2. L'impossibilité du discours psychanalytique
Pages 35 à 64
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- FIERENS, Christian,
- Fierens, Christian.
- Fierens, C.
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- Fierens, Christian.
- FIERENS, Christian,
Au contraire de la démarche de témoignage qui transforme l’acte du dire supposé acquis en l’énoncé d’un dit et entendu, il s’agirait en partant du dit de retrouver un dire qui d’une part est oublié et qui d’autre part ne peut pas être exprimé sous la forme d’un dit. La tâche semble désespérée : nous avons le dire et le dit-entendu dans leur opposition, le premier est complètement oublié, nous ne pouvons partir que du deuxième et, de plus, nous ne pouvons exhiber le dire en termes de dits, ou encore en termes de vérité, puisque la vérité est toujours du domaine du dit, plus précisément du midit. Il n’y a pas de dire en vérité.
Pourtant c’est bien à en restituer le dire que le discours de l’analyse se constituerait (aé, p. 454). Non pas le discours de l’analyste : à partir du personnage de l’analyste, ce sont plutôt des discours établis qui prennent consistance de dits. Mais le discours de l’analyse part de la parole neutre qui ne se laisse déterminer ni par un sujet énonciateur précis, ni par un objet fixé dont on parlerait. Dire sans dire qui et sans dire quoi. La neutralité est de principe.
S’ensuit-il une liberté de parole ?
« Ce dire (de l’analyse) n’est pas libre. » Malgré la neutralité de la parole, le dire ne va pas sans dit, le « dire » visé dans l’analyse relaye d’autres dits (hystérique, magistral, universitaire) dans la grande ronde des discours. Par cette ronde et par les dits spécifiques qui s’y produisent, on peut espérer retrouver le dire propre au discours psychanalytique, mais on ne peut isoler le discours de l’analyse des autres discours dont il ne peut se libérer…
Date de mise en ligne : 02/04/2013
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