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Chapitre XI - Jour J - 3

Pages 315 à 345

Citer ce chapitre


  • Calef, H.
(1988). Chapitre XI - Jour J - 3. Le Sabordage de la IIIe République (p. 315-345). Perrin. https://shs.cairn.info/le-sabordage-de-la-iiie-republique--9782262005191-page-315?lang=fr.

  • Calef, Henri.
« Chapitre XI - Jour J - 3 ». Le Sabordage de la IIIe République, Perrin, 1988. p.315-345. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-sabordage-de-la-iiie-republique--9782262005191-page-315?lang=fr.

  • CALEF, Henri,
1988. Chapitre XI - Jour J - 3. In : Le Sabordage de la IIIe République. Paris : Perrin. Vérités et légendes, p.315-345. URL : https://shs.cairn.info/le-sabordage-de-la-iiie-republique--9782262005191-page-315?lang=fr.

Notes

  • [1]
    F. Billoux a reconnu l’authenticité de la lettre dans l’Humanité du 18 mai 1951.
  • [2]
    Histoire du Parti Communiste français, t. II, p. 47, Paris, Éd. Unir.
  • [3]
    Le Jour-Écho de Paris, 7 juillet 1940.
  • [4]
    Voir document en annexe 5, p. 459.
  • [5]
    Louis Noguères, à la Commission d’enquête, affirme que Jacquy, le 7 juillet au matin, expliquait que la demande d’audience à Pétain n’avait pas eu de suite (op. cit., p. 2236). Or, la signature de Jacquy figure sur le document autographe du procès-verbal de l’audience du 6 juillet.
  • [6]
    Est-ce pour devenir chef de gouvernement que G. Bergery devint chef du Parti Frontiste qui ne compta que deux élus et se réduisit à un seul !
  • [7]
    Cela ne l’empêchera pas d informer le général de Gaulle, le 27 août 1944, qu’il se mettait à la disposition du GPRF (Populaire, 28-8-44).
  • [8]
    Paul-Boncour le qualifie de « manifeste plein, par ailleurs, d’idées intéressantes et d’un style robuste » (Mémoires, t. III, p. 255, Plon).
  • [9]
    Déclaration pour les élections législatives de 1936.
  • [10]
    C’était Patenôtre-Desnoyer.
  • [11]
    Témoignage inédit de Ch. Thonon, tiré d’un cahier intime. (Archives de la famille conservées par sa fille Mme Augé.)
  • [12]
    Ces deux réponses contradictoires sont formulées au même moment.
  • [13]
    Thonon soupçonne « le chef du parti et les présidents de groupes en accord avec le président Herriot, d’avoir décidé l’escamotage de la discussion et le vote à main levée ».
  • [14]
    Dans son récit, Ch. Thonon appelle en confirmation le témoignage de son ami, le député de l’Eure André Dupont. Celui-ci embarqué avec sa famille sur le Massilia est, on l’a vu, bloqué à Alger.
  • [15]
    La dérision tragique de cette période éclate lorsque certains analystes affirment que « la République a été étranglée » par les votants du 10 juillet 1940. Les étranglés accusés d’être des étrangleurs !
  • [16]
    A propos du pacte germano-soviétique, la Pravda du 2 août 1940 écrira : « Les événements récents, loin d’affaiblir la force du traité germano-soviétique, ont confirmé au contraire toute l’importance de son existence et de son développement ultérieur. » Dépêche reproduite dans le Temps du 4 août 1940.
  • [17]
    Une note du 3 juillet le désigne comme ayant déjà exercé des fonctions à la sous-commission d’Economie générale. Il fait partie de la Délégation française depuis le 28 juin (liste des membres établie par le général Lacaille).
  • [18]
    L’Allemagne dans les tranchées de la paix, Denoël.
  • [19]
    Pierre Laval, séance secrète du 10 juillet 1940.
  • [20]
    Service des atterrissages et parachutages.
  • [21]
    Raymond Lindon, premier avocat général honoraire à la Cour de cassation, dira de lui le 12 décembre 1979 : « Il est entré, très fier, très grand, majestueux même, dans l’Histoire » (Gazette du Palais, 14-15 décembre 1979).
  • [22]
    Détails et propos rapportés par Géo London, Gringoire, 20-10-1938.
  • [23]
    Il était atteint dans ses affections familiales en 1940 comme il l’avait été en 1914-1918. Son gendre, officier aviateur, venait de mourir au champ d’honneur ; son fils, blessé, était capturé par l’ennemi.
  • [24]
    Elle ne l’est pas encore ! Pierre-Étienne Flandin, intoxiqué, considère une certaine probabilité comme une probabilité certaine. Il a percé les intentions de Pierre Laval, grâce à Pétain. Il ne l’a pas encore rencontré. Il ne sait donc qu’une partie des choses. C’est pourquoi il louvoie.
  • [25]
    Vendredi, 4 mars 1939.
