Chapitre 2. Une perspective comparative sur le travail en Belgique des années 1830 aux années 1930
- Par Robin Philips
- et Vincent Delabastita
Pages 83 à 107
Citer ce chapitre
- PHILIPS, Robin
- et DELABASTITA, Vincent,
- OLIVIER, Jean-Marc,
- Philips, Robin.
- et al.
- Philips, R.
- et Delabastita, V.
- J. Olivier
https://doi.org/10.3917/arco.olivi.2020.01.0083
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- Philips, R.
- et Delabastita, V.
- J. Olivier
- Philips, Robin.
- et al.
- PHILIPS, Robin
- et DELABASTITA, Vincent,
- OLIVIER, Jean-Marc,
https://doi.org/10.3917/arco.olivi.2020.01.0083
Notes
-
[1]
La traduction du texte original a été assurée par Jean-Pierre Dormois. Les auteurs remercient Erik Buyst et Jean-Pierre Dormois pour leurs commentaires perspicaces.
-
[2]
International Institute of Social History, Université d’Utrecht (Pays-Bas).
-
[3]
Fondation pour la Recherche Scientifique (FWO), Université catholique de Louvain (Belgique).
-
[4]
Cette expression est le titre du livre classique de Peter Mathias, The First Industrial Nation (Londres, Methuen 1969).
-
[5]
Le premier recensement de la population en Belgique date de 1846.
-
[6]
À ne pas confondre avec le grand-duché adjacent.
-
[7]
Le terme a une connotation à l’inverse de son usage en France où enseignement « libre » désigne les écoles non financées par les pouvoirs publics.
-
[8]
Cf. Vincent, 2000.
-
[9]
Le maximum historique se situe aux alentours de 45 %.
-
[10]
Proportion de femmes déclarant une profession lors des opérations de recensement.
-
[11]
Il s’agissait au départ d’une colonie « personnelle » ; le Roi céda le territoire à l’État belge sous la pression internationale, diplomatique et publique, suite aux rapports sur sa gestion violente .
-
[12]
Le métier de compositeur consistait à assembler les caractères pour former des pages de texte. Il exigeait une bonne connaissance de l’orthographe et de la grammaire, et d’être capable de déchiffrer des écritures manuscrites.
-
[13]
Il s’agit du père de Karl Liebknecht assassiné en 1919.
-
[14]
Avant la réforme de 1893, il y avait, nationalement, 140 000 électeurs. Après la réforme, ce nombre passa à 1 370 000, dont 850 000 qui disposaient d’une voix, 290 000 de deux voix et 220 000 de trois voix (sur une population de 6 millions d’habitants). Aux élections législatives de 1894, le Parti ouvrier obtint 18,4 % des voix et 28 sièges (sur 152) à la Chambre des représentants.
-
[15]
On estime à 88 000 le nombre de morts occasionnés par les opérations militaires, soit 1,2 % de la population, l’un des plus faibles pourcentages parmi les belligérants.
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[16]
On distingue l’antique ville de Louvain (Leuven) – celle qui fut incendiée par l’armée allemande en août 1914 – située dans le Brabant flamand, de Louvain-la-Neuve, une ville nouvelle créée en 1968 à quelque distance de là dans le Brabant wallon.
On considère en général que la Belgique est, historiquement, le deuxième pays au monde, après la Grande-Bretagne, à s’être engagé dans une révolution industrielle. La tentation a été en conséquence très forte chez les historiens comme chez les économistes, d’observer les similitudes et les différences présentées par ce pays vis-à-vis de la « première nation industrielle », mais aussi avec les « pays suiveurs » en Europe occidentale et dans le reste du monde. Comme la Grande-Bretagne, la Belgique a développé précocement un secteur usinier dans les mêmes industries que ce pays : l’extraction charbonnière, le textile et la métallurgie. Mais, a contrario, la Belgique a des points communs avec les pays industriels de la « deuxième vague », en particulier la France et l’Allemagne, par exemple dans l’investissement en capital humain (l’éducation et la formation) afin de combler leur retard vis-à-vis du leader technologique de l’autre côté de la Mer du Nord. Au-delà des similitudes qu’on peut repérer d’un pays à l’autre, l’industrialisation belge présente aussi des caractères qui lui sont propres : l’économie belge, de par sa taille et sa position géographique, avait toujours été relativement ouverte sur l’extérieur et sa personnalité culturelle, riche de longues traditions dans les villes comme dans les campagnes, a eu aussi un rôle important.
Dans les pages qui suivent, nous explorons la voie suivie par la Belgique dans le processus d’industrialisation en portant une attention particulière à l’évolution du marché du travail des années 1830 à la crise de 1929 et en la plaçant dans une perspective comparative avec les autres pays d’Europe occidentale…
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