Chapitre de Que sais-je ? / Repères

Chapitre III. Le néolibéralisme en pratique

Pages 58 à 109

Citer ce chapitre


  • Amable, B.
(2023). Chapitre III. Le néolibéralisme en pratique. Le Néolibéralisme (p. 58-109). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/le-neoliberalisme--9782715411692-page-58?lang=fr.

  • Amable, Bruno.
« Chapitre III. Le néolibéralisme en pratique ». Le Néolibéralisme, Presses Universitaires de France, 2023. p.58-109. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-neoliberalisme--9782715411692-page-58?lang=fr.

  • AMABLE, Bruno,
2023. Chapitre III. Le néolibéralisme en pratique. In : Le Néolibéralisme. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Que sais-je ? p.58-109. URL : https://shs.cairn.info/le-neoliberalisme--9782715411692-page-58?lang=fr.

Notes

  • [1]
    « Je plaide pour une reconnaissance du fait que l’État a la responsabilité […] de fixer le cadre de la concurrence avec le même détail qu’il le fait pour la circulation automobile, ce qui n’enlève rien à la liberté du producteur de base, tout comme l’automobiliste reste libre du choix de ses itinéraires et de ses destinations. Voilà mon socialisme. » (Cité par Jean-Pierre Garnier et Louis Janover, La Deuxième Droite, Paris, Robert Laffont, 1986, p. 44.)
  • [2]
    « La société change : je vais vous armer pour trouver votre place dans ce changement, plutôt que de prétendre vous protéger contre lui. » (Compte Twitter d’Emmanuel Macron, 15 octobre 2017.)
  • [3]
    Les citations de Tusk, Weidmann et Draghi sont tirées de Denord, Knaebel et Rimbert (2015), à l’exception de celle de Weidmann sur Eucken sous l’oreiller qui provient de Lechevalier (2015).
  • [4]
    « L’Union établit un marché intérieur. Elle œuvre pour le développement durable de l’Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement. Elle promeut le progrès scientifique et technique. » (Traité de Lisbonne, article 2, paragraphe 3, 2007.)
  • [5]
    « L’avenir appartient au socialisme », proclamait un tract de la CDU de 1946.
  • [6]
    Röpke (cité par Hien, 2023) écrivait en 1955 que le Wohlfahrts-Staat était une institution immorale.
  • [7]
    Direction générale chargée de la concurrence.
  • [8]
    Celle de Chicago, pas la théorie de la concurrence imparfaite développée au MIT (Van Horn, 2009).
  • [9]
    Hayek approuvait donc le comportement que l’économie industrielle appelle « limit pricing ».
  • [10]
    Ironiquement, certains auteurs néolibéraux ont effectué une partie de leur carrière au service d’intérêts organisés, toujours du côté patronal : Rüstow comme employé du lobby patronal des machines-outils, ou Mises comme employé de la chambre de commerce de Vienne et de la National Association of Manufacturers par exemple.
  • [11]
    Pour un examen critique de ces preuves, voir Amable et Ledezma, 2015.
  • [12]
    Andrew Mellon, secrétaire d’État au Trésor américain au début de la Grande Dépression, a dissuadé le président Hoover d’intervenir en raison de l’assainissement de l’économie que réaliserait la crise : « Liquidez la main-d’œuvre, liquidez les actions, liquidez les agriculteurs, liquidez les biens immobiliers. Purgez la pourriture du système. »
  • [13]
    Qui publia en 1947 un article intitulé « Les erreurs de la théorie générale de Lord Keynes ».
  • [14]
    Par exemple l’indemnisation du chômage, qui augmente mécaniquement en période de récession et contribue à soutenir la demande.
  • [15]
    Il s’agit du modèle qui détermine l’équilibre macroéconomique (taux d’intérêt et produit intérieur brut) à partir de deux relations exprimant l’équilibre entre épargne et investissement (IS) d’une part et entre demande et offre de monnaie (LM) d’autre part.
  • [16]
    Dont les principaux contributeurs sont Robert Lucas, Robert Barro, Thomas Sargent, Finn Kydland, Edward Prescott…
  • [17]
    À l’exception de la République tchèque et du Royaume-Uni.
  • [18]
    La liberté donnée à ces dernières sous la dictature fut illustrée par la réforme du marché du travail de 1979, qui interdit les syndicats existants et empêcha les travailleurs de négocier collectivement les salaires et les conditions de travail.
  • [19]
    Ce qui n’empêche pas Buchanan (1981, p. 13) d’affirmer que le Public Choice « est une analyse positive, totalement séparée des pré-engagements idéologiques ».
  • [20]
    De nombreux néolibéraux s’établirent ou passèrent par Genève dans les années 1930-1940.
  • [21]
    Dans un discours à l’Assemblée nationale précédant la signature du traité de Rome, Pierre Mendès France avait souligné les dangers de la libéralisation des mouvements de capitaux pour les systèmes de protection sociale : « Il est prévu que le Marché commun comporte la libre circulation des capitaux. […] Les capitaux ont tendance à quitter les pays socialistes et leur départ exerce une pression dans le sens de l’abandon d’une politique sociale avancée. […] La procédure suivie, qui consiste donc à renvoyer à plus tard la solution des problèmes qui n’ont pas pu être réglés dès maintenant, est une mauvaise procédure. […] [La France] a donc intérêt à ce que ces problèmes soient tranchés avant la signature du traité, car, après, elle sera désarmée. »
  • [22]
    En particulier, l’interdiction d’avoir un déficit public annuel supérieur à 3 % du PIB et une dette publique supérieure à 60 % du PIB.
  • [23]
    Le Figaro, 24 mars 2005. Cité dans Schwartz, 2010, p. 77-78.
  • [24]
    C’est-à-dire une politique visant à insérer les personnes dans l’emploi.
  • [25]
    Comme analysé dans Emmenegger (2014), le Danemark est l’un des rares pays européens qui n’a pas accordé de protection de l’emploi substantielle aux salariés, en raison de la résistance des employeurs et de la faiblesse relative des partis de gauche. Les sociaux-démocrates refusant de s’allier aux communistes, ils devaient le faire avec les centristes pour obtenir une majorité.
  • [26]
    Supply-side citizenship (Plant, 1998).
  • [27]
    Discours lors d’une conférence de la Brookings Institution, Washington D.C., le 16 avril 2015.

