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L'éloge des Romains chez Diodore de Sicile

Pages 47 à 60

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  • Casevitz, M.
(2001). L'éloge des Romains chez Diodore de Sicile. Dans
  • L. Mary
  • et M. Sot
Le discours d’éloge entre Antiquité et Moyen Age (p. 47-60). Picard. https://doi.org/10.3917/pica.mary.2001.01.0047.

  • Casevitz, Michel.
« L'éloge des Romains chez Diodore de Sicile ». Le discours d’éloge entre Antiquité et Moyen Age, Picard, 2001. p.47-60. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-discours-d-eloge-entre-antiquite-et-moyen-age--9782708405853-page-47?lang=fr.

  • CASEVITZ, Michel,
2001. L'éloge des Romains chez Diodore de Sicile. In :
  • MARY, Lionel
  • et SOT, Michel,
Le discours d’éloge entre Antiquité et Moyen Age. Paris : Picard. Textes, images et monuments de l’Antiquité au Haut Moyen Âge, p.47-60. DOI : 10.3917/pica.mary.2001.01.0047. URL : https://shs.cairn.info/le-discours-d-eloge-entre-antiquite-et-moyen-age--9782708405853-page-47?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pica.mary.2001.01.0047


Notes

  • [1]
    On ne trouve pas d’exemple du mot ni du verbe correspondant chez Hérodote ni chez Thucydide, tandis que Polybe en offre 52 exemples et Diodore 91. Le sens figuré de ἐπανορθοῦν (et ἐπανόρθωσις) n’apparaît pas chez Hérodote ni chez Thucydide, mais il est presque le seul attesté chez Polybe et Diodore.
  • [2]
    « Hymnes, péans, dithyrambes et prosodies chantent les dieux, épinicies, enkômia et thrènes célèbrent des humains », M. Trédé in S. Saïd, M. Trédé, A. Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, Paris, 1997, p. 94.
  • [3]
    Le mot ψόγος est l’antonyme de ἔπαινος chez Diodore (4 ex. du mot : 10, 12, 1 bis ; 14, 1 ; 20, 1, 2) ; la famille de βλασφημία (avec le verbe βλασφημεῖν) y est mieux représentée (40 ex.). Polybe n’a que deux ex. de ψόγος et un seul de βλασφημία (11, 4, 8).
  • [4]
    Nous citons les extraits de Diodore dans l’édition de la collection Loeb (on trouve aux tomes 3-4, éd. par C.H. Oldfather en 1946, les fragments de VI-X, et aux tomes 11-12, éd. par F.R. Walton en 1957 et 1967, les fragments des livres XXI et suivants. Nous avons aussi utilisé, pour les fragments de XXI et suivants, l’édition de L. Dindorf, tome VI de l’édition Teubner (Vogel-Fischer) 1867-1868, réimpr. Stuttgart, 1969. Saufindication contraire, c’est nous qui traduisons.
  • [5]
    F. Hoefer est le dernier à avoir traduit et annoté toute l’œuvre de Diodore (2e éd., Paris, 1865). Il est rare que sa traduction soit satisfaisante, parce qu’elle sacrifie à la joliesse et qu’elle ne suit pas toujours le texte grec.
  • [6]
    Voir la préface de P. Vidal-Naquet à notre traduction des livres I et II de la Bibliothèque historique, « Naissance des dieux et des hommes », dans la collection « La Roue à Livres », Paris, 1991 (2e éd. 2000).
  • [7]
    Sur la transmission des fragments, voir en dernier lieu Paula Botteri, Les fragments de l’histoire des Gracques dans la Bibliothèque de Diodore de Sicile, Genève, 1992, introduction, p. 27-40. L’histoire de la transmission des extraits avait été auparavant contée par F. Vogel dans la Praefatio de l’édition Teubner, 3e éd., 1990, p. V-X, pour les fragments des livres VI-X, et par L. Dindorf, dans la Praefatio du tome VI de la même édition, p. I-XVIII, pour les fragments des livres XXI et suivants.
  • [8]
    Nous renonçons à traduire la suite de l’extrait mutilé, pour ne pas inventer, comme semble faire Hoefer.
  • [9]
    En 189, cf. Polybe, XXI, 16-17 ; Tite-Live XXXVII, 45.
  • [10]
    Nous suivons ici l’édition Dindorf (ἡγεμονίας) plutôt que Walton (ἐπιμελείας).
  • [11]
    Addition de Dindorf.
  • [12]
    L’extrait de Diodore n’indique que la mort des deux enfants, les précisions sont données par Tite-Live, XLV, 40, 6-8, et Plutarque, Vie de Paul-Émile, 35, 2.
  • [13]
    Φλαμινῖνος, que le texte de Diodore, comme celui d’autres auteurs, appelle Φλαμίνιος.
  • [14]
    Les deux longs premiers extraits du livre XXXVII sont parvenus, le premier par les Excerpta Constantinia (4, p. 393-394), l’autre par Photius (391 b-392 a = tome VI, p. 167-171 Henry).
  • [15]
    Selon Walton (éd. Loeb), il s’agit probablement de L. Sempronius Asellio, qui fut proconsul en 96 avant J.-C.
  • [16]
    Premier des fragments répertoriés par P. Botteri, op. cit.
  • [17]
    Cf. supra, p. 55.

