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Peut-être : fonctions modale et discursive

Pages 173 à 180

Citer ce chapitre


  • Nølke, H.
(1993). Peut-être : fonctions modale et discursive. Le regard du locuteur : Pour une linguistique des traces énonciatives (p. 173-180). Éditions Kimé. https://shs.cairn.info/le-regard-du-locuteur--9782908212307-page-173?lang=fr.

  • Nølke, Henning.
« Peut-être : fonctions modale et discursive ». Le regard du locuteur Pour une linguistique des traces énonciatives, Éditions Kimé, 1993. p.173-180. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-regard-du-locuteur--9782908212307-page-173?lang=fr.

  • NØLKE, Henning,
1993. Peut-être : fonctions modale et discursive. In : Le regard du locuteur Pour une linguistique des traces énonciatives. Paris : Éditions Kimé. Hors collection, p.173-180. URL : https://shs.cairn.info/le-regard-du-locuteur--9782908212307-page-173?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Il s’agit d’un léger remaniement de l’analyse présentée dans l’article précédent.
  • [2]
    On parlera de polyphonie externe au sens strict si toute représentation du locuteur est dissociée de l’énonciateur.
  • [3]
    Plus précisément l’information nouvelle, cf. Nølke (1993) ou l’article « Les adverbes contextuels et la focalisation », ce volume.
  • [4]
    Pour une étude plus complète des différentes fonctions de peut-être, voir l’article précédent, qui traite notamment de la fonction de peut-être dans les questions et dans les exclamations.

Selon l’analyse traditionnelle, peut-être est un adverbe de phrase qui se place, comme c’est le cas pour la plupart de ceux-ci, à toutes les césures majeures, en modifiant les conditions de vérité de la phrase. Cette mobilité est illustré par les exemples dans (1) qui seraient donc synonymes :
En effet, logiquement peut-être serait une manifestation linguistique de l’opérateur modal de POSSIBILITE, et, en passant par la paraphrase (2a.), tous les exemples de (1) s’analyseront comme (2b.) :
Cette formule semble en fait capter un certain noyau logique de la signification de peut-être. Or, nous verrons qu’elle s’avère largement insuffisante pour l’explication de la grande majorité des emplois de peut-être.
Dans cette contribution, je me propose de montrer qu’en se fondant sur sa fonction modale, peut-être introduit dans l’énoncé un discours qui influence la structuration du texte dont l’énoncé fait partie. En un sens, cette « mise en discours » est la fonction fondamentale de toute modalité.
En commençant par le paradigme de (1), je présenterai une série d’exemples révélant des propriétés que l’approche traditionnelle ne permet pas d’envisager, voire d’expliquer, et je m’efforcerai de montrer qu’ils sont tous susceptibles de trouver leur explication dans le cadre polyphonique développé par Ducrot et son équipe.
Je propose de peut-être l’analyse suivante :
Si M symbolise peut-être et p l’énoncé sur lequel cet adverbe porte, nous aurons :
Toute énonciation de la structur…


Date de mise en ligne : 03/10/2016

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