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6. La puissance de Rome

Pages 54 à 64

Citer ce chapitre


  • Blondy, A.
(2018). 6. La puissance de Rome. Le monde méditerranéen, 15.000 ans d'histoire (p. 54-64). Perrin. https://shs.cairn.info/le-monde-mediterraneen-15000-ans-d-histoire--9782262065560-page-54?lang=fr.

  • Blondy, Alain.
« 6. La puissance de Rome ». Le monde méditerranéen, 15.000 ans d'histoire, Perrin, 2018. p.54-64. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-monde-mediterraneen-15000-ans-d-histoire--9782262065560-page-54?lang=fr.

  • BLONDY, Alain,
2018. 6. La puissance de Rome. In : Le monde méditerranéen, 15.000 ans d'histoire. Paris : Perrin. Hors collection, p.54-64. URL : https://shs.cairn.info/le-monde-mediterraneen-15000-ans-d-histoire--9782262065560-page-54?lang=fr.

Notes

  • [1]
    L’Épire (Ήπειρος en grec, c’est-à-dire le continent) est la zone de la Grèce balkanique correspondant au versant occidental de la chaîne du Pinde, jusqu’à la mer Ionienne. Elle était peuplée de Grecs appartenant à trois ethnies différentes (Chaones, Thesprôtes et Molosses), parlant un dialecte proche du dorien et en guerre continue contre leurs voisins du nord, les Illyriens.
  • [2]
    Alexandre Ier (362-331) fut roi d’Épire de 342 à sa mort. Il était le frère d’Olympias, épouse de Philippe II de Macédoine et mère d’Alexandre le Grand. En 336, il épousa Cléopâtre, la sœur de ce dernier et donc sa propre nièce. Il périt assassiné lors d’une de ses campagnes en Italie.
  • [3]
    Elles occupaient l’actuelle Émilie-Romagne, la Lombardie et le Piémont.
  • [4]
    Ces guerres opposèrent les Romains aux peuples de Campanie. Elles furent la première intervention romaine hors du Latium.
  • [5]
    La voie Appienne reliait alors Rome à Capoue, chef-lieu samnite, le long de la côte tyrrhénienne. Elle fut plus tard prolongée jusqu’à Brindisi (Brundisium).
  • [6]
    Voir Guido Clemente, « Basi sociali e assetti istituzionali nell’età della conquista », in Arnaldo Momigliano et Aldo Schiavone, Storia di Roma, II/1, Torino, Einaudi, 1990. Appius Claudius Caecus, censeur en 312, fut deux fois consul en 307 et 296.
  • [7]
    Voir Dominique Briquet et Giovanni Brizzi, « Pyrrhus : la rencontre de Rome et de l’hellénisme », in François Hinard (dir.), Histoire romaine, t. I, Des origines à Auguste, Paris, Fayard, 2000, p. 296-306.
  • [8]
    La Lucanie correspond à l’actuelle province du Basilicate.
  • [9]
    Habitants du Bruttium, actuelles Abruzzes.
  • [10]
    Sur le golfe de Tarente, près de Sybaris (province actuelle de Cosenza).
  • [11]
    En 282, les Tarentins se croyant attaqués pendant les Dionysies coulent une partie de la flotte romaine apparue sous leurs murs. L’année suivante, alors que les Romains avaient envoyé une ambassade pour éviter la rupture, un Tarentin pris de boisson urina sur les plénipotentiaires pour la plus grande joie des spectateurs.
  • [12]
    En réalité Pyrrhos (318-272). Roi des Molosses à partir de 297, il devint le commandant en chef (hêgemôn) de l’Épire de 306 à 302, puis de 297 à 272. Gendre d’Agathocle, tyran de Syracuse, il prétendait être un neveu d’Alexandre le Grand.
  • [13]
    Aujourd’hui Policoro (province de Matera, région du Basilicate).
  • [14]
    Aujourd’hui Ascoli Satriano (province de Foggia, région des Pouilles).
  • [15]
    De là l’expression « victoire à la Pyrrhus ».
  • [16]
    Voir Marcel Le Glay, Rome : I. Grandeur et déclin de la république, Paris, Perrin, 2005, p. 75.
  • [17]
    Ils lui fournissaient des navires pour repasser ses troupes en Italie et lui versaient une importante indemnité de guerre, à condition qu’il leur laissât le port de Lilybée (Marsala).
  • [18]
    Une civitas fœderata était une cité étrangère qui avait signé avec Rome un traité qui était un pacte d’assistance mutuelle. Elle restait autonome, libre de sa gestion interne, mais sa défense était assurée par Rome à laquelle elle devait fournir des contingents auxiliaires ou des approvisionnements en cas de conflit romain.
  • [19]
    Mauvais événement ; bon événement.
  • [20]
    Les patriciens fournissaient les officiers tandis que les plébéiens composaient l’infanterie.
  • [21]
    Grâce à l’invention d’une passerelle basculante d’abordage, le « corbeau » (harpago, corvus), qui permettait à l’infanterie romaine de passer sur le navire carthaginois. Cet ingénieux système permit aux Romains, mal à l’aise dans les combats navals, de faire combattre leurs fantassins dans un corps à corps presque « terrestre ». Il avait néanmoins l’énorme inconvénient d’être fort lourd et de menacer l’équilibre du bâtiment romain, d’autant plus si la mer était agitée.
  • [22]
    Hamilcar Barca (la Foudre), 290 ?-228.
  • [23]
    Battu avec sa flotte aux îles Égades, devant le port militaire carthaginois de Lilybée (Marsala), il reçut les honneurs militaires des Romains à qui il venait demander la paix (241 av. J.-C.).
  • [24]
    C’est-à-dire une grande part de l’Aragon-Catalogne.
  • [25]
    Tite-Live écrit (Histoire romaine, XXI, 4) : Hamilcarem juvenem redditum sibi veteres milites credere ; eumdem vigorem in voltu vimque in oculis, habitum oris lineamentaque intueri (« Les vieux soldats crurent revoir Hamilcar jeune ; même expression d’énergie dans le visage, même feu d’énergie, même allure, même traits »).
  • [26]
    La République romaine instaura, dès ses débuts, une magistrature extraordinaire destinée à prendre rapidement les mesures qui s’imposaient en cas de désastre militaire ou de tumulte intérieur. Sa durée était normalement de six mois (en France, l’article 14 de la charte de 1814 et l’article 16 de la Constitution de 1958 s’en sont inspirés).
  • [27]
    Favorable dès le départ à la guerre contre Carthage, Fabius Cunctator (275-203) fut cinq fois consul (233, 228, 215, 214 et 209) et censeur en 230.
  • [28]
    Aujourd’hui Canne della Battaglia, près de Barletta (province des Pouilles).
  • [29]
    Enceinte défensive érigée sous les rois, elle portait le nom du 6d’entre eux, Servius Tullius (575-535 av. J.-C.). Elle avait été relevée après le sac de Rome par les Gaulois en 390 av. J.-C.
  • [30]
    Publius Cornelius Scipio Africanus (236 ?-183).
  • [31]
    Jama en Tunisie, près de Siliana.
  • [32]
    Rome étant en guerre contre la Macédoine, Carthage se paya le luxe de lui offrir du blé.
  • [33]
    Marcus Porcius Cato (234-149), qui avait rempli tous les honneurs publics, fut envoyé à Carthage en 157 où il fut impressionné par la prospérité de la ville. Dès lors, il ponctua tous ses discours du leitmotiv Censeo Carthaginem esse delendam (« je suis d’avis qu’il faut détruire Carthage ») ou Carthago delenda est (« Carthage doit être détruite »).
  • [34]
    Publius Cornelius Scipio Æmilianus, 185-129. Il avait été adopté par son cousin germain, lui-même fils aîné de Scipion l’Africain.
  • [35]
    Voir Yann Le Bohec, L’Histoire militaire des guerres puniques, éditions du Rocher, 2003.
  • [36]
    Fabien Limonier, « Rome et la destruction de Carthage : un crime gratuit ? », Revue des études anciennes, 101/3, 1999, p. 405-411.
  • [37]
    François Decret, Carthage ou l’empire de la mer, Paris, Seuil, 1977 ou Serge Lancel, Carthage, Paris, Fayard, 1992.
  • [38]
    Ben Kiernan, « Le premier génocide : Carthage 146 A.C. », Diogène, 2003/3, 203, p. 32-48.
  • [39]
    Johann Chapoulot, Le Nazisme et l’Antiquité, Paris, PUF, 2008.
  • [40]
    Jean-Paul Brisson, Rome ou Carthage ?, Paris, Fayard, 1973.
  • [41]
    Yann Le Bohec, op. cit.
  • [42]
    Apollônia kat’Epidamnon (aujourd’hui Pojani en Albanie) était une cité grecque fondée au VIe siècle av. J.-C. qui avait appartenu à l’Épire mais était romaine depuis 229. Elle était un port important reliant Brindisi au nord de la Grèce.
  • [43]
    Ligue des cités de Grèce centrale dont la capitale était le sanctuaire de Thermos.
  • [44]
    Ligue des cités d’Achaïe (nord-est du Péloponnèse). La Laconie, région de Sparte, n’en fit jamais partie.
  • [45]
    Antiochos III (242-187) fut le plus grand souverain de cet Empire syro-iranien.
  • [46]
    Une clause prévoyait aussi que fussent livrés à Rome 20 otages, dont Hannibal, preuve que sa crainte fut un moteur puissant de la décision de Rome d’intervenir contre Antiochos.

