Chapitre de Que sais-je ? / Repères

Introduction. Le logement social au cœur du débat public

Pages 3 à 8

Citer ce chapitre


  • Stébé, J.-M.
(2025). Introduction. Le logement social au cœur du débat public. Le logement social en France (10e éd., 108 p. 3-8). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/le-logement-social-en-france--9782715437364-page-3?lang=fr.

  • Stébé, Jean-Marc.
« Introduction. Le logement social au cœur du débat public ». Le logement social en France, Presses Universitaires de France, 2025. p.3-8. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-logement-social-en-france--9782715437364-page-3?lang=fr.

  • STÉBÉ, Jean-Marc,
2025. Introduction. Le logement social au cœur du débat public. In : Le logement social en France. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Que sais-je ? p.3-8. URL : https://shs.cairn.info/le-logement-social-en-france--9782715437364-page-3?lang=fr.

Notes

  • [1]
    L’ensemble de ces chiffres correspond aux logements sociaux financés en métropole hors DOM et hors Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU).
  • [2]
    Notons que les délais entre le moment où l’on décide le financement des logements sociaux et le moment où l’on remet les clés sont assez longs : il faut compter en moyenne trois à quatre années. Ainsi, les 85 381 logements financés en 2024 seront livrés aux alentours de 2027-2028.
  • [3]
    Selon l’Union sociale pour l’habitat (USH), l’accroissement net du parc immobilier social en 2023 s’élevait à 51 000 logements et foyers. Il résultait des mises en service (72 400) diminuées des démolitions et des ventes à des personnes physiques (21 400).
  • [4]
    En mars 2021, un protocole d’engagement de l’État prévoyait la construction de 250 000 logements sociaux en 2021 et en 2022. En outre, la feuille de route pour le logement de novembre 2023 évoquait la construction de 110 000 logements pour 2024. En février 2025, le ministère du Logement et le mouvement HLM se sont accordés pour construire 100 000 logements sociaux au cours de cette année 2025.
  • [5]
    Précisons qu’au cours de l’année 2023, 390 000 familles ont emménagé dans le parc immobilier social, soit dans des logements neufs, soit dans des logements libérés par leurs occupants, contre environ 425 000 l’année précédente. Cette baisse est due à une érosion de la rotation dans le parc HLM, mais également à un déclin des mises en service.
  • [6]
    L’état du mal-logement en France. 30e rapport annuel (2025) de la Fondation pour le logement des défavorisés (ex-Fondation abbé Pierre) : www.fondationpourlelogement.fr.
  • [7]
    Les sans-domicile, au sens de l’INSEE, peuvent être sans abri, en habitation de fortune, en hébergement collectif, à l’hôtel, en centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA) ou hébergés dans un logement associatif.
  • [8]
    D. Vanoni, Recherche sociale, 167, 2003.
  • [9]
    Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (13 décembre 2000).
  • [10]
    La loi du 18 janvier 2013 (dite loi Duflot) relative à la mobilisation du foncier en faveur du logement et au renforcement des obligations de production de logement social impose désormais aux communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Île-de-France) de compter 25 % de logements sociaux.
  • [11]
    D. Vanoni, Recherche sociale, op. cit.
  • [12]
    J. Barou, La Place du pauvre, L’Harmattan, 1992.
  • [13]
    P. Flamand, Loger le peuple. Essai sur l’histoire du logement social, La Découverte, 2002.
  • [14]
    Ibid.
  • [15]
    B. Boubli, Le Logement, Puf, 1994.

Les logements sociaux, plus trivialement dénommés « HLM », i. e. habitations à loyer modéré, sont au cœur du débat public, qu’il s’agisse de la rénovation des grands ensembles d’habitat social à la périphérie des villes ou des appréhensions, voire des réticences, de nombreux maires à construire des HLM au sein de leur commune. Ce type d’habitat attire l’attention de la collectivité, déchaîne périodiquement les passions des hommes politiques et engendre d’importantes controverses au sein de la communauté de chercheurs en sciences économiques et sociales. Si les HLM ne laissent pas indifférentes, c’est parce qu’elles renvoient au sort des populations modestes et défavorisées. Cette question du logement des plus pauvres n’est pas nouvelle, elle est au fondement même des polémiques qui ont présidé au xixe siècle à la mise en place des habitations à bon marché (HBM), les ancêtres des HLM : l’État devait-il intervenir dans le domaine du logement des familles ouvrières pour faire face à la carence de la promotion immobilière privée ? Ou encore, le regroupement des ouvriers dans des immeubles collectifs à bon marché ne serait-il pas la porte ouverte à la sédition ? Vieille question, donc, qui a nourri toute une littérature sur les classes laborieuses et les classes dangereuses. Mais elle prend aujourd’hui une acuité particulière, en raison essentiellement de la persistance du mal-logement : incendies meurtriers d’immeubles suroccupés, augmentation des formes d’habitat précaire (appartements gérés par les « marchands de sommeil », hôtels meublés, squats, caravanes, bidonvilles…)…


Date de mise en ligne : 29/10/2025

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