Chapitre 4. Les candidats écologistes la chasse aux signatures
- Par Agnès Roche
Pages 81 à 93
Citer ce chapitre
- ROCHE, Agnès,
- PERRINEAU, Pascal
- et YSMAL, Colette,
- Roche, Agnès.
- Roche, A.
- P. Perrineau
- et C. Ysmal
https://doi.org/10.3917/scpo.perri.1995.01.0081
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- Roche, A.
- P. Perrineau
- et C. Ysmal
- Roche, Agnès.
- ROCHE, Agnès,
- PERRINEAU, Pascal
- et YSMAL, Colette,
https://doi.org/10.3917/scpo.perri.1995.01.0081
Notes
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[1]
Article de Bernard Charbonneau dans La Gueule ouverte, 21, juillet 1974.
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[2]
Les Amis de la Terre, présidés par Brice Lalonde, ont été fondés en 1971 et comptent environ 3 000 militants. Ils sont favorables à des alliances avec d’autres partis politiques. Le Mouvement d’écologie politique (MEP), né en 1980, est partisan d’une écologie autonome politiquement. Quant aux diversitaires, de tendance plus anarchisante, ils critiquent à la fois le MEP et les Amis de la Terre. Pour plus de détails sur l’histoire du mouvement écologiste, cf. Jean-Luc Bennahmias et Agnès Roche, Des Verts de toutes les couleurs. Histoire et sociologie du mouvement écolo, Paris, Albin Michel, 1992, 208 pages.
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[3]
Les militants écologistes décident finalement de présenter un candidat à l’élection présidentielle par 201 voix contre 12, lors des Assises de l’écologie qui ont lieu à Lyon les 2, 3 et 4 mai 1980. Pour plus de détails concernant le mode de désignation du candidat écologiste, cf. Agnès Roche, « La sélection partisane : l’exemple des écologistes », communication au colloque Les primaires ou la sélection des candidats présidentiels, organisé par l’Association française de science politique et le Centre d’analyse comparative des systèmes politiques, Paris, 27, 28 et 29 avril 1994.
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[4]
Au premier tour, 1 561 personnes participent au vote : Philippe Lebreton, président du MEP, obtient 627 voix (40,2 %), Brice Lalonde, président des Amis de la Terre, 615 voix (39,4 %), Didier Anger, 75 voix (4,8 %), les huit autres candidats se partageant les derniers 16 %. Au second tour, Brice Lalonde obtient 53,2 % des suffrages exprimés (930 voix) contre 46,8 % à Philippe Lebreton (817 voix).
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[5]
837 adhérents Verts prennent part au vote. Antoine Waechter obtient 59 % des suffrages exprimés, contre 28 % pour Yves Cochet et 13 % pour Jean Brière.
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[6]
Pour une étude sur les conseillers régionaux écologistes, cf. Daniel Boy, Vincent Jacques Le Seigneur, Agnès Roche, L’écologie au pouvoir, Presses de Sciences Po, 1995, 278 pages.
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[7]
Cf. Daniel Boy, « Écologistes : retour sur terre », dans Philippe Habert, Pascal Perrineau, Colette Ysmal (dir.), Le vote sanction. Les élections législatives des 21 et 28 mars 1993, Paris, Département d’études politiques du Figaro, Presses de Sciences Po, 1993, p. 161-184 ; Agnès Roche, « Mars 1993 : un révélateur des faiblesses des écologistes », Revue politique et parlementaire, mars-avril 1993, p. 34-41.
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[8]
« Info Matin », 28 octobre 1994.
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[9]
Noël Mamère, Andrée Buchmann et Pierre Juquin font le constat que l’écologie « (n’a) plus d’espace » (Le Figaro, 15 mars 1995). Ils appellent à voter pour Lionel Jospin dès le premier tour et entrent dans son équipe de campagne.
-
[10]
AFP, 3 décembre 1994.
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[11]
Libération, 13 janvier 1995.
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[12]
AFP, 16 décembre 1994.
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[13]
AFP, 6 janvier 1995.
