Chapitre d’ouvrage

Chapitre 15. L’acte éducatif

Pages 217 à 232

Citer ce chapitre


  • Rouzel, J.
(2024). Chapitre 15. L’acte éducatif. Le transfert dans la relation éducative : Psychanalyse et travail social (2e éd., p. 217-232). Dunod. https://shs.cairn.info/le-transfert-dans-la-relation-educative-2e-ed--9782100869282-page-217?lang=fr.

  • Rouzel, Joseph.
« Chapitre 15. L’acte éducatif ». Le transfert dans la relation éducative Psychanalyse et travail social, Dunod, 2024. p.217-232. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-transfert-dans-la-relation-educative-2e-ed--9782100869282-page-217?lang=fr.

  • ROUZEL, Joseph,
2024. Chapitre 15. L’acte éducatif. In : Le transfert dans la relation éducative Psychanalyse et travail social. Paris : Dunod. Santé Social, p.217-232. URL : https://shs.cairn.info/le-transfert-dans-la-relation-educative-2e-ed--9782100869282-page-217?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Pour de plus amples développements, on pourra consulter mon ouvrage paru chez Érès en 1998, L’Acte éducatif. Ainsi que dans mon ouvrage Travail éducatif et psychanalyse (Dunod, 2014), le chapitre « L’acte éducatif est une coupure ».
  • [2]
    On peut ériger la ruse comme un concept de base de l’action éducative. On pourra se référer à mon ouvrage paru en 1998 chez Érès, L’Acte éducatif. Et plus précisément quant à la construction de ce concept, aux travaux de Détienne et Vernant, La Métis des Grecs, Les ruses de l’intelligence, Flammarion, 1989.
  • [3]
    Sur la topologie et son usage dans le travail éducatif, voir Jeanne Lafont, Les pratiques sociale… en dette de la psychanalyse, Point Hors Ligne, 1999.

La thèse que j’ai toujours défendue c’est que l’acte agit comme coupure. Lorsqu’il y a coupure, on ne peut pas revenir en arrière. L’acte produit donc un changement radical, dont on ne prend la mesure, là aussi, que dans l’après-coup. Non seulement dans le feu de l’action on ne se rend pas vraiment compte de ce qu’on fait, de ce qu’on dit ; mais ce n’est que dans l’après-coup, dans ce nachträglichkeit dont parle Freud que l’on prend acte. L’acte comme coupure, coupure-lien, plus précisément, pour reprendre un concept élaboré par le psychanalyste Daniel Sibony, est le seul processus chez l’être humain qui produit du changement et permet de sortir de la noria des répétitions symptomatiques. Cette coupure apparaît dans le schéma du transfert que nous avons développé tout au long de cet ouvrage dans les cassures des lignes qui joignent la personne prise en charge, l’éducateur et ce qui les unit dans le transfert, le « sujet supposé savoir ». Cette coupure est mis en œuvre du côté de l’éducateur par le travail d’élaboration dans la parole et l’écriture ; du côté de la personne dans le champ des médiations ; et entre les deux par l’institution. Autant d’espaces que nous avons développés largement où l’acte prend toute sa consistance.
Partons d’un exemple. Dans une institution créées par une association que nous avions montée avec des collègues à Toulouse dans les années quatre-vingt-dix, le dispositif était le suivant. Des jeunes venant d’un peu partout en France postulaient pour un séjour dit de rupture, soit avec leur institution, soit avec leur milieu familial…


Date de mise en ligne : 06/12/2024

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