Les historiens grecs, dont l’objet est le passé ou le présent des hommes pour édifier les hommes et les redresser (c’est la διόρθωσις, sur laquelle insistent tant Polybe et Diodore de Sicile) ont toujours rencontré sur leur chemin l’éloge, comme genre et comme matière. L’éloge, ἔπαινος ou ἐγκώμιον, fait partie de la tradition rhétorique (voir Gorgias et Isocrate avec Hélène), qui a mis en prose le genre illustré par les poètes lyriques, spécialement les odes aux vainqueurs où étaient célébrés tant le vainqueur que sa cité, ses origines mythiques, et les dieux protecteurs. Les historiens grecs, donc, voulant édifier, ont à cœur de distinguer le bon et les bons des mauvais et du mauvais, donc de distribuer l’éloge et le blâme : Diodore est, à cet égard, exemplaire :
XXXIV-XXXV, 18 : ῞ Οτι ὁ τῶν αγαθῶν ἔπαινος καὶ ἡ τῶν πονηρῶν βλασφημία μάλιστα δύνανται πρòς τὰ καλὰ τῶν ἔργων τοὺς ἀνθρώπους χειραγωγεῖν…
« L’éloge des bons et le décri des méchants peuvent particulièrement inciter les hommes aux bonnes œuvres. »
Voir aussi l’extrait du livre XXXVII, 4 : ῞ Οτι φησὶν ὁ ἱστορικòς Διόδωρος. Μνησθήσομαί τινων παραδείγματος ἕνεκα καὶ ἐπαίνου δικαίου καὶ τῷ κοινῷ βίῳ συμφέροντος, ἵν’ οἱ μὲν πονηροὶ τῶν ἀνθρώπων διὰ τῆς κατὰ τὴν ἱστορίαν βλασφημίας ἀποτρέπονται τῆς ἐπὶ τὴν κακίαν ὁρμῆς, οἱ δὲ ἀγαθοὶ διὰ τοὺς ἐκ τῆς αἰωνίου δόξης ἐπαίνους ἀντέχεσθαι τῶν καλών ἐπιτηδευμάτων ὀρέγωνται.
« L’historien Diodore dit : “Je ferai mention de certains pour servir d’exemple et pour un éloge justifié et utile à la vie de tous, afin que les méchants soient, par le décri dans l’histoire, détournés de se lancer dan…


Date de mise en ligne : 12/03/2015

https://doi.org/10.3917/pica.mary.2001.01.0047

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