  • [26]
    Déposition devant le juge Beteille, chargé de l’instruction du procès de P.-É. Flandin en Haute Cour de justice, du 27 novembre 1945, Archives nationales, W III, 175-176.
  • [27]
    Jules Jeanneney, Journal politique.
  • [28]
    Dans son livre Episodes 1940-1944, Éd. Herriot passe ces jours sous silence.
  • [29]
    Extrait des Mémoires d’Albert Lebrun, rédigés en mars 1943, confirmé le 19 avril 1945 – document de 38 pages, un interligne (Archives nationales – W III).
  • [30]
    Id.
  • [31]
    Mémoires d’Albert Lebrun p. 22 (Archives nationales – W III).
  • [32]
    Le troisième homme, Jean Mistler s’est abstenu de toute confidence sur ses propres impressions. Son comportement ultérieur compense largement sa discrétion.
  • [33]
    Il s’agit des 24 parlementaires ayant quitté Bordeaux le 21 juin et de 7 élus des départements algériens.
  • [34]
    Témoignage de C. Loheac, fils du député. Lettre à l’auteur du 22 nov. 1983. Au départ du Spizet, dont il est le maire, Pierre Loheac a « l’intention bien arrêtée de voter contre les propositions faites aux parlementaires », propositions connues par les dépêches publiées par les journaux !
  • [35]
    Liste de Concentration Républicaine.
  • [36]
    Ce tandem, dont on laisse entendre qu’il est bancal et sur le point de se disloquer, tant il apparaît hétéroclite !
  • [37]
    Déclaration de Fernand Lancien.
  • [38]
    Témoignage à l’auteur du 27-3-1982 du commandant Le Maigre alias Cdt Marsoin, chef militaire cantonal de la résistance.
  • [39]
    Le colonel Chandon sera assassiné par un officier allemand à la sortie de Carhaix, à la hauteur du village de Kerriou.
  • [40]
    Abbé Desgranges Journal d’un prêtre député, p. 393, Paris 1960, La Palatine. Ce curieux député a oublié qu’il ne doit des comptes qu’à ceux qui l’ont élu et que s’il doit être désavoué seul le suffrage universel est en droit de le faire.
  • [41]
    C’est le seul cas de cette nature qu’il nous a été donné de trouver.
  • [42]
    Profession de foi pour les élections législatives du 26 avril 1936.
  • [43]
    La Finlande, attaquée par l’URSS sous un prétexte similaire à celui qui a servi à Hitler pour envahir la Pologne.
  • [44]
    Bien qu’il ne soit pas besoin de souligner cette phrase parce qu’elle traduit un état de fait général, nous tenons à le faire parce qu’elle a pour auteur celui qui s’est joint à P.-É. Flandin dans sa démarche extravagante auprès d’Albert Lebrun, président de la République.
  • [45]
    et 2. Lettre de Louis Nachon à l’auteur, 27 juin 1982.
  • [46]
    Lorsqu’on examine cette suite de noms, on ne peut qu’être confondu par leur réunion sous l’étiquette d’un même groupement. Quelle doctrine, quel idéal, quelle communauté de pensée sont assez denses pour répondre aux préoccupations morales, sociales et humaines d’hommes qui ont fort peu de choses en commun !
  • [47]
    La Lumière, 7 juillet 1939. Le sénateur Pointaire décédera le 1er novembre 1942. Le préfet du Jura M. Golliard, dans un rapport du 29 juillet 1940, rappellera que le sénateur-maire de Dôle a « eu dès l’entrée des Allemands dans sa ville une conduite particulièrement digne d’éloges, toute de dignité et de dévouement ». Ce préfet sera mis à la retraite par décret du 17 septembre par Marcel Peyrouton, pour avoir manifesté son intention « d’assurer avec la collaboration de tous les élus la continuité de la vie administrative dans l’ensemble du département ».
  • [48]
    Témoignage de l’abbé J. Jourdain. Archives du Comité d’histoire de la Seconde Guerre mondiale. L’abbé J. Jourdain sera membre du Comité de libération du Jura.
  • [49]
    L’abbé Jourdain précise : « Telles sont presque littéralement rapportées les paroles que j’ai entendues de la bouche de M. Baud dans la deuxième partie du mois de juillet 1940, à son retour de Vichy. »
  • [50]
    Rapport du 15 février 1941.
  • [51]
    Témoignage écrit à l’auteur du 16 juin 1982.
  • [52]
    Attestation du capitaine Ricart, chef du 5e bureau de la 8e région militaire.
  • [53]
    Le commandant Foucaud – alias Quasimodo – sera assassiné quelques jours plus tard.
  • [54]
    Attestation du Cl Vaubelle, chef départemental FFI du Jura.
  • [55]
    Armée Secrète dont le général Delestraint (Vidal) était l’instigateur, en accord avec Jean Moulin, délégué personnel du général de Gaulle pour la France du sud (zone non occupée) et avec l’assentiment de ce dernier.
