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Cosmologie

Pages 336 à 362

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  • Furley, D.
(2021). Cosmologie. Dans
  • J. Brunschwig,
  • G. Lloyd
  • et P. Pellegrin
Le Savoir grec (p. 336-362). Flammarion. https://doi.org/10.3917/flam.bruns.2021.01.0334.

  • Furley, David.
« Cosmologie ». Le Savoir grec, Flammarion, 2021. p.336-362. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-savoir-grec--9782080205230-page-336?lang=fr.

  • FURLEY, David,
2021. Cosmologie. In :
  • BRUNSCHWIG, Jacques,
  • LLOYD, Geoffrey
  • et PELLEGRIN, Pierre,
Le Savoir grec. Paris : Flammarion. Hors collection, p.336-362. DOI : 10.3917/flam.bruns.2021.01.0334. URL : https://shs.cairn.info/le-savoir-grec--9782080205230-page-336?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/flam.bruns.2021.01.0334


À quelques rares exceptions près, les Grecs qui ont écrit sur la nature du monde tenaient la Terre pour immobile, comme notre intuition nous porte à le croire, vu que la différence entre mouvement et repos nous est donnée dès notre venue sur Terre, et que nous prenons cette dernière comme point de référence fixe. Mais si la Terre est en repos, il s’ensuit que les étoiles, les planètes, le Soleil et la Lune sont en mouvement par rapport à elle ; et l’observation, complétée par quelques inférences simples, laisse penser que ces corps célestes se meuvent autour de la Terre, probablement sur des orbites circulaires.
On remarque vite que Soleil et Lune sont emportés sur des orbites différentes, et que, en revanche, les étoiles se meuvent toutes sur des orbites distinctes de celles du Soleil et de la Lune, en conservant leur position les unes par rapport aux autres. Une observation plus poussée montre qu’il existe cinq autres corps célestes dont les trajectoires varient par rapport aux étoiles fixes : cela leur valut très tôt le nom de planêtai, « astres errants ».
Décider que la Terre était immobile entraînait une conséquence capitale : cela revenait à penser la totalité du système des étoiles, des planètes, du Soleil et de la Lune comme un tout fini. Il y eut d’abord quelque hésitation sur les distances relatives des corps célestes par rapport à la Terre ; mais à l’époque de Platon et d’Aristote, on s’accordait généralement à dire que les étoiles sont les plus éloignées de la Terre…


Date de mise en ligne : 22/04/2022

https://doi.org/10.3917/flam.bruns.2021.01.0334

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