Les industries de transformation
- Par Samir Amin
Pages 142 à 148
Citer ce chapitre
- AMIN, Samir,
- Amin, Samir.
- Amin, S.
Citer ce chapitre
- Amin, S.
- Amin, Samir.
- AMIN, Samir,
Les entreprises sénégalaises privées occupent des positions honorables dans les différents secteurs étudiés jusqu’ici, principalement le commerce, les transports, la construction et les corps de métiers annexes. Mais, dans l’industrie de transformation proprement dite, il n’y a guère que quelques entreprises qui aient dépassé le stade artisanal. C’est d’abord, évidemment, que l’industrie exige davantage de capitaux immobilisés, extrêmement difficiles à réunir quand il ne s’agit pas d’activités industrielles annexes du commerce, comme le décorticage ou l’entretien des véhicules. C’est aussi que l’industrie nécessite souvent des connaissances techniques rares, ou coûteuses si l’entrepreneur doit engager des ingénieurs étrangers. Mais ce n’est pas le manque d’esprit d’entreprise qui constitue le handicap principal dans ce domaine, car cet esprit sait bien se révéler ailleurs et les projets industriels des uns et des autres ne manquent pas, et ne sont généralement pas dénués de bon sens. Les exemples des succès industriels de Gassama et Marc Diallo en sont la preuve.
Cheikh Sadibou Gassama est un jeune « self made man » saint-louisien, qui a reçu son éducation dans un collège technique, a été ensuite dans l’armée, puis dans l’administration, aux ateliers des travaux publics. En 1950, il quitte la fonction publique et, avec un petit capital représentant quatre mois de salaires économisés, un petit équipement constitué lentement et deux ouvriers, installe un atelier à Saint-Louis…
Date de mise en ligne : 20/07/2018
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
9,99 €
Acheter ce chapitre
3,00 €