Chapitre III
La querelle du neutralisme
Pages 83 à 116
Citer ce chapitre
- JEANNENEY, Jean-Noël
- et JULLIARD, Jacques,
- Jeanneney, Jean-Noël.
- et al.
- Jeanneney, J.-N.
- et Julliard, J.
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- Jeanneney, J.-N.
- et Julliard, J.
- Jeanneney, Jean-Noël.
- et al.
- JEANNENEY, Jean-Noël
- et JULLIARD, Jacques,
Notes
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[1]
Sous le titre surprenant : « Il ne doit y avoir qu’une politique française en Indochine », le Monde, 13 août 1946.
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[2]
Voir, par exemple, sa série « L’élaboration de l’Union française », avr.-mai 1946.
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[3]
Le général Revers avait remis en 1947 au ministre de la Défense, Pierre-Henri Teitgen. un rapport personnel sur la situation militaire en Indochine. Des fuites avaient eu lieu et le rapport avait pu être utilisé par la radio du Viêt-minh.
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[4]
Réflexions politiques, op. cit., p. 52.
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[5]
L’auteur fait évidemment allusion à la fondation des Nations unies (juin 1945),
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[6]
Edmond Delage, Le Monde, 1er octobre 1948.
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[7]
L’article 6 de la Constitution de 1946 disposait en effet que l’Assemblée nationale pouvait désigner elle-même, à la représentation proportionnelle, des conseillers de la République jusqu’à concurrence d’un sixième du nombre total des membres du Conseil de la République.
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[8]
« L’alternative », Le Monde, 2 mars 1949.
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[9]
« Le labyrinthe », Le Monde, 24 août 1950.
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[10]
« Le pacte Atlantique et la paix ». Le Monde, 17 mars 1949.
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[11]
« C’est la foi qui manque le plus », 20 juillet 1950.
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[12]
« Un nouveau pilier de la paix ? », 6 avril 1949.
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[13]
Hubert Beuve-Méry nous a confié que, dans une conversation qu’il a eue à cette époque avec Robert Schuman à New York, il avait lui-même suggéré à ce dernier un dispositif de défense proche de celui qui allait peu de temps après être proposé sous le nom de CED.
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[14]
Esprit, mars 1951, p. 389.
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[15]
Esprit, mars 1951. p. 383.
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[16]
Action, 11-17 septembre 1950.
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[17]
Dans l’article d’Esprit déjà cité, p. 382-383, Jean-William Lapierre ne manque pas de souligner le fossé qui sépare les communistes des positions neutralistes.
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[18]
Le Rassemblement, 22-28 décembre 1950.
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[19]
Dans la revue Fédération, non daté.
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[20]
Le Populaire, 13 décembre 1950. Le neutralisme est une politique d’isolement. une « escroquerie à la lâcheté », dit-il.
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[21]
« La volonté, arme de la paix », 21 juillet 1950.
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[22]
« De l’illusion à l’abandon », 17 décembre 1950.
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[23]
Mentionné dans une lettre importante de Bonis-Charancle à Cheminais du 8 février 1950 qui sera évoquée plus loin. Les archives de Courtin contiennent aussi une lettre de Bonis-Charancle qui sera citée ci-après.
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[24]
Sur les épisodes Létang et Bollack, entretien H.B.M., et. pour la date de l’entrevue Bollack, agenda H.B.M.
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[25]
Sur le personnage et ses activités, voir sa déposition à la Commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Oustric, en 1931, et Jean-Noël Jeanneney, « Sur la vénalité du journalisme financier entre les deux guerres », loc. cit., p. 717-738.
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[26]
Lettre de Jean Couvreur à Hubert Beuve-Méry, 3 octobre 1972, et entretien Jean Couvreur. Voir en annexe un extrait de cette lettre.
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[27]
Entretien Jean Planchais. Selon Beuve-Méry lui-même, Delage avait été avant la guerre pour le Temps un actif « démarcheur dans les colonies ».
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[28]
Voir l’évocation de ce départ par Bonis-Charancle lui-même dans l’Écho de la presse et de la publicité, 27 juin 1952.
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[29]
Bonis-Charancle à Pierre-Henri Teitgen, 3 février 1951 (Archives Bonis-Charancle).
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[30]
Les Cahiers inédits de François de Wendel donnent quelques indications à cet égard. En décembre 1946, alors que Chastenet pousse à la négociation avec le Monde
et à la « liquidation », André de Fels réagit différemment : « Il croit que nous pouvons récupérer nos biens et reparaître, étant donné l’évolution politique qui se dessine. Il ne paraît pas exclu que l’on trouve à ce moment dans les milieux financiers et bourgeois les fonds voulus pour ressusciter le Temps » (17 décembre 1946). Un an et demi plus tard, Chastenet a repris de l’énergie, et entre en conversation avec Pierre-Étienne Flandin « qui ferait bien volontiers une combinaison avec lui pour faire redémarrer le journal ». Wendel commente que Flandin plairait sûrement à la moyenne des actionnaires du Temps et de ses lecteurs, qu’il apporterait probablement des concours financiers, chose non négligeable, mais il dit à Chastenet que la « mise au service de M. Flandin du journal » ne lui semble pas opportune « à un moment où de Gaulle paraît devoir revenir au pouvoir [...], étant donné le peu de sympathie réciproque des deux hommes » (15 juillet 1948). -
[31]
Voir par exemple Aux écoutes, 27 janvier 1950 et 31 mars 1950, Juvénal, 27 janvier, les Lettres françaises, 2 mars.
