Chapitre 5. Un progrès médical à consolider
- Par Bruno Fantino
- et Gérard Ropert
Pages 115 à 132
Citer ce chapitre
- FANTINO, Bruno
- et ROPERT, Gérard,
- Fantino, Bruno.
- et al.
- Fantino, B.
- et Ropert, G.
Citer ce chapitre
- Fantino, B.
- et Ropert, G.
- Fantino, Bruno.
- et al.
- FANTINO, Bruno
- et ROPERT, Gérard,
Notes
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[1]
Institut national du cancer, La situation du cancer en France en 2007.
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[2]
Frottis cervico-vaginal : prélèvement par une spatule de cellules du col utérin aux fins d’analyses.
-
[3]
Hemoccult® : recherche de saignement microscopique sur un prélèvement de selles.
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[4]
Pr. D. Belpomme (coord.), Rapport d’expertise et d’audit externe concernant la pollution par les pesticides en Martinique. Conséquences agrobiologiques, alimentaires et sanitaires et proposition d’un plan de sauvegarde en cinq points, le 23 juin 2007.
-
[5]
« Dossier réorganisation de la cancérologie », La Revue Hospitalière de France, n° 516, mai-juin 2007.
-
[6]
Que l’on pourrait traduire littéralement par : « avant tout ne pas nuire ».
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[7]
B. Fantino, F. Fantino, S. Chrétien et al, « Impact d’une campagne d’éducation auprès des médecins généralistes pour prévenir la iatrogénie chez leurs patients âgés », La revue de gériatrie, 10 décembre 2005.
-
[8]
B. Fantino et coll. « Représentation des médecins du rôle de l’entourage en consultation », Revue de Santé Publique2007, volume 19, n° 3.
Les résultats en termes de santé publique ne sont pas tous imputables au progrès médical, et encore moins aux progrès de la médecine, qui n’interviennent qu’à hauteur d’environ 20 % dans l’amélioration des conditions et de la durée de vie. Les progrès de l’hygiène, de l’éducation et du confort de vie sont largement responsables d’une telle évolution qui a également bénéficié des grandes avancées scientifiques des XIXe et XXe siècles.
Cependant, le progrès, aussi dynamique qu’il soit, ne pourra jamais garantir un quelconque droit à la santé, non seulement en raison de son coût, mais aussi parce qu’il existe aussi un « génie pathologique » propre aux agents infectieux qui résistent de plus en plus et se régénèrent.
Par ailleurs, les succès obtenus dans le domaine des sciences du vivant sont porteurs d’espoirs mais aussi de craintes comme à chaque fois que l’homme impose son pouvoir à la nature. Alors qu’en France, les débats éthiques sont passionnés, les États – Unis brevettent des organismes vivants depuis plus de vingt ans !
S’il est vrai que la recherche thérapeutique est tributaire du rythme de la recherche fonda – mentale, les stratégies industrielles se déploient dans un contexte de contraintes politiques, économiques et juridiques, qu’elles savent intégrer mais, aussi, contourner. La santé n’étant pas, cependant, une marchandise comme les autres, il lui faut néanmoins intégrer les objectifs de résultats attendus par l’opinion. L’innovation thérapeutique n’est jamais neutre : elle répond à des besoins médicaux insatisfaits mais s’installe prioritairement sur les créneaux les plus rentables, donc « profitables » pour les actionnaires des industries qui s’en saisissent…
Date de mise en ligne : 22/09/2025
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