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Introduction / Une République de conseillers ?

Pages 17 à 110

Citer ce chapitre


  • Eymeri-Douzans, J.-M.
  • et Bioy, X.
(2015). Introduction / Une République de conseillers ? Dans
  • J. Eymeri-Douzans,
  • X. Bioy
  • et S. Mouton
Le règne des entourages : Cabinets et conseillers de l’exécutif (p. 17-110). Presses de Sciences Po. https://doi.org/10.3917/scpo.eymer.2015.01.0017.

  • Eymeri-Douzans, Jean-Michel.
  • et al.
« Introduction / Une République de conseillers ? ». Le règne des entourages Cabinets et conseillers de l’exécutif, Presses de Sciences Po, 2015. p.17-110. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-regne-des-entourages--9782724618259-page-17?lang=fr.

  • EYMERI-DOUZANS, Jean-Michel
  • et BIOY, Xavier,
2015. Introduction / Une République de conseillers ? In :
  • EYMERI-DOUZANS, Jean-Michel,
  • BIOY, Xavier
  • et MOUTON, Stéphane,
Le règne des entourages Cabinets et conseillers de l’exécutif. Paris : Presses de Sciences Po. Académique, p.17-110. DOI : 10.3917/scpo.eymer.2015.01.0017. URL : https://shs.cairn.info/le-regne-des-entourages--9782724618259-page-17?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/scpo.eymer.2015.01.0017


