2. Religion, entre mondialisation et abandon
- Par Camille Tarot
Pages 89 à 124
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- TAROT, Camille,
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- Tarot, C.
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Après ce premier balisage du symbolique et du sacré, il faut procéder comme dans une prospection archéologique de surface, à un repérage de l’état des lieux et des sémantismes autour de la notion de religion. Ce chapitre traite des débats en cours qui obligeront les deux suivants à repasser par les héritages historiques et le cinquième à faire état des incertitudes de la science sociale dans le domaine de la définition de la religion.
Rien d’étonnant si, dans les années 1950, les Amérindiens zuñi avaient une attitude complexe vis-à-vis de la civilisation et de la domination occidentales. Ils étaient plutôt accueillants à ses inventions techniques (automobiles, frigidaires, TSF, électricité, outils agricoles), souvent bien plus que les autres Indiens pueblo. « Mais, d’autre part, l’attachement jaloux aux traditions ancestrales, la ferveur religieuse pouvant aller jusqu’à un certain degré de fanatisme et surtout le désir de cacher aux Blancs tout ce qui est vraiment important dans la religion se sont singulièrement développés dans le même temps. Sur ce point, les Zuñi sont pour lors beaucoup moins libéraux aujourd’hui qu’il y a une cinquantaine d’années. »
En effet, pour les Indiens pueblo, la religion est essentiellement un ensemble de recettes que chaque tribu, famille ou individu « détient et qui lui permettent d’entrer en rapport avec les puissances surnaturelles et de les faire agir à son profit ». Ces recettes sont une richesse. « Quand un homme connaît une prière qui réussit, il la garde pour lui ; ou bien s’il l’enseigne à un ami, c’est une faveur qu’il lui fait…
Date de mise en ligne : 27/10/2011
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