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Chapitre 1. L’épineuse question des termes

Pages 42 à 57

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  • Bioy, A.
(2023). Chapitre 1. L’épineuse question des termes. Dans
  • Sous la direction d' A. Bioy
Le Grand Livre des transes et des états non ordinaires de conscience (p. 42-57). Dunod. https://doi.org/10.3917/dunod.bioy.2023.01.0042.

  • Bioy, Antoine.
« Chapitre 1. L’épineuse question des termes ». Le Grand Livre des transes et des états non ordinaires de conscience, Dunod, 2023. p.42-57. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-grand-livre-des-transes-et-des-etats-non-ordinaires-de-conscience--9782100857661-page-42?lang=fr.

  • BIOY, Antoine,
2023. Chapitre 1. L’épineuse question des termes. In : Le Grand Livre des transes et des états non ordinaires de conscience. Paris : Dunod. Hors collection, p.42-57. DOI : 10.3917/dunod.bioy.2023.01.0042. URL : https://shs.cairn.info/le-grand-livre-des-transes-et-des-etats-non-ordinaires-de-conscience--9782100857661-page-42?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dunod.bioy.2023.01.0042


Notes

  • [1]
    Vous trouverez parfois l’ancien terme d’« état modifié de conscience » (EMC) mais qui n’a théoriquement plus cours actuellement. En effet, parler d’EMC laisserait supposer qu’on pourrait facilement définir la conscience, et qu’elle posséderait des critères stables. Et dès qu’on sortira de cet état de stabilité, on serait dans une conscience autre, modifiée. Or la conscience est une dynamique de tous les instants et n’est pas une instance uniforme. Aussi on préfère maintenant parler d’états de (la) conscience plutôt que de conscience. « À un moment donné, comment se caractérise l’état de conscience dans lequel je me trouve ? » est une question plus pertinente que « la conscience dans laquelle je me trouve correspond-elle aux standards universels de ce qu’on nomme “conscience” ? ».
  • [2]
    La sophrologie parle d’ailleurs de « vivance » pour désigner la rencontre du corps et de la psyché au sein de la conscience (Baste, 2014).
  • [3]
    Nous avons gardé ici un découpage traditionnel, Ustinova (2018) segmente un peu plus : activité prophétique, pratique des mystères, les Bakcheia, le combat militaire, la nympholepsie, l’inspiration poétique, le délire érotique et la philosophie.
  • [4]
    Henry Sidgwick, professeur de philosophie (1838-1900), a fondé la Society for Psychical Research en 1882.
  • [5]
    Notamment, la recherche insiste sur deux critères importants de compréhension des transes : les états d’esprit (« mindset ») qui regroupent les croyances, attentes, représentations que nous avons ; ainsi que le cadre (« setting ») qui regroupe le contexte, l’environnement, les normes… Mindset et setting interviennent à la fois dans les processus phénoménologiques et explicatifs des états de conscience modifiés dont il est question ici.
  • [6]
    Je remercie mon collègue Léo Robiou du Pont pour sa relecture éclairante de ce chapitre et pour son apport concernant cette reformulation synthétique.

Essayons d’abord de décrire ce dont il est question dans cet ouvrage… sans étiqueter. Il s’agit de phénomènes vécus, durant un temps défini, qui peuvent être décrits par le sujet lui-même, et parfois par une personne de l’entourage (signes observables et/ou mesurables). Cette description de ce qui a été vécu peut se faire pendant ou après le temps où le phénomène s’est déroulé. Le fait que la personne puisse dire quelque chose de ce qui a été vécu, ou puisse apprendre quelque chose à partir de ce qui a été vécu, donne à ce phénomène le statut d’expérience singulière (même si les conditions du phénomène sont groupales). Cet apprentissage, qui peut devenir une forme de connaissance, peut se faire par les sens et aussi par le raisonnement et l’intelligence (autrement dit, les ressources adaptatives à une situation). Déjà, il y aurait matière à discussion dans cette caractérisation ! Mais elle nous semble épouser la quasi-exhaustivité (restons prudents) de ce dont il sera question ici. Passons maintenant à la nomination. Le terme qui revient le plus communément est celui d’« état » auquel on adjoint quelque chose : « état de conscience modifié », « état non ordinaire de conscience », « état alternatif de la conscience », « état de conscience élargit », etc. Certes, la notion de conscience est complexe du fait même qu’elle inclut d’emblée deux dimensions : celle des processus neurocognitifs (traitement de l’information, etc.) et celle de l’expérience (la conscience est le fait d’être conscient de quelque chose)…


Date de mise en ligne : 12/06/2024

https://doi.org/10.3917/dunod.bioy.2023.01.0042

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