Une guerre de tous contre chacun
Pages 142 à 157
Citer ce chapitre
- COLLIN, Denis,
- GINESTET, Dominique,
- GUILLIOMET, Didier,
- PEYTURAUX, Sylvie
- et QUESNEL, Alain,
- COLLIN, Denis,
- GINESTET, Dominique,
- GUILLIOMET, Didier,
- PEYTURAUX, Sylvie,
- GUILLIOMET, D.
- et QUESNEL, Alain,
- Collin, Denis.,
- et al.
- Collin, D.,
- Ginestet, D.,
- Guilliomet, D.,
- Peyturaux, S.
- et Quesnel, A.
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- Collin, D.,
- Ginestet, D.,
- Guilliomet, D.,
- Peyturaux, S.
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- Collin, Denis.,
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- COLLIN, Denis,
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- et QUESNEL, Alain,
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- GINESTET, Dominique,
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- PEYTURAUX, Sylvie,
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- et QUESNEL, Alain,
Notes
-
[1]
Carnet de 1949 cité par Robert Ricatte, Œuvres complètes, La Pléiade, t. III, p. 960.
Se livrant, lors de ses entretiens radiophoniques, à une comparaison entre Que ma joie demeure (1935) et Les Âmes fortes (1950), Giono précisait : « […] je cherchais une générosité d’idées sans Dieu. Celle qui, normalement se trouve dans le social de notre époque » (Entretiens, p. 211). Mais la société que décrit le romancier est surtout celle que gangrènent les intérêts : celui qui a vu certains de ses compatriotes manosquins jouer aux résistants pour se dédouaner, en août 1944, de leur inertie, présente Hobbes, qu’il relit en 1948, comme un véritable connaisseur du genre humain, lui qui présente l’état de nature comme un état de guerre : « Il apparaît clairement par là qu’aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir commun qui les tiennent tous en respect, ils sont dans cette condition qui se nomme guerre, et cette guerre est guerre de chacun contre chacun. » (Hobbes, Léviathan, chap. XIII). L’ordre social tel qu’il se présente dans le roman n’est pas capable de mettre un terme à cette guerre et n’empêche pas un mal généralisé dû aux égoïsmes particuliers.
Le titre initialement choisi pour Faust au village, La Chose naturelle, insistait sur le mal comme élément naturel à l’homme – et l’on se souvient que Les Âmes fortes n’est initialement qu’un prolongement de ce recueil. De même, en 1949 l’auteur écrit dans ses Carnets : « Et toujours revenir à Hobbes : l’homme est naturellement mauvais. » (pl. 939) La thématique du mal innerve le roman : la méchanceté naturelle de l’homme éclate dès l’ouverture…
Date de mise en ligne : 21/08/2025
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