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[32]
Grâce notamment à une lettre déjà citée, adressée à Cheminais par Bonis-Charancle qui se plaint de Chastenet, 8 février 1950 (Archives Bonis-Charancle). Cheminais, au début de sa carrière, a été chef du contentieux du Comité des houillères et de l’Union des mines où il a dû connaître Chastenet.
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[33]
Les trois derniers noms, ceux de Raymond de Nys, d’Albert Mousset et de Robert Poulaine, sont avancés dans une lettre de Guy Laborde, un ancien du Temps d’avant-guerre, à Bonis-Charancle le 28 janvier 1950, où il dit son espoir d’être recruté dans la nouvelle équipe (Archives Bonis-Charancle).
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[34]
Lettre du 8 février 1950 citée. A noter que Bonis-Charancle ne souhaitait pas être administrateur du nouveau journal — mais seulement son conseiller dans ses débuts.
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[35]
Lettre du 8 février 1950 déjà citée.
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[36]
Bonis-Charancle à Courtin, 26 juillet 1951 (Archives René Courtin) (remarques rétrospectives).
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[37]
On en trouvera la liste complète en annexe à la thèse citée de Jean-Michel Rousseau sur Courtin. p. XIII à XXIV.
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[38]
Maurice Duverger, L’Autre Côté des choses, Paris, Albin Michel, 1977, p. 124,
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[39]
Il dit en avoir eu brusquement « la vision » au printemps de 1946, à la sortie d’un dîner avec André Istel. Sur la doctrine européenne de Courtin, on trouvera d’utiles informations dans la thèse citée de Jean-Michel Rousseau, p. 230-318.
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[40]
Voir les analyses de Chatelain, op. cit.. p. 75 sq.
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[41]
Le récit de Courtin est ici malheureusement interrompu, mais on peut tirer quelques renseignements des notes télégraphiques qu’il avait prises pour préparer la suite qui n’a jamais été rédigée.
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[42]
La source essentielle est la correspondance des deux hommes (Archives H.B.M. et René Courtin, qui se complètent).
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[43]
Courtin a publié 38 articles du 1er janvier au 30 juillet 1949. Ensuite, il ne donne plus au journal que 2 articles seulement datés du 8 septembre et du 1er décembre.
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[44]
Maurice Duverger, « Le cloaque », 26 octobre 1949, Pierre Emmanuel, « Amérique impériale » et « Où est notre Dieu ? » (deux derniers d’une série de quatre articles sur le rôle mondial de l’Amérique), 25 et 26 octobre 1949.
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[45]
Le Monde, 28 octobre 1949.
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[46]
Teitgen à Courtin (Archives René Courtin).
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[47]
Lettre manuscrite de Dupraz à Beuve-Méry, 8 décembre 1949, et réponse de Beuve-Méry à Dupraz, 12 décembre (Archives H.B.M.).
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[48]
Propos rapportés par Courtin lui-même dans une lettre du 17 décembre 1949 à Dupraz (Archives René Courtin). Le récit de ce dîner est complété par l’entretien avec Dupraz, 1977.
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[49]
Commentant dans le Monde du 22 septembre 1978 la mort d’Étienne Gilson survenue le 19, André Fontaine use du même adjectif pour qualifier ce passage. Il conclut qu’à propos de cette affaire « la bassesse l’avait constamment disputé à la passion ».
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[50]
En 1956, le Collège de France conféra à Étienne Gilson l’honorariat avec cinq années de retard. Marcel Bataillon écrivait alors au Monde que « l’absence du nom de ce grand savant sur la liste de nos professeurs honoraires était encore plus regrettable pour le Collège de France que pour M. Gilson lui-même... » (André Fontaine, loc. cit.).
Il advient en effet qu’en moins de dix-huit mois, du début de 1946 à l’été de 1947, toute une série de grands événements politiques bouleversent en France l’équilibre des forces et rejettent très vite dans le passé la conjoncture au cœur de laquelle, au moment de son apparition, le Monde s’était défini.
Le départ du général de Gaulle, le 20 janvier 1946, son hostilité sans nuances à la Constitution de la IVe République adoptée par référendum en octobre 1946, la création enfin par lui, en avril 1947, du Rassemblement du peuple français conçu comme une machine de guerre contre le régime nouveau, tout cela aboutit, entre autres vastes conséquences, à une rupture de fait entre gaullisme et démocratie chrétienne. Aux yeux du général, le MRP, « parti de la fidélité », devient vite, installé au cœur du « système », celui de la trahison. Au Monde, si Christian Funck-Brentano avait été un autre homme, on imagine comment son affrontement prompt avec Beuve-Méry eût pu transporter sans délai à l’intérieur du comité de direction le déchirement survenu entre deux grandes familles de la Résistance. Funck est trop évanescent pour provoquer un tel choc dans l’immédiat — mais tôt ou tard les conséquences de cette rupture sont destinées à peser sur le destin du journal.
A l’extrême gauche, d’autre part, le départ des communistes du gouvernement Ramadier, en mai 1947, et leur installation, à leur tour, dans une hostilité de principe à la IVe République, est le deuxième grand événement de politique intérieure : celui-ci ne devrait pas…
Date de mise en ligne : 01/12/2016
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