Notes

  • [1]
    Sur ce processus de sociogenèse historique de l’État, outre les réflexions de Max Weber, notamment celles contenues dans M. Weber, La Domination [trad. fr.], Paris, La Découverte, coll. » Politique et sociétés », 2013, et le classique de N. Elias, La Dynamique de l’Occident [trad. fr.], Paris, Calmann-Lévy, 1991, l’on renvoie aux riches travaux du programme de recherche coordonné par l’historien J.-P. Genet, et notamment à son livre La Genèse de l’État moderne. Culture et société politique en Angleterre, Paris, PUF, 2003.
  • [2]
    E. Kantorowicz, Les Deux Corps du roi. Essai sur la théologie politique au Moyen Âge [trad. fr.], Paris, Gallimard, 1989.
  • [3]
    Sur tout cela, cf. notamment le classique de D. Richet, La France moderne. L’esprit des institutions, Paris, Flammarion, 1973.
  • [4]
    J.-C. Colliard , Les Régimes parlementaires contemporains, Paris, Presses de Sciences Po, 1978 ; P. Lauvaux, Les Grandes Démocraties contemporaines, Paris, PUF, coll. « Droit fondamental – droit politique et théorique », 1990 ; Y. Mény et Y. Surel, Politique comparée. Les démocraties : Allemagne, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Paris, Montchrestien, 2009 [8e éd.].
  • [5]
    Les formes et les causes de cette présidentialisation des régimes politiques contemporains sont analysées en détail dans T. Poguntke et P. Webb (eds), The Presidentialization of Politics. A Comparative Study of Modern Democracies, Oxford, Oxford University Press, 2005.
  • [6]
    Selon la pertinente formule de Jean Gicquel, dans J. Gicquel et J.-E. Gicquel, Droit constitutionnel et Institutions politiques, Paris, Montchrestien et Lextenso, 2014 [25e éd].
  • [7]
    Dans une abondante littérature sur le modèle classique de Whitehall et son évolution, l’on renvoie en langue française à F. Dreyfus, L’Invention de la bureaucratie. Servir l’État en France, en Grande-Bretagne et aux États-Unis ( XVIII e - XX e  siècles), Paris, La Découverte, coll. « Texte à l’appui », 2000, et en anglais à H. Heclo et A. Wildavsky, The Private Government of Public Money, Londres, Macmillan, 1981 ; R. A. W. Rhodes et P. Dunleavy (eds), Prime Minister, Cabinet and Core Executive, Londres, Macmillan, 1995 ; K. Dowding, The Civil Service, Londres, Routledge, 1995 ; C. Campbell et G. K. Wilson, The End of Whitehall. Death of a Paradigm ?, Oxford, Blackwell, 1995 ; E. C. Page et B. Jenkins, Policy Bureaucracy. Government With a Cast of Thousands, Oxford, Oxford University Press, 2005 ; R. A. W. Rhodes, Everyday Life in British Government, Oxford, Oxford University Press, 2011 ; ainsi qu’à quelques articles marquants : R. Rose, « Steering the Ship of the State : One Tiller but Two Pair of Hands », British Journal of Political Science, 17, 1987, p. 409-453 ; P. Barberis, « Permanent Secretaries and Policy-Making in the 1980s », Public Policy and Administration, 9 (1), 1994, p. 41-59 ; D. Marsh, D. Richards et M. Smith, « Re-assessing the Role of Departmental Cabinet Ministers », Public Administration, 78 (2), 2000, p. 305-326 ; E. C. Page, « The Civil Servant as Legislator : Law Making in British Administration », Public Administration, 81 (4), 2003, p. 651-679, et, bien sûr, au chapitre d’Oonagh Gay dans le présent ouvrage.
  • [8]
    A. de Tocqueville, L’Ancien Régime et la Révolution. Paris, Gallimard, 1952, chapitre VII.
  • [9]
    Dictionnaire de l’Académie française, Paris, Fayard et Imprimerie nationale, 1992 [9e éd.], article « cabinet ».
  • [10]
    O. Schrameck, Dans l’ombre de la République. Les cabinets ministériels, Paris, Dalloz, 2006, p. 8.
  • [11]
    Libre emprunt fait ici à la notion proposée par P. J. DiMaggio et W. W. Powell, « The Iron Cage Revisited : Institutional Isomorphism and Collective Rationality in Organizational Fields », American Sociological Review, 48 (2), 1983, p. 147-160.
  • [12]
    Sur le cas suédois, cf. T. Larrson, Le Gouvernement de la Suède, Stockholm, Statskontoret, 1995 ; J.-M. Eymeri(-Douzans), Pouvoir politique et Haute Administration. Une comparaison européenne, Maastricht, Institut européen d’administration publique, 2001.
  • [13]
    B. Liegl et W. C. Müller, « Senior Officials in Austria », dans E. C. Page et V. Wright (eds), Bureaucratic Elites in Western European States, Oxford, Oxford University Press, 1999, p. 90-120.
  • [14]
    C’est ainsi qu’en Bulgarie, au début de l’année 2015, le Premier ministre Boyko Borrisov était secondé par un cabinet politique composé de douze collaborateurs personnels, le ministre des Affaires étrangères, de six, et la plupart des autres, de cinq (informations directes d’un co-auteur de ces lignes).
  • [15]
    Au sens que donne à cette notion la sociologie « formale » de G. Simmel, Sociologie. Études sur les formes de la socialisation [trad. fr.], Paris, PUF, coll. « Quadrige », 2013.
  • [16]
    Encore qu’il faille observer que même les chefs de tribus amérindiennes, chères à Pierres Clastres et aux intellectuels post-68, s’entouraient du conseil des chefs de famille : P. Clastres, La Société contre l’État, Paris, Minuit, 1974. Pouvoir sans État, mais pas sans conseillers !
  • [17]
    M. Weber, Économie et Société, tome 1, Les Catégories de la sociologie [trad. fr.], Paris, Plon, coll. « Agora -Pocket », 1971, p. 88.
  • [18]
    Sur le fascinant François Leclerc du Tremblay, entré en religion sous le nom de « père Joseph », l’on renvoie, dans un genre littéraire, à A. Huxley, L’Éminence grise [trad. fr.], Monaco, Éditions du Rocher, 1946, et, dans un genre savant, à la biographie de B. Pierre, Le Père Joseph. L’éminence grise de Richelieu, Paris, Perrin, 2007.
