15. L'emploi non qualifié dans les trajectoires professionnelles de jeunes débutants
- Par Catherine Béduwé
Pages 269 à 284
Citer ce chapitre
- BÉDUWÉ, Catherine,
- MÉDA, Dominique
- et VENNAT, Francis,
- Béduwé, Catherine.
- Béduwé, C.
- D. Méda
- et F. Vennat
https://doi.org/10.3917/dec.meda.2005.01.0269
Citer ce chapitre
- Béduwé, C.
- D. Méda
- et F. Vennat
- Béduwé, Catherine.
- BÉDUWÉ, Catherine,
- MÉDA, Dominique
- et VENNAT, Francis,
https://doi.org/10.3917/dec.meda.2005.01.0269
Notes
-
[1]
Les résultats détaillés de ce travail de recherche mené pour la DARES sont dans [Béduwé et al., 2003, p. 5-46].
-
[*]
LIRHE, université des sciences sociales de Toulouse-I.
-
[2]
Les passages par l’OENQ concernent 38,8% des jeunes au bout de trois ans (1992-1995) et 47,2% au bout de cinq ans (1992-1997), ce qui montre que les accès à l’OENQ peuvent se faire très tard, notamment chez les jeunes non diplômés.
-
[3]
Cf. contribution de C. Minni dans le présent ouvrage. Celui-ci comptabilise les accès à une date donnée pour chaque cohorte et non la totalité des passages d’une cohorte sur cinq ans.
-
[4]
Ces 12 % de jeunes sans qualification sont ceux des niveaux VI, Vbis, sortants de SEGPA, de collège, ou de première année de CAP/BEP. Ils deviennent 25% si on leur ajoute les sortants de CAP/BEP non diplômés : ils constituent alors les jeunes « non diplômés ». Enfin leur proportion monte, en 1998, à 30 % si on ajoute les sortants de seconde, première ou terminale avant le bac, mais qui ont généralement le brevet des collèges.
-
[5]
Il s’agit d’un modèle logit multinomial à trois modalités : absence totale d’emploi sur cinq ans, passage par un OENQ, non-passage par un OENQ.
-
[6]
I.e. sept rubriques détaillées de la nomenclature PCS 82 de l’INSEE.
-
[7]
On a d’abord procédé à une classification (nuées dynamiques) des parcours individuels saisis dans l’enquête (chronogrammes) en trajectoires professionnelles types pour chaque figure d’ENQ, que l’on a ensuite regroupées, a posteriori, en six classes identiques pour chaque figure [Béduwé et al., 2003].
-
[8]
Cf. [Béduwé et al., 2003] pour détails de l’analyse.
-
[9]
Indicateurs construits à partir de questions d’opinion contenues dans l’enquête [Béduwé et al., 2003].
-
[10]
Idem.
-
[11]
La significativité et le sens d’influence des coefficients du modèle ne varient pas selon que l’on y met ou non les figures d’emploi et les caractéristiques individuelles. On admet donc que le biais d’endogénéité ne perturbe pas l’interprétation des coefficients, à condition de ne considérer que leur sens et non leur valeur.
Quelle que soit la définition retenue, les emplois non qualifiés – de niveau
employé ou ouvrier (OENQ) – sont les plus mal payés, les moins valorisés socialement et concentrent statuts précaires et conditions de travail difficiles [Burnod
et Chenu, 2001]. Regroupant les tâches considérées comme les plus simples, ils
ne requièrent aucune formation explicite préalable, tout au plus quelques heures
d’apprentissage sur le tas. Pourtant, ces emplois recrutent massivement des jeunes
[Chardon, 2001], notamment des débutants dont le niveau de formation n’a
cessé de s’élever. Cet appel massif aux jeunes et l’existence d’un turn-over élevé
contribuent à la progression du niveau de formation des actifs sur ces OENQ au
point que 45% d’entre eux avaient au moins un CAP en 2002, 70% parmi ceux
qui ont moins de dix ans d’ancienneté. Ces emplois prennent ainsi une place
importante dans l’insertion professionnelle et la mise au travail des jeunes débutants,
qui ne va pas sans poser de questions sur l’évolution des relations entre formation
et emploi.
La croissance des OENQ, effective depuis 1994, profite davantage aux diplômés qu’aux jeunes sans diplôme, qui, faute de pouvoir postuler pour d’autres postes,
ne bénéficient que d’une « amélioration modérée de leur situation sur le marché
du travail » [Audric, 2001]. Ceci conduit à des déclassements de plus en plus fréquents – c’est-à-dire à la présence de diplômés sur des OENQ – qui révèlent l’existence de fortes compétitions pour l’accès à l’emploi qualifié et génèrent d’importants
flux de mobilités, notamment de rattrapage [Forgeot et Gautié, 1997]…
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