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Annexe 1 : Nietzsche, Par-delà bien et mal

Pages 287 à 293

Citer ce chapitre


  • Collin, D.,
  • Ginestet, D.,
  • Guilliomet, D.,
  • Peyturaux, S.
  • et Quesnel, A.
(2010). Annexe 1 : Nietzsche, Par-delà bien et mal. Le Mal (p. 287-293). Éditions Sedes. https://shs.cairn.info/le-mal--9782301000712-page-287?lang=fr.

  • Collin, Denis.,
  • et al.
« Annexe 1 : Nietzsche, Par-delà bien et mal ». Le Mal, Éditions Sedes, 2010. p.287-293. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-mal--9782301000712-page-287?lang=fr.

  • COLLIN, Denis,
  • GINESTET, Dominique,
  • GUILLIOMET, Didier,
  • PEYTURAUX, Sylvie
  • et QUESNEL, Alain,
2010. Annexe 1 : Nietzsche, Par-delà bien et mal. In :
  • COLLIN, Denis,
  • GINESTET, Dominique,
  • GUILLIOMET, Didier,
  • PEYTURAUX, Sylvie,
  • GUILLIOMET, D.
  • et QUESNEL, Alain,
Le Mal. Paris : Éditions Sedes. Hors collection, p.287-293. URL : https://shs.cairn.info/le-mal--9782301000712-page-287?lang=fr.

Nietzsche se pose en moraliste critique des morales traditionnelles, socratique, stoïcienne, chrétienne, et propose d’aller « par-delà le Bien et le Mal ». Nietzsche tente de déconstruire les oppositions sur lesquelles se fonde ces morales. Loin d’être le pur négatif ou le manque d’être qui le caractérise dans les philosophies rationalistes – cartésienne, leibnizienne ou spinoziste – le mal revêt une véritable positivité car il va s’ancrer dans la puissance de la vie.
Refusant tout dogmatisme, revalorisant le scepticisme et le relativisme antiques, Nietzsche s’en prend à la « lourdeur » et au « sérieux » des philosophes. Malgré ses prétentions, la philosophie ne serait-elle pas qu’une « superstition populaire » enjolivée, la « superstition du moi ». Le plus souvent, ce sont les suggestions de la grammaire qui deviennent les fondements des extravagances de la métaphysique : comme il faut un sujet grammatical au « je pense », on transforme le « je » en substance philosophique.
D’abord démonter les préjugés des philosophes. Le premier de ces préjugés concerne la vérité. Ce qui n’est pas mis en cause dans la tradition philosophique, c’est la volonté du vrai : on peut se disputer sur les critères de la vérité, mais pas sur la volonté du vrai. Or, le vrai est une valeur, parmi d’autres. La nouvelle question philosophique est celle de l’origine du choix de cette valeur. « Nous finissons par penser que le problème n’a jamais été pensé jusqu’à présent » : il faut oser mettre en question les fondements mêmes du questionnement philosophique et les catégories sur lesquelles il s’appuie…


Date de mise en ligne : 21/08/2025

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