Le tyran de Syracuse ne fut pas le seul à comprendre que le monde grec occidental ne saurait perdurer sans une maîtrise de l’Adriatique pour lui garantir son indépendance en Italie du Sud. Déjà, au ive siècle, le roi d’Épire Alexandre Ier le Molosse, oncle maternel d’Alexandre le Grand, ne prit pas part aux conquêtes orientales de ce dernier mais se tourna vers l’Italie où la situation des cités de Grande-Grèce était périlleuse. En 334 av. J.-C., il traversa l’Adriatique et se porta contre un peuple italique, les Lucaniens, qui menaçait la cité grecque de Tarente. Ce fut la première intervention épiro-macédonienne en Grande-Grèce, mais non la dernière, car les Italiques étaient soutenus par une puissance montante, Rome.
Selon les traditions, Rome se libéra du joug des rois étrusques et devint une république en 509 av. J.-C. L’un des plus grands traumatismes romains fut le sac de la ville par les Gaulois de Brennus en 390 av. J.-C., même s’il apparaît que ce ne fut qu’un dégât collatéral de la guerre qui opposait Syracuse et ses alliés gaulois aux Étrusques. Or, à la fin du ive siècle, Rome réussit à stabiliser sa frontière avec les tribus gauloises et à s’imposer aux Étrusques et aux Latins. À la suite des trois guerres samnites, de 343 à 290, Rome contrôla une grande partie du centre et du sud de l’Italie et décida d’entamer une expansion vers le sud de la péninsule, symbolisée par le commencement (312 av. J.-C.) des travaux de la via Appia, Appius Claudius Caecus ayant compris que Rome ne pourrait vraiment s’enrichir sans intégrer le monde grec occidental à l’économie romaine…


Date de mise en ligne : 11/08/2020

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