Chapitre VII. Orthodoxie et hérésie dans le christianisme des premiers siècles
- Par Marcel Simon
- et André Benoit
Pages 289 à 307
Citer ce chapitre
- SIMON, Marcel
- et BENOIT, André,
- BENOIT, André
- et SIMON, Marcel,
- Simon, Marcel.
- et al.
- Simon, M.
- et Benoit, A.
https://doi.org/10.3917/puf.simon.1998.01.0289
Citer ce chapitre
- Simon, M.
- et Benoit, A.
- Simon, Marcel.
- et al.
- SIMON, Marcel
- et BENOIT, André,
- BENOIT, André
- et SIMON, Marcel,
https://doi.org/10.3917/puf.simon.1998.01.0289
Notes
-
[1]
Cf. supra, pp. 144-172.
-
[2]
Cf. W. Bauer [402].
-
[3]
Cf. H. E. W. Turner [177].
-
[4]
Il est question dans ce texte de l’institution des évêques et des diacres, mais dans l’Église ancienne les diacres n’ont eu qu’un rôle effacé. C’est l’évêque qui exerce le vrai ministère, tous les autres ministres lui sont subordonnés.
-
[5]
Nous donnons ici la traduction de G. Dix, Le ministère dans l’Eglise ancienne, Neuchâtel, 1955, p. 99. L’interprétation de ce texte est très controversée. En effet on peut se demander si« les hommes éprouvés qui succèdent » succèdent aux Apôtres ou aux évêques. Dans le premier cas on aurait la preuve de l’existence de successeurs des Apôtres, différents des évêques, dans le second, on aurait la preuve de l’existence de la succession épiscopale. C’est ce dernier sens que nous acceptons ici.
-
[6]
Cf. E. Molland, Le développement de l’idée de succession apostolique, RHPR, 34, 1954, p. 20 : « Ce que veut dire Hégésippe, ce n’est pas que la série ininterrompue des évêques donne une garantie suffisante de la vérité de la doctrine, mais que ses investigations ont abouti à ce résultat : que tous les évêques de Corinthe et de Rome ont prêché la vraie doctrine. Il n’y a pas eu d’hérétiques dans ces séries d’évêques ; les hérétiques s’écartent évidemment de la tradition dont témoignent tous les chaînons des séries aisément vérifiables. » Cf. ibid., p. 21, en ce qui concerne Irénée.
-
[7]
Il est vrai que l’on trouve déjà chez Irénée l’expression charisma veritatis (Ado. Haer., 4, 26, 2) à propos de la succession. Mais comme l’écrit E. Mollano (art. cit., p. 22) : « Dans ce texte, charisma veritatis certum ne signifie guère, comme on l’a souvent interprété, une qualité surnaturelle donnant aux évêques une sorte d’infaillibilité, mais la doctrine de l’Eglise qui leur a été confiée au moment de leur ordination, selon l’interprétation bien fondée qu’ont donnée de ce texte tant le savant protestant K. Müller que le savant catholique Van den Eynde. »
-
[8]
Cf. Epiphane, Haer., 42, I, 4 (II, 94).
-
[9]
Cf. H. von Campenhausen, Kirchliches Amt und geistliche Vollmacht in den ersten drei Jahrhunderten, Tübingen, 1953, pp. 173 ss. Cf. pour Basilide : Clément d’Alexandrie, Strom., 7, 106, 4, et Hippolyte, Philosop., 7, 20, 1. Cf. pour Valentin : Origène, Contra Cels., 5, 62 ; pour les Carpocratiens : Hippolyte, Philosoph., 5, 7, 1.
-
[10]
En effet c’est dans la littérature hérétique qu’apparaissent pour la première fois les termes de tradition et de succession ; cf. Lettre de Ptolémée à Flora in Epiphane, Panarion, 33, 7, 9.
-
[11]
De Praescriptione haereticorum, 4.
-
[12]
Cf. Origène, Com. in Rom., 2, 6 ; Eusèbe, Hist. eccl., 1, 1, 1 ; Clément d’Alex, Strom., 7, 17, 107, etc.
-
[13]
Cf. plus particulièrement le livre II, 14.
-
[14]
Voici ce qu’écrit Hippolyte dans sa préface : « Nous prouverons que leurs opinions ont leur origine dans la sagesse des Grecs, dans les conclusions des auteurs de systèmes philosophiques, dans les prétendus mystères et les divagations des astrologues… »
-
[15]
Cf. supra le chapitre sur « Les origines du gnosticisme », p. 275.
-
[16]
Cf. supra, p. 290, n. 1.
-
[17]
RHPR, 15, 1935, p. 163.
-
[18]
Cf. par exemple : E. F. Scott, The Varieties of New Testament Religion, New York, 1946.
-
[19]
Cf. [38].
-
[20]
Cf. les ouvrages de J. Daniélou [168].
-
[21]
Cf. dans la 2e édition de l’ouvrage de Bauer le chapitre ajouté qui porte comme titre : « Die Aufnahme des Buches », p. 288 ss. Cf. également les critiques de H. E. W. Turner, dans [177], pp. 39-94.
-
[22]
Cf. supra, p. 291, n. 1.
-
[23]
L’auteur parle de « fixed elements » et de « flexible elements ». Cf. pp. 26-35.
-
[24]
(3) Cf. p. 28.
-
[25]
Cf. p. 35.
-
[26]
Cf. le chap. III, pp. 97-163.
-
[27]
Cf. le chap. IV intitulé « The Doctrinal Basis of Heresy : Scripture, Tradition and Reason », pp. 165-231. A la page 230 l’auteur parle de « the conversion of logic into logistics ».
-
[28]
Cf. les chap. V, VI, VII, « Orthodoxy and the Bible », « Orthodoxy and Tradition », « Orthodoxy and Reason ».
-
[29]
Cf. p. 498.
Au cours du chapitre consacré à l’essor de la théologie chrétienne, nous avons, pour certaines doctrines, usé du qualificatif d’hérétique. Nous avons ainsi considéré le gnosticisme, le marcionisme et le montanisme comme des « hérésies » et nous avons donné le nom d’« hérétiques » à leurs promoteurs et à leurs adhérents.
Si l’historien est amené à utiliser ces termes traditionnels, il s’efforce de le faire objectivement, sans porter de jugement de valeur sur les doctrines ou les hommes ainsi désignés. Ces termes d’hérésie et d’hérétiques ne signifient rien de plus que des doctrines, des hommes, des groupements qui, par rapport à l’évolution générale du christianisme, se situent en marge de son développement, représentent des tendances divergentes, des mouvements séparatistes. Ces doctrines et ces communautés ont, en fait, abouti à un échec historique ; après quelques succès temporaires, elles ont fini par disparaître du champ de l’histoire.
Dans les mêmes chapitres nous avons été amenés à parler de l’« orthodoxie » et des « orthodoxes ». Et l’usage de ces termes n’implique pas non plus un jugement de valeur. Ceux-ci veulent tout simplement désigner cette partie du christianisme qui s’est imposée en devenant « la Grande Église » et qui, historiquement, a prévalu au détriment des autres formes de christianisme.
Néanmoins il est certain que ces mots, malgré toutes les précautions que l’on peut prendre, restent ambigus et équivoques par suite de l’usage malheureux que l’on en a fait au cours de l’histoire…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
29,50 €
Acheter ce chapitre
4,00 €