3. Régulation pondérale et yoyo
- Par Bernard Waysfeld
Pages 89 à 104
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- WAYSFELD, Bernard,
- Waysfeld, Bernard.
- Waysfeld, B.
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Notes
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[1]
Béraud H., 1922.
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[2]
Wurtman R.J. et al., 1988.
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[3]
Keys A. et al., 1950.
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[4]
À l’issue immédiate ou lointaine.
-
[5]
Apfelbaum M., 1970.
-
[6]
Herman et Polivy, 1984.
-
[7]
Sims E.A. et al., 1973.
-
[8]
Bouchard C. et al., 1988.
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[9]
Le pondérostat est au service de l’homéostasie, définie comme l’ensemble des mécanismes qui aboutissent à maintenir stables les grandes fonctions biologiques (température, poids, glycémie).
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[10]
Des travaux américains sur la morbidité des régimes ont d’ailleurs montré que les sujets soumis à des restrictions sévères s’apparentant à des demi-jeûnes finissaient par mourir de troubles cardiaques. La dénutrition porte, en effet, principalement sur les protéines qui sont les constituants naturels du muscle, dont le plus vital est le cœur. Ces travaux ont également montré que plus la masse grasse initiale était élevée, plus les sujets étaient « gros », plus ils étaient capables de résister longtemps à cette dénutrition et plus l’accident cardiaque survenait tardivement.
L’idée que les régimes amaigrissants font grossir remonte au début des années 1970. Il est vrai qu’après dix à quinze ans d’observation de régimes sévères et de fluctuations pondérales, le phénomène sautait aux yeux. Henri Béraud le décrivait déjà dans Le Martyre de l’obèse :
« Une fois, grâce aux méthodes d’un médecin qui m’imposa des tortures dont le récit vous retournerait les orteils, je parvins à maigrir. Je connus à ce moment un si grand bonheur que je me mis aussitôt à engraisser de plus belle. Vous peindrai-je ma fureur et mon désespoir ? Quand le docteur vint, un beau matin, chercher ses honoraires, il lut tout de suite dans mes regards que sa vie était en danger ; il s’enfuit, monsieur, et, me penchant, je le vis descendre mon escalier à toute vitesse, comme une bille roule à travers les rampes d’un appareil à sous. Je n’en gardai pas moins cette graisse-là, et d’autre, qui s’étala par-dessus. »Le martyre de l’obèse d’aujourd’hui ne se résume plus à sa corpulence excessive et au racisme dont il est l’objet. Le phénomène « yoyo » a pris le relais, entraînant misère et renoncement. Les observations sont si nombreuses qu’il est facile d’en extraire quelques exemples caractéristiques :
« À quinze ans, je pensais que mon peu de succès auprès des garçons était dû au fait que j’étais potelée. Je pesais 60 kg pour 1,60 m. Ma mère qui avait toujours eu la taille mannequin et qui continuait à se considérer comme un top model, m’emmena chez un premier amaigrisseur. En six semaines, je passais de 60 à 50 kg à la satisfaction générale…
Date de mise en ligne : 05/03/2025
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