La Chine en quête d’hydrocarbures
État, marchés et bouleversements géopolitiques
- Par John Seaman
Pages 128 à 131
Citer ce chapitre
- SEAMAN, John,
- DE MONTBRIAL, Thierry
- et MOREAU DEFARGES, Philippe,
- Seaman, John.
- Seaman, J.
- T. De Montbrial
- et P. Moreau Defarges
https://doi.org/10.3917/ifri.demon.2014.01.0128
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- Seaman, J.
- T. De Montbrial
- et P. Moreau Defarges
- Seaman, John.
- SEAMAN, John,
- DE MONTBRIAL, Thierry
- et MOREAU DEFARGES, Philippe,
https://doi.org/10.3917/ifri.demon.2014.01.0128
Notes
-
[1]
J. Jiang et J. Sinton, Overseas Investments by Chinese National Oil Companies : Assessing the Drivers and Impacts, Paris, Agence internationale de l’énergie, 2011, édition revue par J. Jiang et C. Ding, 2014.
La Chine est depuis 2010 le premier consommateur d’énergie au monde. Malgré des ressources conséquentes en charbon, qui représente aujourd’hui presque 70 % du mix énergétique du pays, la dépendance de la Chine vis-à-vis des approvisionnements extérieurs s’accroît à un rythme rarement, voire jamais vu dans l’histoire. Devenue importatrice nette de pétrole en 1993, la Chine importe 20 ans plus tard une moyenne de 6,2 millions de barils par jour (Mbj) de pétrole brut (soit 58 % de sa consommation) et devient ainsi le premier importateur mondial. Le gouvernement chinois souhaite limiter à 61 % la part des importations de pétrole dans sa consommation d’ici à 2015. Mais selon les prévisions américaines, cette dépendance pourrait atteindre 66 % en 2020 et 72 % en 2040. Le gaz a également pris une importance croissante durant la dernière décennie, et bien que consommé dans des proportions moindres que le pétrole, il est évidemment une ressource d’avenir pour le pays. En 2013, la Chine a importé, toutes voies confondues, 30 % de sa consommation (soit 53 milliards de mètres cubes [Gm3]). Ces importations pourraient doubler d’ici à 2015.
Pour répondre à cette demande énergétique croissante, les compagnies chinoises investissent dans des projets gaziers et pétroliers à l’étranger ; entre 2005 et 2013, le montant total des investissements se chiffre à près de 160 milliards de dollars. Naturellement, l’attention se focalise sur le comportement des entreprises chinoises, et notamment sur les trois grandes sociétés d’État pétrolières (CNPC, Sinopec et CNOOC) et leurs filiales…
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