Préface
- Par Matthieu Dutour
Pages 7 à 10
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- DUTOUR, Matthieu,
- BALBO, Gabriel,
- Dutour, Matthieu.
- Dutour, M.
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- Dutour, M.
- Dutour, Matthieu.
- DUTOUR, Matthieu,
- BALBO, Gabriel,
Le dessin n’est pas que ce qui se donne comme a-voir, bénéfice alors obsessionnel d’un usage pour lequel on se contente de compter. De sa comptabilité, le compte hante les maîtres-S en tout genre, y compris les ès-psychanalystes, contents de cette belle image, miroir où se com-plaît leur propre reflet narcissique et dont ils tapissent, replets, leurs murs-murs interprétatifs et « imagiques ». N’est pas fellinien qui veut pour pouvoir par des dessins écrire ses rêves et savoir en faire quelque chose, – un film –, et pas du cinéma !
Le génie de Gabriel Balbo aura su, par sa théorie du dessin, ne pas manquer de ne pas y voir qu’un objet propre à suturer, combler, recouvrir les silences de l’enfant, encore trop souvent considéré infans. Bien plutôt, il l’établit dans sa valeur transférentielle d’échange au point de faire l’hypothèse que le dessin de l’enfant demande le sérieux (série oblige) d’une lecture pour pouvoir s’interpréter (ou pas d’ailleurs) selon ce qui se joue et se dessine dans le transfert. Au-delà du visible, le dessin se révèle lisible. Gabriel Balbo fait le pas de considérer le dessin comme lieu d’un pas sage – lieu de l’Autre s’il en est –, à l’écriture commune et vers l’écriture inconsciente. Si Freud a découvert que le rêve est un écrit sacré, recélant en vérité un désir, que seul un déchiffrement peut en déjouer et percer à jour le chatoiement des figurations, G. Balbo a conceptualisé le dessin comme ordonné au principe phallique du rébus. Le rébus se lit, se déchiffre et ne se voit pas que du bon œil de l’observateur…
Date de mise en ligne : 11/07/2025
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