  • [19]
    « La femme invisible » est le surnom donné, en raison de sa discrétion médiatique, à Isabelle Sima, chef de cabinet du président Hollande de 2013 à 2015 et sa collaboratrice durant un quart de siècle.
  • [20]
    Il s’agit du classique de J. Aberbach, R. Putnam et B. Rockman, Bureaucrats and Politicians in Western Democracies, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 1981.
  • [21]
    Les chiffres détaillés sont présentés au chapitre 20 ci-après par Christian Bigaut.
  • [22]
    Chiffres cités dans le classique A. Schlesinger, La Présidence impériale [trad. fr.], Paris, PUF, 1976, p. 233.
  • [23]
    Sur cette notion, l’on renvoie à R. A. W. Rhodes, « Introducing the Core Executive », dans R. A. W. Rhodes et P. Dunleavy (eds), Prime Minister, Cabinet and Core Executive, op. cit., p. 1-8.
  • [24]
    Informations tirées de B. H. Patterson, The White House Staff. Inside the West Wing and Beyond, Washington (D. C.), Brookings Institution Press, 2000, p. 342-348 ; et de R. J. Ellis, The Political Development of the American Presidency, Londres, Routledge, 2012. Cf. aussi, en français, C.-P. David, Au sein de la Maison-Blanche. La formulation de la politique étrangère des États-Unis, Québec, Presses de l’Université Laval, 2004.
  • [25]
    T. J. Lowi, The Personal President. Power Invested, Promise Unfulfilled, Ithaca (N. Y.) et Londres, Cornell University Press, 1985, p. 142 et suiv.
  • [26]
    Cf. à ce sujet J. Joana et A. Smith, Les Commissaires européens. Technocrates, diplomates ou politiques ?, Paris, Presses de Sciences Po, 2002.
  • [27]
    Outre le chapitre d’étude du cas italien en dernière partie du présent ouvrage et sa bibliographie, on renvoie au chapitre de P. Mattei, « Italian Democracy Under Threat ? The Spoils System in Historical Perspective », dans E. C. Page et V. Wright (eds), From the Active to the Enabling State. The Changing Role of Top Officials in European Nations, Basingstoke, Palgrave Macmillan, 2007, p. 81-98 ; F. Di Mascio et N. Alessandro, « Analyse du rôle des cabinets ministériels en Italie : L’héritage et la temporalité dans l’étude des réformes administratives », Revue internationale des sciences administratives, 79 (2), 2013, p. 345-364.
  • [28]
    Cette qualification est portée par S. Righettini, « Les dirigeants de la haute fonction publique de l’État italien. Une élite modeste ? », dans H. Mendras et E. N. Suleiman, Le Recrutement des élites en Europe, Paris, La Découverte, 1997, p. 192-210.
  • [29]
    F. Di Mascio et A. Natalini, « Analyse du rôle des cabinets ministériels en Italie », art. cité .
  • [30]
    Cf., entre autres, l’article de Juan Rodríguez Teruel, « ¿ Cuántos políticos hay en España ? ¿ Y por qué nos importa saberlo ? », sur le site internet du www.eldiario.es (consulté le 18 février 2014).
  • [31]
    Sur ce sujet, cf. en anglais R. A. W. Rhodes et P. Dunleavy (eds), Prime Minister, Cabinet and Core Executive, op. cit. et en français J.-M. Eymeri(-Douzans), Pouvoir politique et Haute Administration. Une comparaison européenne, op. cit., et A. Cole et J.-M. Eymeri-Douzans, « Introduction : Administrative Reforms and Mergers in Europe – Research Questions and Empirical Challenges », International Review of Administrative Sciences, « State Restructuring and the Reform of the Core Executive in Europe : Comparative Perspectives », 76 (3), 2010, p. 395-406.
  • [32]
    Pour emprunter le titre de J. M. Lee, G. W. Jones et J. Burnham, At the centre of Whitehall. Advising the Prime Minister and Cabinet, Houndmills, Palgrave, 1998.
  • [33]
    B. Yong et R. Hazell, Special Advisers. Who they are, what they do and why they matter, Oxford, Hart Publishing, 2014.
  • [34]
    H. Bakvis et S. B. Wolinetz, « Canada : Executive Dominance and Presidentialization », dans T. Poguntke et P. Webb (eds), The Presidentialization of Politics, op. cit., p. 200-220.
  • [35]
    P. Veyne, Le Pain et le Cirque. Sociologie historique d’un pluralisme politique, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », 1995.
  • [36]
    T. Poguntke et P. Webb (eds), The Presidentialization of Politics, op. cit.
  • [37]
    Pour cet état des savoirs, l’on se reportera toujours avec grand profit à J. Lagroye, B. François et F. Sawicki, Sociologie politique, Paris, Presses de Sciences Po et Dalloz, 2012 [6e éd.], ainsi qu’à D. Colas, Sociologie politique, Paris, PUF, coll. « Quadrige », 2006, et à A. Cohen, B. Lacroix et P. Riutort (dir.), Nouveau Manuel de science politique, Paris, La Découverte, coll. « Grands Repères Manuels », 2009.
  • [38]
    Pour reprendre le titre d’une émission télévisée et du livre d’entretiens éponyme – R. Bacqué, L’Enfer de Matignon, Paris, Albin Michel, 2008 – où des Premiers ministres français portent témoignage de leur expérience.
  • [39]
    Pour s’en tenir à un ouvrage synthétique et pédagogique en français, cf. l’excellent manuel de P. Hassenteufel, Sociologie politique. L’action publique, Paris, Armand Colin, 2008.
  • [40]
    R. A. W. Rhodes et A. Tiernan, The Gatekeepers. Lessons from Prime Ministers’ Chiefs Of Staff, Melbourne, Melbourne University Press, 2014.
  • [41]
    Pour une brillante synthèse, cf. M. Offerlé, Sociologie des groupes d’intérêt, Paris, Montchrestien, 1994.
  • [42]
    Cf. les mises en perspective à ce sujet d’E. Neveu, Sociologie des mouvements sociaux, Paris, La Découverte, 2005.
  • [43]
    Au sens que donne à cette notion l’historien de l’Antiquité tardive P. Brown, Pouvoir et Persuasion dans l’Antiquité tardive [trad. fr.], Paris, Seuil, 1998.
  • [44]
