1. Identité malgache et histoire
Pages 23 à 37
Citer ce chapitre
- RATOVONONY, Michèle,
- Ratovonony, Michèle.
- Ratovonony, M.
- M. Ratovonony
https://doi.org/10.3917/kart.ratov.2015.01.0023
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- Ratovonony, M.
- M. Ratovonony
- Ratovonony, Michèle.
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https://doi.org/10.3917/kart.ratov.2015.01.0023
Notes
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[1]
Glottophagie : une sorte de « racisme linguistique » caractérisant le colonialisme moderne et le néo-colonialisme, et qui consiste à interdire aux langues des colonisés le droit à l’existence à part entière, au nom de la supériorité des langues indo-européennes (Louis-Jean Calvet, Linguistique et colonialisme, Paris, Payot, 1976, p. 118).
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[2]
Sennen Andriamirado, Madagascar aujourd’hui, Paris, Éditions du Jaguar, 2004, p. 28.
-
[3]
Élisa Rafitoson, op. cit., p. 42.
-
[4]
Ibid., p. 45.
-
[5]
Jean-Louis Joubert, Les Littératures de l’océan Indien, Vanves, edicef/aupelf, 1991, p. 26. Voir également Jean Paulhan, op. cit.
-
[6]
« La littérature malgache », Histoire des littératures, t.I, Paris, Gallimard (Encyclopédie de la Pléiade), 1956, p. 1446.
-
[7]
Gilles Deleuze et Marc Guattari, Rhizome, Paris, Éditions de Minuit, 1976. Texte repris ensuite dans Capitalisme et schizophrénie 2 : Mille plateaux, Paris, Éditions de Minuit, 1980.
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[8]
Andriamirado, op. cit., p. 34.
-
[9]
Ibid.
-
[10]
Ibid.
-
[11]
Ibid., p. 36.
-
[12]
Titre d’une œuvre de Michèle Rakotoson.
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[13]
Andriamirado, op. cit., p. 36.
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[14]
Jacques Rabemananjara, cité dans Jean-Louis Joubert, op. cit., p. 75.
-
[15]
Ibid.
-
[16]
Lars Vig, Croyances et mœurs des Malgaches, traduit du norvégien par E. Fargereng, édité par O. Dahl, 1905, nouv. édit. 1977, fascicule II, p. 7.
-
[17]
Ibid., p. 48-49.
-
[18]
Édouard Glissant, Poétique de la relation, Paris, Gallimard, 1990.
-
[19]
Ibid., p. 23.
-
[20]
Ibid.
-
[21]
Ibid.
-
[22]
Ibid. p. 29.
-
[23]
Ibid. p. 31.
-
[24]
Ibid., p. 29.
-
[25]
Ibid.
-
[26]
Ibid., p. 39.
-
[27]
Beby Denise Solohery, « La perception de l’Occident dans le roman malgache », Notre Librairie, n° 109, avril-juin 1992, p. 97.
-
[28]
Jacques Rabemananjara, cité par Jean-Louis Joubert, op. cit., p. 76.
-
[29]
Ibid.
-
[30]
Ibid.
-
[31]
Liliane Ramarosoa, Anthologie de la littérature malgache d’expression française des années 80, Paris, L’Harmattan, 1994, p. 20.
-
[32]
Rabemananjara, cité par Joubert, op. cit., p. 76.
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[33]
Ce fut lors de son intervention au Deuxième Congrès des écrivains et artistes noirs, tenu à Rome du 26 mars au 1er avril 1959. Voir « Les fondements de notre unité tirés de l’époque coloniale », Présence Africaine, nouvelle série, n° xxiv-xxv, février-mai 1959, Deuxième Congrès des écrivains et artistes noirs, t. 1, « L’unité des cultures négroafricaines », p. 66-81.
-
[34]
Makhily Gassama, La Langue d’Ahmadou Kourouma ou le français sous le soleil d’Afrique, Paris, ACCT-Karthala, 1995, p.13.
-
[35]
Il s’agit là, selon Édouard Glissant, de la « pensée décisive » de Victor Segalen, Poétique de la relation, op. cit., p. 42.
-
[36]
Ibid.
-
[37]
Ibid., p. 31.
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[38]
Propos recueillis par Jean-Luc Raharimanana, op. cit., p. 25.
Pour le Malgache, le problème identitaire est plus complexe qu’en Afrique subsaharienne, puisqu’à la colonisation et à sa politique d’assimilation – qui se résume en un phénomène de glottophagie – se greffe un autre volet, celui de l’identité de la Race. Pour mieux appréhender cette question, une présentation succincte de Madagascar ainsi qu’une brève incursion dans l’histoire de cette île ne seront peut-être pas superflues.
Séparée de l’Afrique orientale par le canal de Mozambique, Madagascar est située en plein océan Indien. Elle est considérée comme un micro-continent à cause de ses dimensions (1 580 km du nord au sud, mais 580 km seulement dans sa plus grande largeur). D’abord connue sous le nom d’île Saint Laurent (en 1500) grâce au navigateur portugais Diego Dias, il est courant de l’appeler de nos jours la Grande île ou encore l’île Rouge en référence à la latérite, sol rougeâtre caractéristique de la zone tropicale humide. Elle est, en effet, traversée par le tropique du Capricorne dans sa partie sud. Sa superficie de 587 041 km2 représente 28 % de la province de Québec (qui fait 1 667 441 km2), et ce, pour une population de presque 23 millions, laquelle s’accroît d’environ 3 % par an. Sa capitale, Antananarivo, se trouve dans la province du même nom, sur les hauts plateaux du centre de l’île, appelés plateaux de l’Imerina.
L’histoire nous apprend que les Malgaches sont d’origine indonésienne, origine qui remonte au 1er millénaire, vers le ve siècle, époque où les commerçants indonésiens sillonnaient l’océan Indien et fréquentaient Madagascar, où des marins finirent par s’établir…
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