perri.1995.02.0123

Ce chapitre est en accès conditionnel

Cairn Pro Gestion - Ouvrages + Revues

380 € par an

10 000 ouvrages et 300 revues au cœur de votre métier

Acheter cet ouvrage

4,99 €

320 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

5,00 €

30 pages format électronique (HTML, PDF et feuilletage)
Déjà abonné(e) à Cairn Pro ? Membre d'une institution cliente ?