Conclusion
- Par Laurent Soual
Pages 113 à 116
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En France, comme en Belgique, des bibliothèques sont engagées dans l’expérimentation d’une solution, le service de prêt numérique en bibliothèque (PNB), qui entend concilier simultanément l’intérêt des éditeurs, la préservation, pour les libraires, de leur place dans la chaîne du livre numérique, le rôle historique des bibliothèques et les attentes des usagers, notamment en termes de simplicité.
Bien entendu, le service PNB est perfectible et a ses défauts. Il compte ses détracteurs qui lui reprochent notamment la part laissée aux éditeurs, la reproduction du modèle physique ou le manque de prise en compte des attentes des bibliothécaires… Mais, au moins, ce service a le mérite d’exister et d’être soutenu par les associations professionnelles du secteur (éditeurs, libraires, bibliothécaires). Étant encore en mode expérimental, ce projet est évolutif. Par ailleurs, la charte des 12 recommandations signée le 8 décembre 2014 par les associations professionnelles, sous l’égide du ministère de la Culture et de la Communication, définit un périmètre plus large que ce que recouvre actuellement l’expérimentation PNB, et fait apparaître un certain nombre de rapprochements significatifs, du moins en intention. Les bibliothécaires auraient donc intérêt à se saisir du sujet et à se poser en critiques constructifs… ou bien à suggérer et inventer des modèles alternatifs.
Le risque est réel, par ailleurs, de voir arriver sur le marché une offre à destination des bibliothèques, émanant d’un acteur majeur (Google, Amazon) qui emporterait tout sur son passage, balayant les autres modèles et laissant les bibliothèques à leur rôle passif…
Date de mise en ligne : 27/01/2019
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