8. La boulimie
- Par Bernard Waysfeld
Pages 180 à 199
Citer ce chapitre
- WAYSFELD, Bernard,
- Waysfeld, Bernard.
- Waysfeld, B.
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- Waysfeld, B.
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Notes
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[1]
Aimez P. et al., 1988.
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[2]
Boulimie : « faim de bœuf », du grec boulimia (limos, faim ; bous, bœuf).
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[3]
Épisodes répétés de boulimie, sentiment de perte de contrôle au cours des crises ; techniques de lutte contre la prise de poids ; vomissements, laxatifs, jeûne ; au moins deux crises par semaine au cours des trois derniers mois. DSM IV, 1988.
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[4]
Dans ces cas de yoyos répétés on peut, comme on l’a indiqué, comparer la régulation du poids à un système à « cliquet » qui ne fonctionne que dans un sens, celui de l’augmentation progressive de la masse grasse. La finalité de la protection individuelle contre le risque de famine et la fonction téléologique de préservation de l’espèce s’imposent, à l’évidence, à toute approche scientifique du phénomène.
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[5]
Ehrenberg A., 1991.
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[6]
Car il s’agit de femmes neuf fois sur dix.
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[7]
Gordowski A., 1971
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[8]
« Vous ne saurez jamais ce qu’est “assez” à moins que vous ne connaissiez le plus qu’“assez” », William Blake.
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[9]
« Ne rien manger est plus facile que manger peu. »
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[10]
Aimez P. et al., 1988.
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[11]
Aimez P. et al., 1988.
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[12]
Jeammet P., 1985.
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[13]
Jeammet P., 1985.
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[14]
Amado G., 1987.
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[15]
Guillemot A. et al, 1993.
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[16]
Anatrella T., 1993. C’est moi qui souligne.
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[17]
Celerier M.-C., 1977.
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[18]
Vindreau C. et al., 1989.
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[19]
Hudson J.I. et al., 1988.
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[20]
Balasc C., 1990.
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[21]
Abraham N. et al., 1972.
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[22]
Silverstein B. et al., 1986 ; cité in Guillemot A. et al., 1993.
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[23]
Anatrella T., 1988. Relation d’objet : manière dont un sujet noue ses relations avec les « objets » qui l’entourent, c’est-à-dire les personnes qui se trouvent dans son environnement.
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[24]
Sanchez-Cardenas M., 1990.
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[25]
Fischler C., 1979.
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[26]
Yate A. et al., 1983.
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[27]
Anatrella T., 1993. Pour cet auteur, nous avons affaire à une société dépressive : « Un monde en dépression est justement incapable d’investir les objets de la réalité puisqu’ils n’ont pas de sens et ne permettent pas de se relier aux autres. […] Faut-il s’étonner dès lors du succès du langage de mort qui envahit les esprits et s’exprime dans des comportements tels que l’avortement, l’euthanasie, le suicide, la toxicomanie et d’autres formes de violence dont la finalité est de casser ? […] Le conflit ancestral individu/société [conflit si présent dans Antigone] s’est déplacé à l’intérieur du sujet et accentue l’antagonisme entre le psychisme et la réalité ou, plus précisément au sein des instances de régulation psychologique, entre le moi et l’idéal ; et l’individu est désormais à lui seul l’objet du conflit » (p. 296-298).
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[28]
Devereux G., 1970.
-
[29]
Bergeret J., 1974.
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[30]
Jeammet P., 1991. « Par l’organisation phallique, la boulimie s’interdit un fantasme de complétude corporelle qui lui permet de s’approprier la toute-puissance supposée de l’objet du désir, de nier son besoin et la dépendance qui en découle. »
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[31]
Orbach S., 1984.
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[32]
Rilke R. M., 1993.
« J’ai faim de tes cheveux, de ta voix, de ta bouche, sans manger je vais par les rues et je me tais, sans le soutien du pain et dès l’aube hors de moi, je cherche dans le jour le bruit d’eau de tes pas. »
Et si, en fin de compte, la boulimie était toujours, à un degré variable, une soif, une faim de l’autre ?
La boulimie, à elle seule, réclamerait une longue étude. D’excellents ouvrages ont été publiés ces dernières années, en particulier celui de Pierre Aimez et Judith Ravar.
Faut-il s’en tenir à une définition étymologique ou n’accepter ce terme que dans la mesure où il remplit les critères des classifications américaines ?
Sans tomber dans les descriptions tapageuses des médias où le visuel et l’ostentatoire l’emportent sur le vécu, ne peut-on approcher ce phénomène, épidémique aujourd’hui, en termes pondérostatiques, psychologiques, sociologiques, sans évacuer la jouissance qui lui est liée ?L’approche pondérostatique semble essentielle, comme nous l’avons déjà souligné (voir supra, 1re partie, chapitre 3). La boulimie apparaît souvent aujourd’hui comme la conséquence, à plus ou moins long terme, de régimes ou de restrictions imposés par la société et repris par le sujet lui-même, victime du terrorisme socioculturel de la minceur. Le corps défend son poids, avons-nous dit et, neuf fois sur dix, on retrouve des épisodes de régimes dans l’histoire de ces patientes. L’épidémie de boulimie a touché les États-Unis et notamment les campus américains au début des années 1980 pour déferler sur l’Europe très rapidement…
Date de mise en ligne : 05/03/2025
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