32. Romans à l’eau de rose : un stimulant ?
- Par Marc Olano
Pages 86 à 87
Citer ce chapitre
- OLANO, Marc,
- LHÉRÉTÉ, Héloïse,
- Olano, Marc.
- Olano, M.
- H. Lhérété
https://doi.org/10.3917/sh.lhere.2021.01.0086
Citer ce chapitre
- Olano, M.
- H. Lhérété
- Olano, Marc.
- OLANO, Marc,
- LHÉRÉTÉ, Héloïse,
https://doi.org/10.3917/sh.lhere.2021.01.0086
1 Dans les romans à l’eau de rose, c’est souvent le même scénario qui se répète : une femme courageuse cherche désespérément à séduire un homme inaccessible, plutôt riche, cultivé et charmant. Après avoir franchi de nombreux obstacles, elle finit en général par se jeter dans ses bras et les voilà partis pour une longue histoire passionnelle sans heurts ni remords. Une sociologue américaine a enquêté auprès de plus de 700 étudiants pour connaître l’impact de la lecture de ce type de romans sur leurs comportements sexuels. Selon l’étude, les femmes passaient près de quatre fois plus de temps à lire des romans d’amour que les hommes. Les amatrices de romances témoignaient d’un désir sexuel et d’un nombre d’orgasmes mensuels plus importants (huit en moyenne) que les non-lectrices (seulement cinq), même si elles reportaient un nombre de partenaires moins importants et un premier rapport plus tardif. Serait-ce cet appétit sexuel plus grand qui les pousse à se tourner vers les romans d’amour ou au contraire ces pages savoureuses qui leur donnent envie de faire des galipettes ? En tout cas, il semblerait que leur destin ressemble à celui de leurs héroïnes, qui acceptent d’attendre patiemment le moment venu pour jeter leur dévolu sur l’homme idéal…