« Les “missions spéciales” au-delà des lignes allemandes et l’aviation française sur le front d’Orient : les prémices de la projection aérienne durant la Première Guerre mondiale »
- Par Ivan Sand
Pages 85 à 93
Citer ce chapitre
- SAND, Ivan,
- DE LESPINOIS, Jérôme,
- Sand, Ivan.
- Sand, I.
- J. De Lespinois
https://doi.org/10.3917/ldf.lespi.2022.02.0085
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- Sand, I.
- J. De Lespinois
- Sand, Ivan.
- SAND, Ivan,
- DE LESPINOIS, Jérôme,
https://doi.org/10.3917/ldf.lespi.2022.02.0085
Notes
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[1]
Se reporter à la notion de « pré carré » de la France, Jean-Pierre Bat, Le syndrome Foccart. La politique française en Afrique, de 1959 à nos jours, Paris, Gallimard, 2012, p. 81.
-
[2]
Glossaire interarmées de terminologie opérationnelle, Centre interarmées de concepts, de doctrines, et d’expérimentations (CICDE), Document cadre DC-004_GIATO(2013) n° 212 /DEF/CICDE/NP du 16 décembre 2013, p. 119.
-
[3]
Jean-Pierre Chevènement et Gérard Larcher, « Rapport d’information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées par le groupe “Sahel”, en vue du débat et du vote sur l’autorisation de prolongation de l’intervention des forces armées au Mali », enregistré à la présidence du Sénat le 16 avril 2013, http://www.senat.fr/rap/r12-513/r12-5131.pdf, consulté le 20 juin 2017.
-
[4]
Le pilote René Chambe y consacre un chapitre dans son ouvrage Dans l’enfer du ciel, Paris, Boudinière, 1933, tandis qu’un des agents emblématiques de ces missions, le commandant Ernest Évrard, les évoque dans ses mémoires rédigées en 1962, Au mépris du danger, sous le pseudonyme de « Draver ».
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[5]
Se reporter à la communication de Zacharie Boubli à propos de La Guerre aérienne illustrée.
-
[6]
Jacques Mortane, Missions spéciales, Paris, Éditions Baudinière, 1929, 313 p.
-
[7]
Jacques Mortane, Douaniers en mission, Paris, Éditions Baudinière, 1923, réédité en 2014, Paris, L’Harmattan, 256 p.
-
[8]
Olivier Lahaie, Renseignement et services de renseignement en France pendant la guerre de 1914-1918 (2e et 5e bur. EMA et 2e bur. GQG), thèse d’histoire moderne et contemporaine sous la direction de Georges-Henri Soutou, soutenue en 2006 à l’université Paris-IV.
-
[9]
Olivier Lahaie, Les missions spéciales pendant la Première Guerre mondiale : des agents secrets déposés par avion derrière les lignes allemandes, Paris, Sophia Histoire & Collections, 2018, 223 p.
-
[10]
Ibid., p. 32.
-
[11]
Jacques Mortane, Missions spéciales, op. cit., se reporter au chapitre VI : « La mission de Jacques Quellenec et du capitaine Évrard. »
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[12]
Sur cette escadrille, se reporter à Olivier Lahaie, Les missions spéciales pendant la Première Guerre mondiale, op. cit., p. 114-129.
-
[13]
Sur l’histoire de cette escadrille, consulter l’article de David Méchin, « L’épopée serbe de la MF 99 S. Des coups de feu dans les Balkans », Le Fana de l’aviation, n° 465, août 2008.
-
[14]
Les escadrilles dont le nom comporte « MF » sont équipées d’avions d’observation Maurice Farman, celles en « C » d’avions de reconnaissance Caudron G-3 et G-4, en « V » d’avions de bombardement Voisin 3 et en « N » d’avions de chasse Nieuport 10 et 11.
-
[15]
« La guerre aérienne sur le front d’Orient » est une série de trois articles de David Méchin dans Le Fana de l’aviation qui détaille cette épopée : « Sur le camp retranché de Salonique », n° 489, août 2010 ; « Dans les montagnes de Macédoine », n° 490, septembre 2010 ; « Victoire dans les Balkans », n° 491, octobre 2010.
-
[16]
David Méchin, « L’épopée serbe de la MF 99 S. Des coups de feu dans les Balkans », op. cit.
-
[17]
Lieutenant-colonel Jérôme de Lespinois, « La diplomatie aérienne, the new gun boat diplomacy », Penser les ailes françaises, n° 24, hiver 2010-2011, p. 20-28.
-
[18]
Ce n’est qu’au cours des années 1930 que naîtront les premières unités parachutistes françaises, sur le modèle de celles développées par les armées soviétiques. Voir lieutenant-colonel Bourdes, « La création de l’arme aéroportée française », Revue historique des armées, 2/1977, p. 62-86.
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[19]
Voir colonel Paul Armengaud, Quelques enseignements des campagnes du Rif en matière d’aviation, Paris, Berger-Levrault, 1928, et colonel Paul Armengaud, « Les terrains de travail de l’aviation au Maroc pendant les opérations de 1925-1926, extrait de rapport », Revue de l’aéronautique militaire, novembre-décembre 1927.
Associer le concept de projection aérienne à des événements de la Première Guerre mondiale est bien entendu un anachronisme. Le terme de projection est en effet entré dans le vocabulaire militaire français à la fin des années 1980 et a été consacré comme concept par le Livre blanc de 1994. Le succès de ce mot correspond à une période post-guerre froide où les armées occidentales interviennent plus fréquemment à l’étranger, et, en ce qui concerne les armées françaises, hors de leur zone d’influence. La définition actuelle du CICDE (Centre interarmées de concepts, doctrines et expérimentations) est : « Acheminement par voie aérienne, maritime ou terrestre d’une force militaire loin de son lieu habituel de stationnement
. » Une formule assez neutre, qui ne rend pas compte du champ lexical associé à la projection, et plus spécifiquement au concept de projection aérienne. En France, le mot est au départ un emprunt au vocabulaire militaire américain. Le mot « projection » est utilisé au sein des documents du Department of Defense pour mesurer la capacité de déploiement et d’intervention de l’ensemble de l’outil militaire américain. Les critères quantitatifs forgés pour mesurer la projection sont dès lors les capacités d’emport (hommes et matériel) en fonction de deux variables : la distance (souvent des milliers de km) et le temps de déploiement (de quelques heures à quelques semaines).
La projection par la voie aérienne est plus particulièrement associée au critère de rapidité : l’intervention aérienne est présentée comme un outil militaire permettant d’agir rapidement loin du territoire national pour prévenir une menace ou gérer une crise avant que celle-ci ne prenne des proportions plus importantes…
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