    Le thème de la gouvernance a été lancé en science politique par l’ouvrage collectif dirigé par J. Kooiman (ed.), Modern Governance. New State-Society Interactions, Londres, Sage, 1993, et a connu un succès hors du commun, dans la sphère savante, cf. entre autres G. Marks et L. Hooghe, Multilevel Governance and European Integration, Lanham (Md.), Rowman and Littlefield, 2001, ou encore B. G. Peters et J. Pierre, Governance, Politics and the State, New York (N. Y.), St. Martin’s Press, 2000, comme chez les acteurs eux-mêmes – succès sur lequel on peut porter un regard critique, tel celui de J.-P. Gaudin, Pourquoi la gouvernance ?, Paris, Presses de Sciences Po, 2002.
  • [45]
    Sur ce thème lui aussi très à la mode, cf. en particulier L. Blondiaux, Le Nouvel Esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participative, Paris, Seuil, 2008, et J.-P. Gaudin, La Démocratie participative, Paris, Armand Colin, 2007.
  • [46]
    Sur les policy networks, l’on renvoie aux travaux séminaux de R. A. W. Rhodes, Understanding Governance. Policy Networks, Governance, Reflexivity, and Accountability, Buckingham et Philadelphia (Pa.), Open University Press, 1997.
  • [47]
    A. G. Jordan et J. Richardson, « Overcrowded Policy-making. Some British and European Reflections », Policy Sciences, 15, 1983, p. 247-268.
  • [48]
    Pour le monde anglo-saxon, cf. notamment F. Esser, C. Reinemann et D. Fan, « Spin Doctoring in British and German Election Campaigns. How the Press is Being Confronted with a New Quality of Political PR », European Journal of Communication, 15 (2), 2000, p. 209-239 ; pour la France, cf. entre autres C. Desrumaux et J. Nollet, « Présentation », Réseaux, « Le travail politique par et pour les médias », 187 (5), 2014, p. 9-21, ainsi que P. Aldrin, N. Hubé, C. Ollivier-Yaniv et J.-M. Utard (dir.), Les Mondes de la communication publique, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2014.
  • [49]
    Propos retranscrits alors dans le quart d’heure suivant leur prononcé.
  • [50]
    Il s’agissait du principe d’inaliénabilité du domaine royal, et du corollaire que le roi n’a donc pas de domaine personnel, posé définitivement en France par l’édit de Moulins de 1566.
  • [51]
    Au sens figuré mais parfois aussi au sens propre, puisqu’il semble que les conseillers élyséens de François Hollande « déjeunent régulièrement avec le chef de l’État qui les invite à des soirées “plateaux-repas dans son bureau” » et usent en privé du tutoiement avec le président ». Cf. S. Raffy, « La jeune garde du président Hollande », L’Obs, 2622, 5-11 février 2015, p. 26.
  • [52]
    Sur ce sujet délicat, cf. l’ouvrage savant tiré de sa thèse de doctorat d’histoire d’O. Dard, La Synarchie. Le mythe du complot permanent, Paris, Perrin, 1998.
  • [53]
    A. Daudet, Le Nabab, Paris, Slatkine, 1997.
  • [54]
    R. de Jouvenel, La République des camarades, Paris, Grasset, 1914.
  • [55]
    L. Blum, La Réforme gouvernementale, Paris, Grasset, 1936.
  • [56]
    Proposition loin d’être irréaliste : elle correspond au mode d’organisation des entourages ministériels que l’on a pu observer récemment en Norvège.
  • [57]
    F. Mitterrand, Le Coup d’État permanent, Paris, Union générale d’éditions, 1993 [nouv. éd.].
  • [58]
    Pour une version en livre, A. Ribaud et Moisan, La Cour. Chroniques du royaume, Paris, Julliard, 1961.
  • [59]
    P. Viansson-Ponté, Histoire de la République gaullienne, tome 1, La Fin d’une époque (mai 1958-juillet 1962), Paris, Fayard, 1970, et P. Viansson-Ponté, Histoire de la république gaullienne, tome 2, Les Temps des orphelins (août 1962-avril 1969), Paris, Fayard, 1971.
  • [60]
    E. Plenel, La Part d’ombre, Paris, Folio Actuel, 1994 ; P. Rambaud, Chronique du règne de Nicolas I er , Paris, Grasset, 2008.
  • [61]
    T. Pfister, « L’usurpation de pouvoir des cabinets ministériels », Le Débat, 52, 1988, p. 32-40.
  • [62]
    J.-L. Quermonne, « La “mise en examen” des cabinets ministériels », Pouvoirs, 68, 1994, p. 61-75.
  • [63]
    C. Blanc, Rapport de la commission « État, administration et services publics de l’an 2000 », Paris, La Documentation française, 1993 ; J. Prada, Rapport sur l’encadrement supérieur de la fonction publique, Paris, DGAFP, 1994 ; J. Picq, L’État en France. Une nation ouverte sur le monde. Rapport au Premier ministre, Paris, La Documentation française, 1995.
  • [64]
    iFRAP, « Huit propositions pour plus de transparence de la vie publique », Société civile. Le mensuel de la fondation iFRAP, 153, 2015.
  • [65]
    Au sens de D. Chagnollaud et J.-L. Quermonne, La V e  République, tome 2, Le Pouvoir exécutif et l’Administration, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 2000.
  • [66]
    Sur le plan Copernic et son contexte, C. De Visscher, « Le coup dans l’eau de Copernic : réforme de la haute fonction publique, nouvelle gestion publique et particratie en Belgique », Politiques et Management public, 23 (4), 2005, p. 33-51.
  • [67]
    M. Foucault, Dits et Ecrits, Paris, Gallimard, 2001 ; P. Lascoumes, « La gouvernementalité : de la critique de l’État aux technologies du pouvoir », Le Portique, 13-14, 2004, p. 169-190 ; J. J. Linz et A. Stepan, Problems of Democratic Transition and Consolidation. Southern Europe, South America, and Post-communist Europe, Baltimore (Md.), Johns Hopkins University Press, 1996.
  • [68]
    F. Dreyfus et J.-M. Eymeri-Douzans (dir.), « Concours et administration », numéro spécial de la Revue française d’administration publique, 142, 2012.
  • [69]
    Le président d’Aix-Marseille Université, la plus grosse université de France, a ainsi son directeur de cabinet, dont la place de parking est dûment réservée par un panneau dans le parc du palais du Pharo, face au Vieux-Port phocéen.
