La banalité du mal
Pages 234 à 242
Citer ce chapitre
- COLLIN, Denis,
- GINESTET, Dominique,
- GUILLIOMET, Didier,
- PEYTURAUX, Sylvie
- et QUESNEL, Alain,
- COLLIN, Denis,
- GINESTET, Dominique,
- GUILLIOMET, Didier,
- PEYTURAUX, Sylvie,
- GUILLIOMET, D.
- et QUESNEL, Alain,
- Collin, Denis.,
- et al.
- Collin, D.,
- Ginestet, D.,
- Guilliomet, D.,
- Peyturaux, S.
- et Quesnel, A.
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- Collin, D.,
- Ginestet, D.,
- Guilliomet, D.,
- Peyturaux, S.
- et Quesnel, A.
- Collin, Denis.,
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- COLLIN, Denis,
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- GUILLIOMET, Didier,
- PEYTURAUX, Sylvie,
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Notes
-
[1]
Publié en français aux éditions Gallimard, coll. « Folio ».
-
[2]
H. Arendt, La vie de l’esprit – 1. La pensée. PUF, 1981, p. 18.
-
[3]
H. Arent, op. cit., p. 19.
-
[4]
H. Arendt, Eichmann à Jérusalem, Gallimard, « Folio », 1997, p. 48.
-
[5]
Ibid.
-
[6]
Op. cit., p. 50
-
[7]
Op. cit., p. 83.
-
[8]
Op. cit., p. 85.
-
[9]
Op. cit., p. 93.
-
[10]
Op. cit., p. 460.
-
[11]
Primo Levi, Si c’est un homme, Julliard, coll. « Pocket », 1987, p. 212.
-
[12]
H. Welzer, Les exécuteurs. Des hommes normaux aux meurtriers de masse, traduit de l’allemand par Bernard Lortholary, Gallimard, 2007, coll. « Nrf - Essais ».
-
[13]
H. Welzer, op. cit., p. 31.
-
[14]
H. Welzer, op. cit., p. 40.
-
[15]
H. Welzer, op. cit., p. 41.
-
[16]
H. Welzer, op. cit., p. 42.
En 1961, Hannah Arendt assiste, à Jérusalem, au procès du criminel de guerre nazi Eichmann, l’un des principaux organisateurs de la « solution finale ». Elle y a été envoyée comme reporter par le journal The New Yorker. Ses articles vont bientôt déclencher la polémique. Elle en tirera un livre, publié pour la première fois en 1963, intitulé Eichmann à Jérusalem. Rapport sur la banalité du mal. Le titre sonne presque comme une provocation. Là où l’on a pris l’habitude de voir « le mal absolu », Hannah Arendt voit quelque chose de très ordinaire, très banal. Mais loin de minimiser ou l’euphémiser le nazisme, c’est sans doute cette caractérisation qui permet d’en mieux comprendre les dangers effrayants.
Les figures du mal renvoient au démon. Comme le dit Arendt,
Le mal, on l’apprend aux enfants, relève du démon, il s’incarne en Satan (qui) « tombe du ciel comme un éclair »
Le méchant, pas celui qui fait le mal une fois de temps en temps quand ça l’arrange, mais ce qui fait le mal systématiquement est possédé par le démon et il faut éventuellement l’exorciser. Macbeth est méchant par faiblesse, parce qu’il est influencé par les prédictions des sorcières, ou parce que Lady Macbeth, la plus démoniaque des deux sans doute, l’influence. Thérèse décide de faire le mal sans raison, simplement parce que c’est la seule chose qui lui fait plaisir.
La littérature est pleine de ces individus « possédés par le démon » : toutes tragédies de Shakespeare en donnent au moins un exemplaire…
Date de mise en ligne : 21/08/2025
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