Le néolibéralisme est une idéologie et une doctrine pour l’action politique qui cherche à consolider les sociétés libérales et l’économie capitaliste en dépassant les apories du vieux libéralisme et en s’opposant au socialisme. Il est donc facilement compréhensible que les principes néolibéraux débouchent sur des politiques ayant pour but de les mettre en pratique. C’est ainsi que les politiques de « flexibilisation » du marché du travail, la libéralisation des activités financières ou les privatisations des entreprises publiques voire le transfert au secteur privé de services traditionnellement gérés par l’autorité publique (postes, télécommunications, transports, énergie, éducation, etc.) peuvent être justifiés au nom du postulat de la supériorité du mécanisme des prix dans un marché concurrentiel. Toutefois, les principes néolibéraux peuvent aussi s’appliquer à l’action de l’État lui-même, sous prétexte de rendre celui-ci plus efficace en adoptant des principes d’organisation inspirés de ceux des firmes privées.
Il faut cependant garder une chose à l’esprit, en relation avec un point fait par Louis Marlio (Marlio, 1940, p. 106-107) : « De même que les lois expérimentales biologiques, physiques ou chimiques ne s’appliquent que dans des conditions définies de milieu, température, pression, etc., de même les lois de l’économie libérale […] ne s’appliquent que dans un état défini de la science, du progrès technique, des réalisations mécaniques, de la politique intérieure et extérieure…


Date de mise en ligne : 19/07/2023

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

10,00 €

128 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

3,00 €

52 pages format électronique (HTML et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?