  • [70]
    Il est à noter que cet usage, courant dans la France des années 1970-1980, aux belles heures des nationalisations, du pantouflage et des privatisations, semble en net recul depuis l’ouverture du pays aux normes et au lexique de la globalisation anglophone : l’on parle désormais plus volontiers de « l’assistant-e personnel-le ».
  • [71]
    Pour autant que l’on s’en tienne à considérer les cadres supérieurs de niveau A+, ce qui est bien sûr très réducteur et injuste envers les attachés d’administration centrale et autres corps de type A et de catégorie B sans lesquels les ministères ne fonctionneraient pas.
  • [72]
    Effectifs au 1er janvier 2013, DGAFP, Rapport général sur la fonction publique. Politiques et pratiques des ressources humaines, Paris, La Documentation française, 2014, p. 287.
  • [73]
    Ces notions s’entendent au sens de N. Elias, Qu’est-ce que la sociologie ? [trad. fr.], Paris, Plon, coll. « Agora-Pocket », 1970.
  • [74]
    Au sens de M. Weber, Économie et Société, tome 1 , op. cit., p. 94.
  • [75]
    D. Chagnollaud, Les Cabinets ministériels. Côté cour, Paris, L’Harmattan, 1999.
  • [76]
    J.-M. Eymeri-Douzans, Les Gardiens de l’État. Sociologie des énarques de ministère, thèse de doctorat, Paris, Université Paris-1, 1999, chapitre III : « Les carrières : logiques institutionnelles, stratégies individuelles », p. 248-446.
  • [77]
    Sur les aspects financiers des cabinets ministériels, voir les fruits de l’activité du député R. Dosière, par exemple L’Argent de l’État. Un député mène l’enquête, Paris, Seuil, 2012, et son blog : renedosiere. over-blog. com.
  • [78]
    Sur le fondement de l’outil comparatif disponible sur le site de l’Observatoire des inégalités (www.inegalites.fr).
  • [79]
    Chiffres donnés, pour 2013, par le député Dosière sur son blog et qui ne portent que sur les officiels. La prise en considération des officieux, souvent mis à disposition, accroîtrait sans doute la part des fonctionnaires.
  • [80]
    Tel récent ministre des Affaires étrangères a mis un point d’honneur à ce que les conseillers issus de « la carrière » qui quittent son cabinet obtiennent tous une ambassade, même quand l’intéressée s’était préparée le poste de consul général à New York dont elle rêvait pour elle et ses enfants et se retrouve, à son grand dam mais par la faveur du Prince, ambassadeur à Sarajevo.
  • [81]
    J.-M. Eymeri-Douzans et J. Pavillard, Les Administrateurs civils. Fins de carrière et débouchés, Paris, La Documentation française, 1997.
  • [82]
    J.-P. Lacam, La France, une république de mandarins ? Les hauts fonctionnaires et la politique, Bruxelles, Complexe, 2000, p. 28.
  • [83]
    Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, Mémoires. Anthologie, Paris, Librairie générale française, 2007 [rééd.] ; N. Elias, La Société de Cour [trad. fr.], Paris, Flammarion, coll. « Champs-Essai », 1985.
  • [84]
    Cité, entre autres, par E. Mandonnet, « Dans le secret de Jacques Chirac », L’Express, 16 février 2011.
  • [85]
    C. Laurent-Simon, interview de Cécile Duflot, « Les raisons de sa colère », Elle, 3582, 22 août 2014, p. 12.
  • [86]
    Cf., entre autres écrits, P. Bourdieu, Raisons pratiques, Paris, Seuil, 1994, notamment la partie « Un acte désintéressé est-il possible ? ».
  • [87]
    N. Loiseau, « Parer au cliché du haut fonctionnaire en costume-cravate », interview sur le site internet du magazine Acteurs publics, 14 février 2014.
  • [88]
    Voir maints exemples cités par R. Rémond, A. Coutrot et I. Boussard, Quarante Ans de cabinets ministériels. De Léon Blum à Georges Pompidou, Paris, Presses de Sciences Po, 1982 ; ou S. Cohen, Les Conseillers du président. De Charles de Gaulle à Valéry Giscard d’Estaing, Paris, PUF, coll. « Politique d’aujourd’hui », 1980.
  • [89]
    J.-C. Gayssot, Sur ma route, Paris, Stock, 2000, p. 159.
  • [90]
    Cité par S. Raffy, « La jeune garde du président Hollande », art. cité, p. 28.
  • [91]
    Cette formule est reprise de J.-M. Eymeri-Douzans, « La machine élitaire. Un regard européen sur le modèle français de fabrication des hauts fonctionnaires », dans H. Joly (dir.), Formation des élites en France et en Allemagne, Cergy-Pontoise, Éditions du CIRAC, 2005, p. 101-128.
  • [92]
    S. Raffy, « La jeune garde du président Hollande », art. cité, p. 26.
  • [93]
    Au sens de P. Bourdieu, La Noblesse d’État. Grandes écoles et esprit de corps, Paris, Minuit, 1989.
  • [94]
    C. Charle, Les Élites de la République (1880-1900), Paris, Fayard, 2006.
  • [95]
    L. Blum, La Réforme gouvernementale, op. cit., p. 548.
  • [96]
    G. Timsit, « L’administration », dans M. Grawitz et J. Leca (dir.), Traité de science politique, tome 2, Paris, PUF, 1985, p. 458.
  • [97]
    P. Racine, « L’Administration dans la Nation », Revue de l’Action populaire, cité dans O. Schrameck, Dans l’ombre de la République, op. cit., p. 24.
  • [98]
    L’on reprend ici les constats de recherche exposés dans J.-M. Eymeri-Douzans, « Frontière ou marches ? De la contribution de la haute administration à la production du politique », dans J. Lagroye (dir.), La Politisation, Paris, Belin, 2003, p. 47-77.
  • [99]
    T. Larrson, Le Gouvernement de la Suède, op. cit.
  • [100]