  • [56]
    Sans atteindre le rayonnement de Jean Moulin, Valentin Abeille, entré dans la Résistance dès la première heure, aura un destin aussi tragique que Max. Engagé dans le mouvement « Combat » sa forte personnalité se heurtera à des considérations de préséance qui le décideront à demander des responsabilités militaires relevant des Forces Françaises Libres. Après un stage en Angleterre, il sera renvoyé en France en qualité de DMR (Délégué militaire régional) de la Région M. en septembre 1943, par l’opération « Battering Ram » en même temps que le Lt Col. Marchai, le Col. Rondenay alias Col. Jarry, le Cdt Palaud alias André Bouloche. Victime d’une dénonciation en mai 1944, il sera abattu en tentant d’échapper à la Gestapo. (L’auteur prépare une étude sur cette figure mal connue, incluse dans une étude plus générale du corps des Délégués militaires, envoyés en France pour structurer l’armature militaire de la Libération.)
  • [57]
    Lettre de M. Jacques Berthod à l’auteur, du 19 décembre 1984.
  • [58]
    La Vie de la France sous l’Occupation, t. I, p. 380.
  • [59]
    Ernest Laroche a été élu pour la première fois le 29 avril 1928. Il a donc largement participé à la vie de la IIIe République.
  • [60]
    Ce détail concernant les généraux « venant du sud » laisse rêveur !
  • [61]
    C’est nous qui soulignons.
  • [62]
    La mauvaise littérature taquine toujours les hommes politiques médiocres, qui cherchent par là à acquérir un prestige qui leur fera toujours défaut !
  • [63]
    Paraphrase d’André Gide extraite d’un lettre à Max-Pol Fouchet « Un jour je m’en souviens... », p. 124, Paris 1968, Mercure de France.
  • [64]
    Le général avait reçu, le matin, de la Société Sidi Brahim de Vichy une gerbe de glaïeuls roses cravatée d’un ruban tricolore.
  • [65]
    Tout l’art de la duplicité se concentre dans le vocabulaire. Franchie l’étape du raisonnement pour les uns, de la dialectique pour les autres, on saute de plain-pied dans l’autoritarisme.
  • [66]
    Lettre de Pierre Masse à Ph. Pétain du 20 octobre 1940 : « Je vous serais obligé de me faire dire si je dois aller retirer leurs galons à mon frère tué à Douaumont en mars 1916, à mon gendre tué en Belgique en mai 1940, à mon neveu tué à Rethel en mai 1940. Puis-je laisser à mon père la médaille militaire avec laquelle je l’ai enseveli ?... Suis-je enfin assuré qu’on ne retirera pas rétroactivement la médaille de Saint-Hélène à mon arrière-grand-père ? »
  • [67]
    Assurant la défense d’Henry Bernstein devant le tribunal d’instance de Paris contre Alain Laubreaux, rédacteur à Je suis partout, il lancera en plein prétoire : « En 1938, messieurs, le nez de Henry Bernstein n’était pas si gibbeux que M. Alain Laubreaux n’y cassât son encensoir, et ses pieds n’étaient pas si plats que M. Alain Laubreaux ne vînt dévotement les lécher. »
  • [68]
    Le musée de la Résistance de Besançon possède, entre autres, des documents relatifs à Pierre Masse, notamment le texte original d’une menace anonyme qui lui fut adressée, libellée comme suit : « Si à partir du 7 oct. je vous trouve dans la rue sans votre brassard de juif je vous empoigne et je vous conduis au commissariat de police » (document 976.471.07). Nous remercions tout particulièrement pour la communication de ce document la directrice de ce Musée, Mme Denise Lorach.
  • [69]
    Le « journaliste » Jules Servières de l’Alerte, n° 52, du 14 septembre 1941, écrit : « Les manifestations communistes qui se sont produites récemment à Paris, ont eu pour principaux inspirateurs des Israélites. Et c’est pourquoi une centaine d’Israélites ont été arrêtés à titre préventif et considérés comme responsables du maintien de l’ordre dans la capitale. On cite parmi les personnalités retenues M. Pierre Masse ancien sous-secrétaire d’Etat. » La conscience des « journalistes » de l’Alerte de Léon Bailby avait pour caractéristique essentielle l’élasticité. Les arrestations dataient du 20 août 1941.
  • [70]
    Musée de la Résistance de Besançon, document n° 976.471.12.
  • [71]
    Galtier-Boissière, Mon journal pendant l’occupation, a entendu l’émission et la rapporte dans ce livre.
  • [72]
    Léon Blum, Mémoires, p. 73.
  • [73]
    Voir chapitre XII, p. 348 et chapitre XIV, p. 423.

