Chapitre d’ouvrage

Les méchants et la méchanceté : voyage en enfer

Pages 261 à 272

Citer ce chapitre


  • Collin, D.,
  • Ginestet, D.,
  • Guilliomet, D.,
  • Peyturaux, S.
  • et Quesnel, A.
(2010). Les méchants et la méchanceté : voyage en enfer. Le Mal (p. 261-272). Éditions Sedes. https://shs.cairn.info/le-mal--9782301000712-page-261?lang=fr.

  • Collin, Denis.,
  • et al.
« Les méchants et la méchanceté : voyage en enfer ». Le Mal, Éditions Sedes, 2010. p.261-272. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-mal--9782301000712-page-261?lang=fr.

  • COLLIN, Denis,
  • GINESTET, Dominique,
  • GUILLIOMET, Didier,
  • PEYTURAUX, Sylvie
  • et QUESNEL, Alain,
2010. Les méchants et la méchanceté : voyage en enfer. In :
  • COLLIN, Denis,
  • GINESTET, Dominique,
  • GUILLIOMET, Didier,
  • PEYTURAUX, Sylvie,
  • GUILLIOMET, D.
  • et QUESNEL, Alain,
Le Mal. Paris : Éditions Sedes. Hors collection, p.261-272. URL : https://shs.cairn.info/le-mal--9782301000712-page-261?lang=fr.

Notes

Le mal n’est pas abstrait. Nous le connaissons bien, parce que nous l’avons tous vu, en chair et en os, dans la figure du méchant. Où pouvons-nous trouver tous les types de méchants ? En enfer, évidemment et Dante peut nous servir de guide, lui dont la Commedia raconte son voyage en Enfer guidé par le grand poète latin Virgile. Classées par ordre de méchanceté croissante, du premier au neuvième cercle de l’enfer, ces figures de méchants forment un portrait de l’humanité où la pénétration du poète italien se manifeste dans toutes ses dimensions. En creux, on peut lire dans cette œuvre les valeurs morales fondamentales, communes à la philosophie antique, principalement aristotélicienne et au christianisme.
À la porte de la « cité dolente » (c’est-à-dire de la cité de la souffrance), on rencontre, comme à l’a déjà dit plus haut, les lâches et les neutres, ceux qui ne font pas de mal, ne pensent qu’à eux-mêmes et s’abstiennent également de faire le bien, ceux qui « ne furent que pour eux-mêmes ». Parlant du tyran de Perrugia, Machiavel faisait cette remarque qu’incapables d’être bons, le plus souvent les hommes n’arrivent pas à être complètement méchants. Ceux dont parle Dante ne sont pas méchants du tout, mais tout simplement parce qu’ils ont même peur de l’être. Le juste, celui qui fait le bien, sera récompensé, le vrai méchant s’attirera peut-être la miséricorde mais ces neutres n’auront droit ni à la justice ni à la miséricorde. Damnés, ils n’auront pas de véritable mort et pourtant ils seront oubliés des vivants…


Date de mise en ligne : 21/08/2025

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