    Un de nos anciens étudiants, longtemps collaborateur d’un député socialiste et désormais membre d’un cabinet ministériel, remarque ainsi, en 2013 : « Dans ce pays, avec ce régime-ci, c’est bien simple, les partis ne sont solides que quand ils sont dans l’opposition. Dès qu’un parti est au pouvoir, tous les gens valables partent dans les cabinets ministériels, évidemment, pour obtenir des places. Il ne reste personne au Parti, donc le Parti ne peut qu’aller mal. Actuellement, la rue de Solferino est vide ! C’est la maison des fantômes ! Harlem Désir, c’est vrai qu’il n’est pas bon, mais il est tout seul. Quand on y va, les bureaux autour du sien sont vides ! Alors après, on s’étonne qu’il n’y a pas de production d’idées neuves au Parti, que l’on est infoutu de produire pour les élections intermédiaires un programme séduisant autre que la défense du bilan du gouvernement, souvent indéfendable. Mais puisqu’il n’y a per-son-ne au Parti, pas la moindre matière grise, rien d’étonnant ! » (H., 30 ans, IEP Toulouse, conseiller technique, décembre 2013).
  • [101]
    L’Express, 2-8 juillet 2014, p. 32.
  • [102]
    J.-M. Eymeri-Douzans, « Frontière ou marches ? », art. cité.
  • [103]
    Sur cette notion très discutée, cf. le classique de B. Badie et P. Birnbaum, Sociologie de l’État, Paris, Grasset, 1979.
  • [104]
    E. N. Suleiman, Politics, Power and Bureaucracy in France, Princeton (N. J.), Princeton University Press, 1974 ; V. Wright, The Government and Politics of France, Londres, Hutchinson, 1983 ; A. Stevens, Government and Politics of France, Londres, Palgrave Macmillan, 2003 [3e éd.].
  • [105]
    Sur ce sujet, l’on renvoie à J.-M. Eymeri-Douzans, « Les bons endroits, les bons moments, les bons amis. Remarques sur les carrières des énarques de nos ministères », dans J.-P. Derosier et G. Sacriste (dir.), L’État, le Droit, le Politique. Mélanges en l’honneur de Jean-Claude Colliard, Paris, Dalloz, 2014, p. 319-338.
  • [106]
    J.-M. Eymeri(-Douzans), Pouvoir politique et Haute Administration. Une comparaison européenne, op. cit.
  • [107]
    Comme cela est longuement analysé dans J.-M. Eymeri-Douzans, « Frontière ou marches ? », art. cité.
  • [108]
    J.-L. Quermonne, « Politisation de l’administration ou fonctionnarisation de la politique », dans F. de Baecque et J.-L. Quermonne (dir.), Administration et Politique sous la Cinquième République, Paris, Presses de Sciences Po, 1982, p. 329-360.
  • [109]
    Au sens de G. T. Allison, Essence of Decision. Explaining the Cuban Missile Crisis, Boston (Mass.), Little Brown, 1971.
  • [110]
    D. Chagnollaud, Les Cabinets ministériels. Côté cour, op. cit., p. 24 et passim.
  • [111]
    Après les travaux de M. Dogan, « Les filières de la carrière politique en France », Revue française de sociologie, 4 (8), 1967, p. 468-492, et Pathways to Power. Selecting Rulers in Pluralist Democracies, Boulder (Colo.), Westview, 1989, et hormis un numéro désormais ancien de la revue Pouvoirs sur « Le ministre », 36, 1986, les travaux chiffrés plus récents sont ceux d’H. Joly, « Les élites politiques, regards croisés sur le cas français », dans H. Joly (dir.), Formation des élites en France et en Allemagne, op. cit., p. 149-167, le chapitre de M.-H. Bruère et D. Gaxie, « Le recrutement extra-parlementaire des ministres sous la Cinquième République », dans J.-P. Derosier et G. Sacriste (dir.), L’État, le Droit, le Politique, op. cit., p. 339-349, ainsi qu’une étude postée sur le site internet de La Vie des Idées, due à A. François et E. Grossman, « Qui sont les ministres de la Ve République ? », laviedesidees.fr, 31 janvier 2012.
  • [112]
    É. Durkheim, Les Règles de la méthode sociologique, Paris, Payot, 2009 [1894].
  • [113]
    J. Lagroye et M. Offerlé (dir.), Sociologie de l’institution, Paris, Belin, 2010.
  • [114]
    F. Buton, « Introduction », Genèses, « L’observation historique du travail administratif », 72 (3), 2008, p. 2-3.
  • [115]
    J.-M. Eymeri-Douzans et G. Tanguy, « Section Thématique 28 : Ethnographier les institutions. Un impératif empirique », Congrès de l’AFSP, Aix-en-Provence, 22-24 juin 2015.
  • [116]
    J.-M. Eymeri-Douzans, « L’État au quotidien. Éléments d’observation ethnographique du travail des énarques en administration centrale », dans J.-M. Eymeri-Douzans et G. Bouckaert (dir.), La France et ses administrations. Un état des savoirs / France and its Public Administrations. A State of the Art, Bruxelles, Bruylant, 2013, p. 331-378.
  • [117]
    Cf. la synthèse de V. Dubois « The Sociology of Administrative Work, a Study of “Street-level Bureaucracy” à la française », dans J.-M. Eymeri-Douzans et G. Bouckaert (dir.), La France et ses administrations, op. cit., p. 169-176.
  • [118]
    J.-M. Eymeri-Douzans, « Frontière ou marches ? », art. cité.
  • [119]
    S. Laurens, « Une sociologie de la note administrative : notations sur un instrument de pouvoir administratif », dans J.-M. Eymeri-Douzans et G. Bouckaert (dir.), La France et ses administrations, op. cit., p. 379-410.
  • [120]
    Y. Buchet de Neuilly, « Mais où se trouve “l’intérêt national” ? Les diplomates français dans les arènes du Conseil de l’UE », dans J.-M. Eymeri-Douzans et G. Bouckaert (dir.), La France et ses administrations, op. cit., p. 437-459.
  • [121]
    E. Penissat, « Quand les chiffres du chômage font “scandale”. Les hauts fonctionnaires de la statistique publique et la politisation des statistiques », dans J.-M. Eymeri-Douzans et G. Bouckaert (dir.), La France et ses administrations, op. cit, p. 411-435.
  • [122]
    Pour paraphraser le titre d’un article déjà cité de Jean-Louis Quermonne, « La “mise en examen” des cabinets ministériels », art. cité.
  • [123]
    G. Thuillier, Les Cabinets ministériels, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1982.
  • [124]
    O. Schrameck, Dans l’ombre de la République, op. cit.
  • [125]
    C. Bigaut, Les Cabinets ministériels, Paris, LGDJ, coll. « Systèmes », 1997.
