Chapitre premier - L’espoir toujours recommencé...
- Par Henri Calef
Pages 9 à 56
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- CALEF, Henri,
- Calef, Henri.
- Calef, H.
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Notes
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[1]
Lyet, la Bataille de France, Payot, p. 68.
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[2]
Autriche : mars 1938 – Tchécoslovaquie : mars 1939 – Pologne : septembre 1939 – Norvège et Danemark : avril 1940 – Hollande, Belgique, Luxembourg : mai 1940.
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[3]
Le général de Gaulle déclarera sur les ondes de Londres le 24 juin suivant : « Il faut qu’il y ait un idéal. Il faut qu’il y ait une espérance. Il faut que quelque part brille et brûle la flamme de la résistance française. »
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[4]
L’Ordre nouveau face au communisme et au racisme, Hachette, 1939.
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[5]
A. de Monzie, Ci-devant, Flammarion, 1941, p. 239.
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[6]
Voici les résultats du scrutin proclamés :
n’ont pas pris part au vote 2 – Albertin (Hérault)
– Sclafer (Charente-Inférieure)
absents 3 – Le Pelletier (Mayenne)
– Henry Elby (Pas-de-Calais)
– Auguste Potié (Nord) – décédé non remplacé.nombre de votants 310 majorité absolue 156 Pour 310 Contre 0 -
[7]
Suzy Bourliaguet : « En Corrèze les hommes de la Troisième République », Limousin magazine n° 191, février 1978.
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[8]
Choc, article de G.K. Guillaume : « Tous, sans réserve », 23 mai 1940.
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[9]
Une plaquette, éditée par le Comité des 500 amis de Henry Bérenger, donnera la liste complète de ceux-ci et reproduira les allocutions prononcées au banquet.
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[10]
Il signait le 14 juillet 1935 le « Serment du Rassemblement antifasciste » dont la formule était la suivante : « Nous faisons le serment de rester unis pour défendre la Démocratie, pour désarmer et dissoudre les ligues factieuses, pour mettre nos libertés hors d’atteinte du fascisme. Nous jurons, en cette journée qui fait revivre la première victoire de la République, de défendre les Libertés démocratiques conquises par le Peuple de France, de donner du pain aux Travailleurs, du travail à la Jeunesse et au monde la grande Paix Humaine. »
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[11]
La réunion précédente de la commission sénatoriale des Affaires étrangères s’était déroulée le 20 avril. Elle avait demandé à Paul Reynaud, qui était alors Président du Conseil et seulement ministre des Affaires étrangères, de venir répondre aux questions de Charles Reibel, Boivin-Champeaux, Aimé Berthod, Henry Bérenger, Marcel Plaisant et à une intervention impromptue de Pierre Laval.
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[12]
Il a remplacé Alexis Léger (alias Saint-John Perse) par Charles-Roux.
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[13]
« Pourquoi nous avons été à deux doigts de la guerre » avec des documents inédits du maréchal Foch et du maréchal Lyautey, Arthème Fayard.
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[14]
Compte rendu de la commission sénatoriale des Affaires étrangères, Archives du Sénat.
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[15]
Édouard Herriot, 7 février 1951, Journal officiel, p. 861-862.
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[16]
Paul Reynaud dans La France a sauvé l’Europe, t. II, interprète la discussion des sénateurs d’une façon différente. Il écrit : « Henry Bérenger était venu me dire officiellement que sa commission, unanime, se refusait à entretenir désormais aucun rapport avec Daladier, dont j’étais donc obligé de me séparer (p. 261). » On peut penser que le p.-v. de la séance de la commission est plus fiable que ne le sont les interprétations relatées dans des souvenirs-plaidoyers.
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[17]
Gl Weygand : Rappelé au service p. 121. n 2.
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[18]
Sans être textuel, le propos, sous cette forme, a été authentifié et certifié conforme à son esprit par le général Weygand lui-même (Actes du Procès du maréchal Pétain, audience du 31 juillet 1945). Par ailleurs, n’y a-t-il pas lieu de trouver la formulation pour le moins équivoque ? « On n’a qu’à la déclarer » veut-il signifier « on n’a qu’à nous la déclarer » ou bien « déclarons-la » ? Cependant, la première partie de la phrase demeure dans toute sa force conquérante.
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[19]
C’est, là encore, une de ces formulations équivoques dans lesquelles un homme se réfugie afin de ménager l’avenir.
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[20]
Conférence faite à l’Université des Annales. Citée par M. André Vallat dans son article de la Revue maritime, septembre 1945, p. 627.