-
[14]
Interview de Brice Lalonde au Journal des présidentielles, 3, janvier 1995.
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[15]
AFP, 15 mars 1995.
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[16]
Le Figaro, 2 mai 1995.
-
[17]
Libération, 9 janvier 1995.
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[18]
Selon Le Parisien, 4 avril 1995, et La Croix, 6 avril 1995.
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[19]
AFP, 5 avril 1995.
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[20]
Parmi les 504 élus ayant parrainé Antoine Waechter en 1988, 65 donneront leur signature à Dominique Voynet.
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[21]
Voir D. Boy, V. Jacques Le Seigneur, A. Roche, L’écologie au pouvoir, op. cit.
-
[22]
Parmi ces 709 élus, 500 ont été tirés au sort par le Conseil constitutionnel (Journal officiel de la République française, 12 avril 1995), mais il était préférable de prendre ici en compte la totalité des élus ayant donné effectivement leur signature.
-
[23]
Pour les élus ayant plusieurs mandats, c’est le mandat déclaré au Conseil constitutionnel qui a été pris en compte.
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[24]
Yves Piétrasanta dans l’Hérault, Patrice Hernu dans le Val-de-Marne, Michel Moreau dans le Jura et Pierre-François Siméoni dans l’Oise.
-
[25]
Le nombre moyen d’habitants des communes dont le maire a parrainé Dominique Voynet est de 1 277.
-
[26]
Il s’agit des maires de Cusset (03), Valentigney (25), Plougastel-Daoulas (29), Ramonville-Saint-Agne (31), Fougères (35), La Chapelle-sur-Erdre (44), Saint-Michel-sur-Orge (91), et Vauréal (95).
-
[27]
Sur les 584 maires ayant apporté leur soutien à Dominique Voynet, 73 sont originaires de Franche-Comté.
-
[28]
Yves Piétrasanta est conseiller général depuis 1972, maire de Mèze depuis 1977, et conseiller régional depuis 1986. Membre des radicaux de gauche dès 1972, il participe en 1990 à la création de Génération Écologie, qu’il quitte en 1994 pour fonder Écologie Fraternité puis, en 1995, le PERLES (Parti écologiste pour le rassemblement de l’écologie sociale). Pour une analyse du parcours de ce notable de l’écologie, cf. W. Genieys et J. Joana, « Un Janus notabiliaire : Yves Piétrasanta », Pôle Sud, 2, mars 1995.
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[29]
En 1988, Antoine Waechter n’avait obtenu que deux parrainages d’élus dans l’Hérault.
Après René Dumont en 1974, Brice Lalonde en 1981 et Antoine Waechter en 1988, Dominique Voynet est la quatrième candidate portant les couleurs de l’écologie à une élection présidentielle. Mais cette fois, pendant plusieurs mois, trois candidats à la candidature écologiste s’affrontent publiquement. Ils ne seront pas départagés par le vote des militants mais par la loi, qui fait obligation aux candidats d’être parrainés par cinq cents élus. Dominique Voynet, Brice Lalonde et Antoine Waechter se disputent la légitimité que confère une candidature à la présidence de la République, et leurs rivalités ont une visibilité que n’avaient pas les querelles qui agitaient le petit microcosme écologiste en 1974 ou en 1981. Pourtant, ni René Dumont (reconnu aujourd’hui par la quasi-totalité des écologistes comme le père du mouvement) en 1974, ni Brice Lalonde en 1981, ni Antoine Waechter en 1988, ne faisaient l’unanimité.
En 1974, une poignée de militants écologistes proposent à René Dumont d’être leur candidat à l’élection présidentielle. L’agronome ne fait pourtant pas l’unanimité au sein du mouvement écologiste. D’une part, les associations de protection de la nature sont réticentes à l’idée même d’une candidature écologiste : pour elles, l’écologie ne doit pas entrer en politique. D’autre part, pour nombre de militants, une candidature écologiste n’est pas souhaitable car elle pourrait empêcher la gauche de gagner. Certains militants reprochent également à René Dumont d’avoir, dans le passé, défendu des idées éloignées de l’idéal écologiste : « M…
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