  • [126]
    J.-J. Chevallier, Histoire des institutions et des régimes politiques de 1789 à nos jours, Paris, Dalloz, 1985 [7e éd.].
  • [127]
    S. Rials, La Présidence de la République, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1983 ; S. Rials, Le Premier ministre, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1985.
  • [128]
    O. Beaud et J.-M. Blanquer (dir.), La Responsabilité des gouvernants, Paris, Descartes et Cie, 1999.
  • [129]
    J.-R. Catta, Le Cabinet ministériel. Essai d’analyse constitutionnelle, thèse de doctorat de droit public, Université Paris-2, 2012.
  • [130]
    M. Antoine et al., Origines et Histoire des cabinets des ministres en France, Genève, Droz, 1975.
  • [131]
    Parue dans IFSA-FNSP, Les Superstructures des administrations centrales, Paris, Cujas, 8, 1973, p. 191-198.
  • [132]
    V. Wright, « Directeurs et secrétaires généraux des administrations centrales sous le Second Empire », dans F. de Baecque et al., Les Directeurs de ministère en France ( XIX e - XX e siècles), Genève, Droz, 1976, p. 40 et suiv.
  • [133]
    Pour quelques exemples : P. Durand-Barthez, Histoire des structures du ministère de la Justice (1789-1945), Paris, PUF, 1973 ; J.-P. Zanco, Le Ministère de la Marine sous le Second Empire, Paris, SHM, 2003 ; É. Anceau, Napoléon III. Un Saint-Simon à cheval, Paris, Tallandier, 2008 ; J.-C. Geslot, Victor Duruy. Historien et ministre (1811-1894), Lille, Presses universitaires du Septentrion, 2009 ; X. Mauduit, Le Ministère du faste. La maison du président de la République et de l’empereur (1848-1870), thèse de doctorat, Paris, Université Panthéon-Sorbonne, 2012.
  • [134]
    R. Rémond, A. Coutrot et I. Boussard, Quarante Ans de cabinets ministériels, op. cit.
  • [135]
    G. Le Béguec et C. Manigand, « Un instrument politique mal assumé ? L’entourage de Valéry Giscard d’Estaing à l’Élysée de 1974 à 1981 », Histoire@Politique, « Les entourages des chefs de l’État de Mac-Mahon à Valéry Giscard d’Estaing », 8, 2009.
  • [136]
    Bibliographie détaillée dans E. Chiaradia, L’Entourage du général de Gaulle (juin 1958-avril 1969), Paris, Publibook, coll. « Sciences humaines et sociales », 2011.
  • [137]
    J. Siwek-Pouydesseau, Les Cabinets ministériels et leur évolution. De la III e à la IV e République, thèse de doctorat, Paris, Presses de Sciences Po, 1962.
  • [138]
    P. Birnbaum, Les Sommets de l’État. Essai sur l’élite du pouvoir en France, Paris, Seuil, coll. « Points essais », 1994 [éd. augmentée].
  • [139]
    P. Birnbaum (dir.), Les Élites socialistes au pouvoir. Les dirigeants socialistes face à l’État (1981-1985), Paris, PUF, 1985.
  • [140]
    S. Cohen, Les Conseillers du président, op. cit.
  • [141]
    M. Dagnaud et D. Mehl, L’Élite rose, op. cit.
  • [142]
    E. N. Suleiman, Les Hauts Fonctionnaires et la Politique, Paris, Seuil, 1976 ; C. Grémion, Profession. Décideurs, Paris, Gauthier-Villars, 1979 ; F. de Baecque et J.-L. Quermonne, Administration et Politique sous la Cinquième République, op. cit. ; J.-L. Bodiguel et J.-L. Quermonne, La Haute Fonction publique sous la V e  République, Paris, PUF, 1983 ; M.-C. Kessler, Les Grands Corps de l’État, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1994 ; J. Chevallier et al., La Haute Administration et la Politique, Paris, PUF, coll. « Curapp », 1985.
  • [143]
    D. Chagnollaud, Le Premier des ordres. Les hauts fonctionnaires ( XVIII e - XX e  siècles), Paris, Fayard, 1991 ; D. Chagnollaud, Les Cabinets ministériels. Côté cour, op. cit.
  • [144]
    L. Rouban, « Les énarques en cabinets 1984-1996 », Cahiers du Cevipof, 17, 1997 ; L. Rouban, « Les cabinets ministériels, 1984-1996 », suite de trois articles, Revue administrative, 297, 1997, p. 253-267 ; 298, 1997, p. 373-387 ; 299, 1997, p. 499-509 ; L. Rouban, « Les entourages de l’Élysée et de Matignon : 1974-1997 », suite de trois articles, Revue administrative, 302, 1998, p. 317-324 ; 302, 1998, p. 420-426 ; 304, 1998, p. 530-537 ; L. Rouban, « Les cabinets ministériels du gouvernement Jospin (1997-2002) », La Revue administrative, 339, 2004, p. 230-248 ; L. Rouban, « L’État à l’épreuve du libéralisme. Les entourages du pouvoir exécutif de 1974 à 2012 », Revue française d’administration publique, 142 (2), 2012, p. 467-490.
  • [145]
    P. Mathiot et F. Sawicki, « Les membres des cabinets ministériels socialistes en France (1981-1993) : recrutement et reconversion. 1) Caractéristiques sociales et filières de recrutement », Revue française de science politique, 49 (1), 1999, p. 3-30 ; P. Mathiot et F. Sawicki, « Les membres des cabinets ministériels socialistes en France (1981-1993) : recrutement et reconversion. 2) Passage en cabinet et trajectoires professionnelles », Revue française de science politique, 49 (2), 1999, p. 231-264.
  • [146]
    P. Mathiot, Acteurs et Politiques de l’emploi en France (1981-1993), Paris, L’Harmattan, 2001 ; J.-M. Eymeri-Douzans, Les Gardiens de l’État, op. cit., 1999 ; S. Laurens, Une politisation feutrée. Les hauts fonctionnaires et l’immigration en France, Paris, Belin, 2009 ; J. Nollet, Des décisions publiques « médiatiques » ? Sociologie de l’emprise du journalisme sur les politiques de sécurité sanitaire des aliments, thèse de doctorat, Université Lille-2, 2010.
  • [147]
    P. Veyne, Comment on écrit l’histoire. Essai d’épistémologie, Paris, Seuil, 1971.
  • [148]
    Pour détourner la formule de Valéry Giscard d’Estaing à l’encontre du monarque républicain de la Cinquième République, le général de Gaulle, au retour de son voyage au « Québec libre » en 1967.
Français

