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Chapiter 9. Modèles quantitatifs de risque et stratégie bancaire

Pages 285 à 307

Citer ce chapitre


  • De Servigny, A.
  • et Zelenko, I.
(2010). Chapiter 9. Modèles quantitatifs de risque et stratégie bancaire. Le risque de crédit : Face à la crise (4e éd., p. 285-307). Dunod. https://shs.cairn.info/le-risque-de-credit--9782100547456-page-285?lang=fr.

  • De Servigny, Arnaud.
  • et al.
« Chapiter 9. Modèles quantitatifs de risque et stratégie bancaire ». Le risque de crédit Face à la crise, Dunod, 2010. p.285-307. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-risque-de-credit--9782100547456-page-285?lang=fr.

  • DE SERVIGNY, Arnaud
  • et ZELENKO, Ivan,
2010. Chapiter 9. Modèles quantitatifs de risque et stratégie bancaire. In : Le risque de crédit Face à la crise. Paris : Dunod. Management Sup, p.285-307. URL : https://shs.cairn.info/le-risque-de-credit--9782100547456-page-285?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Cf. chapitre 2, Dewatripont et Tirole (1994) notamment.
  • [2]
    Lorsque le coût de ces opérations ne dépasse pas la prime de risque exigée par la banque en raison de son aver sion aux risques.
  • [3]
    Les banques ont la nécessité de se protéger des risques systémiques de la sphère financière, comme le rappelait Alan Greenspan : « The uncertainties inherent in valuations of assets and the potential for abrupt changes in perceptions of those uncertainties clearly must be adjudged by risk managers at banks and other financial intermediaries. At a minimum, risk managers need to stress test the assumptions underlying their models and set aside somewhat higher contingency resources – reserves or capital – to cover losses that will inevitably emerge from time to time when investors suffer a loss of confidence. These reserves will appear almost all the time to be a suboptimal use of capital. So do fire insurance premiums ».
  • [4]
    Sur un plan technique, le travail ne paraît pas insurmontable : si à notre connaissance, il n’existe pas encore de modèles quantitatifs de ce type, différentes publications académiques du type Ericsson et Renault (2000), ouvrent la voie en proposant d’établir un lien notamment entre d’une part, la portion du spread de crédit liée à la liquidité et d’autre part, la volatilité des actifs de la firme ainsi que le niveau de leverage de cette firme.
  • [5]
    Voir chapitres précédents.
  • [6]
    Morgan D., 1997.
  • [7]
    Développement de nouvelles activités profitables, rationalisation des activités existantes.
  • [8]
    Voir de Servigny et Zelenko, 1999, dans la partie « Théorie bancaire ».
  • [9]
    Le choix du nombre de BU retenues constitue une première étape importante dont les conséquences sur les résultats nous paraissent peu étudiés jusqu’à présent.
  • [10]
    Retail banking, middle market, asset management, corporate banking, corporate market, structured finance, non life insurance, life insurance.
  • [11]
    Dans l’exemple exposé, la fonction d’utilité retenue est en fait obtenue à partir d’une fonction RAROC opérée sur les BU.
  • [12]
    Exprimé sous la forme : le poids de chaque business line ne peut pas évoluer de plus de 5 %.
  • [13]
    Dans le cas de la banque, le modèle de Merton (1974) renvoie au caractère optionnel du crédit.
  • [14]
    Pour bien comprendre le principe : un investisseur peut très bien améliorer son niveau de performance dans le plan moyenne/variance en vendant de l’asymétrie positive. Ceci dit, il ne suffit pas de vouloir incorporer l’effet skewness dans le calcul du bêta, il faudrait également incorporer les moments plus élevés comme la kurtosis.
  • [15]
    The Valuation of Uncertain Income Streams and the Pricing of Options, Bell journal of Economics, 7, 1976, pp. 407-425.
  • [16]
    Nous remercions B. de Lachapelle pour sa contribution à cette réflexion.
  • [17]
    Représenté par la branche droite, la plus haute du J.
  • [18]
    Ce paragraphe permet de mesurer l’erreur de point de vue des modèles du type de celui développé par Baud, Frachot, Igigabel, Martineu, Roncalli (2000), dans lequel la stratégie est prise comme une contrainte limitative pour un processus RAPM dynamique d’optimisation mathématisé.
  • [19]
    Ce point est abordé en détail dans la partie approche économique de ce livre.

Les années quatre-vingt-dix ont été une décennie d’avancées considérables en matière de gestion du risque de crédit : nouveaux instruments, progrès de la modélisation, nouveaux marchés. Les marchés financiers facilitent sans cesse la marchéisation du crédit. Le spread de signature devient une variable de marché tout aussi cruciale que le cours d’action. Étroitement lié au rating, le spread met l’accent sur le risque de défaut.
Dans ces conditions, les banques commerciales qui gèrent encore une proportion importante des concours à l’économie, sont engagées à considérer leurs opérations traditionnelles de prêts sous un angle nouveau. Dans leurs plus récents textes, les autorités réglementaires elles-mêmes, les incitent à rationaliser leur gestion du risque de crédit, en référence au marché. Du point de vue de la stratégie, de l’identité même de la banque commerciale, surgissent donc plusieurs questions de fond.
Pour quelles raisons les entreprises continueraient-elles de s’adresser aux banques plutôt qu’aux marchés financiers, quels sont les avantages des banques ? Doivent-elles conserver leurs engagements sur leurs bilans ou ne seront-elles que des originateurs de risque de crédit pour le marché ?
Comment l’utilisation de méthodes statistiques d’évaluation des performances rapportées aux risques, contribue-t-elle à la définition d’une stratégie d’ensemble de la banque ?Les nouvelles approches du crédit peuvent-elles devenir source d’une nouvelle transparence bancaire …


Date de mise en ligne : 12/05/2020

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