Chapitre d’ouvrage

Sortir d’une vision manichéenne pour penser la complexité

Pages 31 à 34

Citer ce chapitre


  • Cyr, F.
(2014). Sortir d’une vision manichéenne pour penser la complexité. Dans
  • G. Neyrand
  • et C. Zaouche-Gaudron
Le livre blanc de la résidence alternée (p. 31-34). érès. https://doi.org/10.3917/eres.neyra.2014.01.0031.

  • Cyr, Francine.
« Sortir d’une vision manichéenne pour penser la complexité ». Le livre blanc de la résidence alternée, érès, 2014. p.31-34. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-livre-blanc-de-la-residence-alternee--9782749242170-page-31?lang=fr.

  • CYR, Francine,
2014. Sortir d’une vision manichéenne pour penser la complexité. In :
  • NEYRAND, Gérard
  • et ZAOUCHE-GAUDRON, Chantal,
Le livre blanc de la résidence alternée. Toulouse : érès. Enfance & parentalité, p.31-34. DOI : 10.3917/eres.neyra.2014.01.0031. URL : https://shs.cairn.info/le-livre-blanc-de-la-residence-alternee--9782749242170-page-31?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/eres.neyra.2014.01.0031


Pour s’éloigner d’une argumentation manichéenne inflexible et stérile autour de la question de la résidence alternée, notre réflexion propose une ouverture vers la complexité. Pour plusieurs, la résidence alternée (ra) représente une option de partage de temps de vie optimale, si modulée en fonction des capacités et besoins du jeune enfant et des capacités et compétences des parents. Par contre, dans les pays où la présomption de ra est prescrite par la loi, cet arrangement peut être imposé parfois sans égard à l’âge de l’enfant. Ces pratiques sont largement décriées parce qu’elles ne servent pas toujours le meilleur intérêt de l’enfant. Bien que la présomption constitue un moyen de garantir l’accès maximal et le plus égalitaire possible des deux parents à l’enfant, on peut s’interroger ici sur la place accordée à la voix de l’enfant et au libre arbitre des parents. Avoir sa juste part de l’enfant, est-ce bien ce dont celui-ci a besoin ? Ce qui importe n’est-il pas de garantir des conditions qui permettront au parent qui n’a pas la garde (le père habituellement) de prendre soin, tout comme la mère, de son nourrisson ou de son jeune enfant, de l’éduquer, de jouer avec lui, de l’encadrer et de le connaître intimement ? La quantité exacte de temps à partager avec lui ne sera pas cruciale à long terme pour le développement de l’enfant, bien qu’une certaine fréquence et régularité de contacts soit nécessaire pour que s’établisse ce lien familier et sécurisant entre le parent et son jeune enfant…


Date de mise en ligne : 04/01/2016

https://doi.org/10.3917/eres.neyra.2014.01.0031

Ce chapitre est en accès conditionnel

Cairn Pro Ouvrages

280 € par an

4 500 ouvrages et 170 revues au cœur de votre métier

Acheter cet ouvrage

3,99 €

80 pages, format électronique et papier (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

3,00 €

4 pages format électronique (HTML, PDF et feuilletage)
Déjà abonné(e) à Cairn Pro ? Membre d'une institution cliente ?