Résumé

Un constat s’impose : l’on trouve des ministres aux sommets de tous les États et en plus grand nombre qu’il y a un siècle. Or ces ministres ont des collaborateurs : ce sont les entourages de l’exécutif, dont les cabinets ministériels à la française ne sont qu’une des formes possibles. Une première partie de cette ample introduction s’attache à l’examen comparé de ce phénomène générique des entourages, à la fois général et en voie de généralisation dans les démocraties contemporaines. Y sont recherchées les causes d’un tel « triomphe » des entourages, qui conduit les exécutifs à ne plus jamais gouverner seuls ni travailler sans collaborateurs : nos régimes politiques sont devenus des « républiques de conseillers » dont le procès est partout instruit de façon rituelle. En second lieu, cette introduction identifie les singularités des cabinets ministériels français, qui tiennent en six constats : ils sont le produit d’une historicité particulière devenue un fait culturel ; ils sont une institution pour l’essentiel coutumière ; leur volume est tel qu’il emporte des conséquences décisives ; au point qu’ils forment la société de cour de la « monarchie républicaine » française ; tout en étant la proie d’une « administrafication » qui en fait le truchement privilégié d’un exercice partagé du pouvoir d’État en France entre dirigeants politiques et hauts fonctionnaires de carrière ; et ce dans le cadre de liens de loyauté entre ministres et collaborateurs bien plus ténus, pluriels et conditionnels qu’on ne l’imagine.

Mots-clés

  • cabinets ministériels
  • comparaisons
  • conseillers du Prince
  • entourages
  • exercice partagé du pouvoir
  • présidents et ministres
  • secrétariats particuliers
  • singularités françaises
  • sommets de l’exécutif

Mots-clés éditeurs : cabinets ministériels, comparaisons, conseillers du Prince, entourages, exercice partagé du pouvoir, présidents et ministres, secrétariats particuliers, singularités françaises, sommets de l’exécutif


Date de mise en ligne : 05/01/2016

https://doi.org/10.3917/scpo.eymer.2015.01.0017

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