La notion de monument perçue par les correspondants de la Commission des travaux publics
- Par Françoise Choay
Pages 102 à 104
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- CHOAY, Françoise,
- Choay, Françoise.
- Choay, F.
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Notes
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Quelques exemples, parmi beaucoup d’autres, cités par Lauren M. O’Connell, Architecture and the French Revolution op. cit, p. 283-312. Ces lettres, conservées aux Archives nationales, répondent à une enquête lancée par la Commission des travaux publics le 5 août 1794. De nombreux correspondants (ici celui de Bayeux) amalgament cette enquête à celle lancée la même année par la Commission temporaire des arts à la suite de l’Instruction de Vicq d’Azyr.
Je m’occupe de vous fournir les renseignements que vous me demandez par votre lettre du 18 thermidor relative à l’envoi d’états de monuments… Mais je suis dans le doute sur le vrai terme de « monument ». Dois-je entendre, dans la signification précise, par « monument » tout ouvrage établi pour rappeler un fait ou tous édifices qui peuvent être considérés comme chefs-d’œuvre de l’art, comme quelques-unes des ci-devant églises et autres ouvrages […]?Je ne me suis pas trompé, citoyens, en vous annonçant, par ma réponse du 3 fructidor à votre lettre du 18 thermidor, qu’il n’existait aucun monument dans le district de Moulins-la-République. Il n’y a dans ce district ni lycées, ni cirques, ni places publiques, ni théâtres, ni amphithéâtres, ni arcs de triomphe, ni fontaines publiques. En ce qui concerne les temples et jardins nationaux, les premiers sont des églises de campagne qui n’ont jamais été embellies par l’art, et les seconds ne sont employés qu’à la culture des légumes et nullement ornés d’ouvrages qui puissent fixer un instant le regard du curieux.
Nous nous étions d’abord proposé de comprendre dans la section des antiquités les édifices d’une date très reculée, et ceux élevés en mémoire de quelqu’événement. Quant aux temples, construits la plupart depuis le dixième siècle et désignés ci-devant par le nom d’« églises », nous étions disposés à en faire mention dans la section qui concerne l’architecture. Telle était la division que nous avions adoptée, fondée sur ce que l’existence des premiers édifices a pour accessoire une foule d’idées, qui tenant à l’histoire retracent à l’esprit le caractère, la physionomie, les mœurs et les talents de chaque siècle, que les église…
Date de mise en ligne : 19/09/2022
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