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Chapitre 5. L’effet de l’archaïque chez le thérapeute de patients psychotiques en institution : traumatisme vicariant et son possible traitement

Pages 107 à 115

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  • Gimenez, G.
(2020). Chapitre 5. L’effet de l’archaïque chez le thérapeute de patients psychotiques en institution : traumatisme vicariant et son possible traitement. Dans
  • J. Pinel
  • et G. Gaillard
Le travail psychanalytique en institution : Manuel de cliniques institutionnelles (p. 107-115). Dunod. https://doi.org/10.3917/dunod.pinel.2020.01.0107.

  • Gimenez, Guy.
« Chapitre 5. L’effet de l’archaïque chez le thérapeute de patients psychotiques en institution : traumatisme vicariant et son possible traitement ». Le travail psychanalytique en institution Manuel de cliniques institutionnelles, Dunod, 2020. p.107-115. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-travail-psychanalytique-en-institution--9782100804863-page-107?lang=fr.

  • GIMENEZ, Guy,
2020. Chapitre 5. L’effet de l’archaïque chez le thérapeute de patients psychotiques en institution : traumatisme vicariant et son possible traitement. In :
  • PINEL, Jean-Pierre
  • et GAILLARD, Georges,
Le travail psychanalytique en institution Manuel de cliniques institutionnelles. Paris : Dunod. Psychothérapies, p.107-115. DOI : 10.3917/dunod.pinel.2020.01.0107. URL : https://shs.cairn.info/le-travail-psychanalytique-en-institution--9782100804863-page-107?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dunod.pinel.2020.01.0107


Je souhaite étudier les effets hallucinatoires et délirants de traumatismes précoces ou tardifs, par lesquels les sujets psychotiques tentent de trouver une forme pour contenir l’expérience effractive traumatique. Il peut s’agir de tentatives de figurations à travers le délire ou les hallucinations, mais aussi par la création d’objets concrets qui sont très massivement investis par les patients et très chargés émotionnellement. Dans certains cas, la régression, provoquée par le vécu traumatique peut être vécue, en écho, d’une part dans l’équipe de soin de façon très intense et violente, mais aussi, d’autre part, dans la thérapie. Cette dimension traumatique, vécue par les soignants et thérapeutes, renvoie à ce qui est nommé très justement « trauma vicariant ». J’essaierai de montrer comment il est possible de le repérer, le traiter et l’utiliser dans la thérapie de nos patients en grande difficulté.
Au CMP où je travaillais, une patiente, Julia, que je suivais depuis quelques mois, m’amène, après une période aiguë, un cadeau en guise de remerciement, avant de repartir pour quelque temps en Angleterre, son pays d’origine. Elle me tend un objet, délicatement enveloppé dans un papier journal, pour le protéger. Elle le déballe, doucement, et dévoile une jolie statuette d’une vingtaine de centimètres de haut. Elle représente un corps, comme à moitié sorti du magma, de l’informe. S’en dégage une sensation intense, profonde, grave, qui se mélange à l’esthétique de la forme : subtile, évocatrice, sensible…


Date de mise en ligne : 10/12/2020

https://doi.org/10.3917/dunod.pinel.2020.01.0107

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