4. Aux origines de la malbouffe
- Par José Bové
- et François Dufour
Pages 75 à 110
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- BOVÉ, José
- et DUFOUR, François,
- Bové, José.
- et al.
- Bové, J.
- et Dufour, F.
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- Bové, J.
- et Dufour, F.
- Bové, José.
- et al.
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- et DUFOUR, François,
Notes
-
[14]
Paul Ariès, Petit manuel anti-McDo à l’usage des petits et des grands, Golias, Villeurbanne, 1999.
-
[15]
Le maïs est un fourrage quand il est récolté plante entière. L’ensilage est une méthode de conservation d’un fourrage haché vert, par fermentation en silo étanche.
-
[16]
Les céréales les plus couramment cultivées sont le blé, l’orge, l’avoine, le triticale, le maïs, le blé dur (destiné à la fabrication des pâtes alimentaires). Le maïs-grain est classé céréale.
-
[17]
FRSEAO : fédération régionale des syndicats d’exploitants agricole, échelon régional de la FNSEA.
-
[18]
L’Institut de l’élevage est un organisme de recherche appliquée aux différents élevages de ruminants (149, rue de Bercy, 75012 Paris).
-
[19]
René Colson, Motorisation et avenir rural, Éditions du CNER, Paris, 1950.
-
[20]
Jean-Roger Mercier, Énergie et Agriculture, Éditions Debard, Paris, , 1978.
-
[21]
Michel Debatisse, La Révolution silencieuse, Calmann-Lévy, Paris, 1963.
-
[22]
Selon des évaluations de l’Agence de l’eau Adour-Garonne.
-
[23]
Bernard Lambert, Les Paysans dans la lutte des classes, Seuil, Paris, 1970.
-
[24]
Voir infra, p. 112 et 185.
Le mot s’est répandu comme une traînée de poudre, dans toute la francophonie. Un article féminin devance un préfixe masculin accouplé à un mot fémininfleurant l’argot : l’ensemble a une allure étrange. On fait tourner le mot en bouche sans trop oser le laisser sortir. Une impression bizarre, de faute de langage. À l’entendre, et plus encore à le prononcer, on a déjà un début de nausée. De celles qui peuvent vous assaillir à la vue du plateau-repas d’un fast-food. Et on se dit que le mot sonne juste.La malbouffe, qu’est-ce que c’est ?
J.B. ? La première fois, que j’ai employé le mot, c’était le 12 août, devant le McDo de Millau, en discutant du discours avec les copains ; j’ai d’abord employé l’expression « bouffe de merde »… et je l’ai vite transformée en « malbouffe » parce que c’était plus poli. Le mot a fait tilt ; peut-être parce qu’à travers la nourriture, au-delà de la vigilance sanitaire, on touche aussi au goût et à la manière de se nourrir. La malbouffe, c’est le fait de manger n’importe comment. Ce n’est pas un concept, cela n’a pas été théorisé : c’est devenu quelque chose repris par tout le monde, mais sur lequel les gens ne mettent pas forcément le même sens. Le mot exprime un malaise confusément ressenti, qui mêle accusation et culpabilité.
Pour moi, c’est d’une part l’alimentation standardisée, que McDo symbolise à souhait, un goût uniforme d’un bout à l’autre de la planète ; et d’autre part, ce sont le choix et la sécurité alimentaires, avec les problèmes des hormones, des OGM, des résidus de pesticides, tout ce qui touche à la santé…
Date de mise en ligne : 02/04/2013
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