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[21]
Le compte rendu de la séance du Comité a été rédigé par son secrétaire Paul Baudoin. Ce texte s’est revélé entaché d’erreurs fondamentales. Louis Rollin, devant la Commission d’enquête parlementaire, s’indignera et accusera P. Baudoin d’avoir tronqué les propos de C. Campinchi dont il défendra avec vigueur la mémoire (audition du 28 juillet 1949). Albert Lebrun exprimera ses réserves, déclarant n’avoir jamais reçu communication dudit texte. Paul Reynaud, enfin, mentionnera, lui aussi, les « inexactitudes » et affirmera n’en avoir Pas eu connaissance.
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[22]
P.-H. Spaak : Combats inachevés, t. I, Fayard, p. 97-102.
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[23]
« Sur une trahison », Figaro du 3 juin 1940.
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[24]
Article reproduit par le Petit Parisien du 10 octobre 1941.
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[25]
Édouard Herriot, hommage prononcé le 9 juillet 1940, Journal officiel du 10 juillet 1940, Débats n° 42, p. 813.
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[26]
Le Populaire.
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[27]
Maurice Thorez, présent à la réunion, a répondu : « que ceux qui veulent y aller y aillent, moi je n’irai pas » (Témoignage à l’auteur).
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[28]
Témoignage de M. Saussot à l’auteur.
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[29]
A l’audience du 17 mars 1942 du procès de Riom, le marquis de Moustier précisera : « 70 kilomètres ».
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[30]
Wladimir d’Ormesson, le Figaro, 21/22 mars 1942.
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[31]
« Plus de cent cinquante députés sont mobilisés : les moins de quarante ans ont suivi conformément à la loi le sort de leur classe ; beaucoup, parmi les plus de 40 ans, se sont engagés. Certains députés sont officiers, d’autres sous-officiers ; certains sont soldats de deuxième classe. Ils se soumettent tous aux mêmes obligations que les autres mobilisés et ne sollicitent point de faveurs. » La Lumière, 6 octobre 1939.
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[32]
Chiffres donnés dans : Maréchal Alexander, Mémoires, Pion, 1963.
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[33]
Savoir : Pétain et Weygand.
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[34]
Cette dépêche est publiée dans le Chicago Tribune du 3 juin.
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[35]
Dans la Nouvelle Histoire de France illustrée Hachette, 1922, Albert Malet p. 497 titre : « Les sauveurs de Verdun », sous trois photos représentant le Gl de Castelnau, le Ml Pétain et le Gl Nivelle et il écrit (même page) : « Pourtant la victoire de Verdun, pas plus que la victoire de la Marne, n’aboutit à des résultats décisifs ; c’est par ses conséquences morales surtout qu’elle fut grande. »
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[36]
Edouard Daladier sera déchargé de sa fonction de ministre des Affaires étrangères le 5 juin 1940.
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[37]
Europe nouvelle, 3 septembre 1938.
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[38]
Alfred Mallet : La République, 31 décembre 1938.
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[39]
Le comte Ciano relate dans son Journal politique (27 et 28 mai 1940) les péripéties de ses entrevues avec l’ambassadeur de France A. François-Poncet, notamment : « Je lui ai répondu qu’il était trop tard... » Le 1er juin il précise lui avoir dit : « le choix de Mussolini s’est fixé sur l’épée ». Les positions italiennes sont donc connues dès cette date sans aucune ambiguïté. Le gouvernement français doit être au courant. S’il ne l’est pas, c’est que se produit, quelque part sur la ligne ambassade de France-Quai d’Orsay, une coupure.
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[40]
Le Cri de Paris, 27 août 1937, n° 2109.
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[41]
Georges Wormser : Georges Mandel, l’homme politique, p. 257-259, Plon.
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[42]
Charles-Roux : Cinq mois tragiques aux Affaires étrangères, p. 18-19, Plon, 1949.
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[43]
Vendémiaire, 29 mai 1940. Article signé « Le Furet ».
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[44]
Le Jour-Écho de Paris, 3 juin 1940.
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[45]
Anatole de Monzie, Ci-devant, p. 245.
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[46]
Cette date est donnée par le sénateur Henry Bérenger lors de la réunion du 7 juin 1940. Charles-Roux, dans son livre, dit que ce fut le 31 mai.
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[47]
Le journal l’Ordre du 9 avril 1940 a publié une dépêche de Berne du 7 avril mentionnant cette déclaration. Il l’a fait précéder de l’apostrophe : « Sans blague... »
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[48]
Ce n’est pas une des moindres singularités de la confusion des esprits qui mine le monde politique français que de préciser que ce déjeuner a été payé par le ministère des Affaires étrangères dont Georges Bonnet était le titulaire.
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[49]
Le Petit Bleu, 14-15 avril 1940.
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[50]
Le Petit Bleu, 28 mai 1940. Article intitulé « Terrorisme hitlérien ».