Dimanche 7 juillet 1940. Il pleut à Vichy. L’averse se prolongera jusqu’à 10 heures. Les églises s’emplissent de fidèles et très rapidement sont pleines à craquer. A Saint-Louis on annonce que le sermon de l’après-midi sera prononcé par le chanoine Poliman, député de la Meuse, commandant de bataillon.
Le Journal officiel publie le décret de clôture de la session ordinaire des Chambres.L’Humanité clandestine diffuse son numéro 60 dans lequel un article intitulé « Les pourris » passe en revue les composants du gouvernement :
« Ce gouvernement de pourris que préside Pétain veut imposer une nouvelle Constitution pour que les ploutocrates n’aient pas à rendre gorge et puissent continuer à voler le peuple. Contre ce gouvernement de corruption et de trahison il faut faire le front des honnêtes gens, le front de tous ceux qui veulent que les Français fixent eux-mêmes leur destinée en toute indépendance. »
Le 19 décembre 1940, le député communiste des Bouches-du-Rhône François Billoux, de la prison du Puy où il est détenu, écrira au maréchal Pétain, devenu chef de l’État, pour proposer d’être entendu comme témoin à charge dans l’instruction du procès de Riom. Démarche individuelle ? Non. La « directive » invitant les députés communistes à témoigner contre des hommes traduits en justice, au mépris de toute légalité, par ordre discrétionnaire de Pétain, a été transmise par Juliette Fajon. François Billoux ne sera pas le seul à faire une proposition aussi extravagante !
Ce même dimanche, la Kommandantur de Poitiers organise un défilé militaire qui part de la porte de Paris à 10 h 30 pour aboutir au pont Saint-Cyprien où s’effectuera la dislocation une heure plus tard…


Date de mise en ligne : 31/03/2020

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