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[51]
Témoignage du Dr P.H. Chassaing, fils du sénateur, à l’auteur : « Le dernier entretien entre Laval et mon père date de mai 1940, le soir de la fameuse déclaration de Paul Reynaud : la route du fer est coupée... A dater de ce jour mon père n’a plus jamais adressé la parole à Laval. »
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[52]
La Dépêche de Toulouse, 9 janvier 1935.
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[53]
R. Banabera in la France, du 9 janvier 1935.
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[54]
A. Carrière, la Dépêche de Toulouse, 7 janvier 1935.
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[55]
Commission de l’Armée du Sénat, séance du 15 novembre 1939.
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[56]
Archives de J.-P. Rambaud communiquées à l’auteur par Mlle Mathilde Rambaud, fille du sénateur (1981).
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[57]
Rapport n° 1249 du commissaire spécial de Foix au préfet de l’Ariège du 25 avril 1938 – Archives départementales.
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[58]
Rapport n° 2287 du commissaire spécial de Foix du 18 juillet 1938 – Archives départementales.
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[59]
Cette séance, qui eût dû constituer un événement politique capital par suite des circonstances, a été considérée par Paul Reynaud comme une manœuvre. Il n’est, pour s’en assurer, qu’à voir l’importance qu’il lui accorde dans ses Mémoires : trois lignes et une note (t. II, p. 280).
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[60]
Termes employés par Henry Benazet, président de la commission de l’Air.
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[61]
La position d’Henry Bérenger s’explique par le fait que les membres de la commission des Affaires étrangères étaient invités pour information à la séance de celle de l’Armée.
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[62]
La sténographie de cette séance est un document de 34 pages dactylographiées se trouvant aux Archives du Sénat. Qu’il nous soit permis de remercier, ici, le service des Archives de la Haute Assemblée pour l’accueil qu’il nous a réservé grâce à l’intercession de M. Maurice Schumann.
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[63]
Gl Weygand, Mémoires, t. III, p. 181.
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[64]
Note inédite du député de Nantes Auguste Pageot extraite de ses archives communiquées à l’auteur par sa fille, Mlle Suzanne Pageot.
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[65]
Cette note levait le voile sur les perspectives du « moment » à partir duquel la France se trouverait, malgré sa volonté, dans l’impossibilité de continuer une lutte militaire efficace pour protéger son sol : Rappelé au service, p. 189.
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[66]
Archives du Sénat. Procès-verbaux de la commision des Affaires étrangères du 7 juin 1940.
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[67]
Archives Auguste Pageot.
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[68]
On s’est beaucoup agité sur l’autodafé des archives des ministères, notamment celles des Affaires étrangères. Force est de constater la discrétion des historiens sur ce qui est un acte plus grave : le départ de Paris des principaux services des ministères.
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[69]
En 1870, le repli du gouvernement s’était effectué préalablement à la retraite des quartiers généraux.
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[70]
Léon Blum, Mémoires, p. 23.
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[71]
Weygand, Mémoires, t. III p. 191.
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[72]
Discours d’ouverture de la session du conseil général de la Sarthe.
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[73]
Léon Blum, Mémoires, p. 33.
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[74]
Emile Roche, Caillaux que j’ai connu.
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[75]
Alfred Coste-Floret, « Le complot du “ Grand Occident ” », Carrefour n° 4 16 septembre 1944.
Le 10 mai 1940 la drôle de guerre cède la place à la vraie guerre.
Le 18 mai 1940, huit jours après le début de l’offensive allemande, marquée par la violation de la neutralité de la Belgique et la terrorisation de la Hollande, le maréchal Pétain, rappelé de son ambassade de Madrid, entre dans le gouvernement de la République en qualité de ministre d’État. Il apporte sa caution au conflit engagé le 3 septembre 1939 par l’Angleterre puis par la France contre l’Allemagne hitlérienne.
Répudiant ses engagements internationaux, reniant sa parole, Hitler avait attaqué la Pologne. Au terme d’une campagne foudroyante, il l’avait rendue à merci, lui imposant, au surplus, une occupation impitoyable de concert avec son alliée la Russie soviétique.
Le Maréchal est coutumier de visites inopinées dans la capitale. Il aimait venir se retremper dans une atmosphère de respect, d’adulation, qui lui manquait en Espagne ; son dernier séjour datait d’une dizaine de jours. Il avait été reçu par Paul Reynaud, président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, le 7 mai dans la matinée. Avait-il été déjà question de son entrée dans le gouvernement ? Le lendemain 8 mai, dans l’après-midi, le général Sikorski, chef du gouvernement en exil de Pologne, lui rendait visite. Le Maréchal au cours de l’entretien s’était vivement intéressé à la réorganisation de l’armée polonaise sur le sol français. Il avait exprimé sa satisfaction pour les résultats obtenus.C’est la troisième fois que le maréchal Pétain devient ministre de la République…
Date de mise en ligne : 31/03/2020
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